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manpages-fr_1.67.0-1_all 
NOM
malloc, calloc, free, realloc - Allocation et libération dynamiques de
mémoire.
SYNOPSIS
#include <stdlib.h>
void * calloc (size_t nmemb, size_t size);
void * malloc (size_t size);
void free (void * ptr);
void * realloc (void * ptr, size_t size);
DESCRIPTION
calloc() alloue la mémoire nécessaire pour un tableau de nmemb
éléments, chacun d’eux représentant size octets, et renvoie un pointeur
vers la mémoire allouée. Cette zone est remplie avec des zéros.
malloc() alloue size octets, et renvoie un pointeur sur la mémoire
allouée. Le contenu de la zone de mémoire n’est pas initialisé.
free() libère l’espace mémoire pointé par ptr, qui a été obtenu lors
d’un appel antérieur à malloc(), calloc() ou realloc(). Si le pointeur
ptr n’a pas été obtenu par l’un de ces appels, ou s’il a déjà été
libéré avec free(), le comportement est indéterminé. Si ptr est NULL,
aucune tentative de libération n’a lieu.
realloc() modifie la taille du bloc de mémoire pointé par ptr pour
l’amener à une taille de size octets. realloc() conserve le contenu de
la zone mémoire minimum entre la nouvelle et l’ancienne taille. Le
contenu de la zone de mémoire nouvellement allouée n’est pas
initialisé. Si ptr est NULL, l’appel de realloc() est équivalent à
malloc(size). Si size vaut zéro, l’appel est équivalent à free(ptr).
Si ptr n’est pas NULL, il doit avoir été obtenu par un appel antérieur
à malloc(), calloc() ou realloc().
VALEUR RENVOYÉE
Pour calloc() et malloc(), la valeur renvoyée est un pointeur sur la
mémoire allouée, qui est correctement alignée pour n’importe quel type
de variable, ou NULL si la demande échoue.
free() ne renvoie pas de valeur.
realloc() renvoie un pointeur sur la mémoire nouvellement allouée, qui
est correctement alignée pour n’importe quel type de variable, et qui
peut être différent de ptr, ou NULL si la demande échoue. Si size vaut
zéro, realloc renvoie NULL ou un pointeur acceptable pour free(). Si
realloc() échoue, le bloc mémoire original reste intact, il n’est ni
libéré ni déplacé.
CONFORMITÉ
ANSI-C
VOIR AUSSI
brk(2), posix_memalign(3)
NOTES
Le standard Unix98 réclame que malloc(), calloc(), et realloc()
positionnent errno à ENOMEM en cas d’échec. La Glibc suppose qu’il en
est ainsi (et les versions glibc de cette routine le font). Si vous
utilisez une implémentation personnelle de malloc qui ne positionne pas
errno, certaines routines de bibliothèques peuvent échouer sans donner
de raison dans errno.
Lorsqu’un programme se plante durant un appel à malloc(), calloc() ou
realloc(), ceci est presque toujours le signe d’une corruption du tas
(zone de mémoire dans laquelle sont allouées les variables dynamiques).
Ceci survient généralement en cas de débordement d’un bloc mémoire
alloué, ou en libérant deux fois le même pointeur.
Les versions récentes de la bibliothèque C de Linux (libc postérieures
à 5.4.23) et la bibliothèque GNU libc 2.x incluent une implémentation
de malloc() dont on peut configurer le comportement à l’aide de
variables d’environnement. Quand la variable MALLOC_CHECK_ existe, les
appels à malloc() emploient une implémentation spéciale, moins efficace
mais plus tolérante à l’encontre des bogues simples comme le double
appel de free() avec le même argument, ou un débordement de buffer d’un
seul octet (bogues de surpassement d’une unité, ou oubli d’un caractère
nul final d’une chaîne). Il n’est toutefois pas possible de pallier
toutes les erreurs de ce type, et l’on risque de voir des fuites de
mémoire se produire.
Si la variable MALLOC_CHECK_ vaut zéro, toutes les corruptions du tas
détectées sont ignorées silencieusement ; si elle vaut 1, un message de
diagnostique est affiché sur stderr. Si cette variable vaut 2, la
fonction abort() est appelée immédiatement. Ce comportement est
particulièrement utile car un crash pourrait sinon se produire
ultérieurement, et serait très difficile à diagnostiquer.
BOGUES
Par défaut, Linux suit une stratégie d’allocation optimiste. Ceci
signifie que lorsque malloc () renvoie une valeur non-NULL, il n’y a
aucune garantie que la mémoire soit véritablement disponible. C’est
vraiment un bogue craignos. Dans le cas où le système manque de
mémoire, un ou plusieurs processus seront tués par l’infâme
exterminateur de gestion mémoire. Dans le cas où Linux est utilisé
dans des circonstances où il n’est pas souhaitable de perdre
soudainement des processus lancés aléatoirement, et si de plus la
version du noyau est suffisamment récente, on peut désactiver ce
comportement en utilisant une commande du style :
# echo 2 > /proc/sys/vm/overcommit_memory
Voir également les fichiers vm/overcommit-accounting et sysctl/vm.txt
dans le répertoire de la documentation du noyau.
TRADUCTION
Christophe Blaess, 1996-2003.