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manpages-fr_1.67.0-1_all 
NOM
uri, url, urn - Identificateur de ressource uniforme (URI), comprenant
URL ou URN
SYNOPSIS
URI = [ URI_absolu | URI_relatif ] [ "#" fragment ]
URI_absolu = mécanisme ":" ( partie_hiérarchique | partie_opaque )
URI_relatif = ( chemin_réseau | chemin_absolu | chemin_relatif ) [ "?" requête
mécanisme = "http" | "ftp" | "gopher" | "mailto" | "news" | "telnet" | "file" | "man" | "info" | "whatis" | "ldap" | "wais" | ...
partie_hierarchique = ( chemin_réseau | chemin_absolu ) [ "?" requête ]
chemin_réseau = "//" autorité [ chemin_absolu ]
chemin_absolu = "/" segments_chemin
chemin_relatif = segment_relatif [ chemin_relatif ]
DESCRIPTION
Un Identificateur de Ressource Uniforme (URI) est une courte chaîne de
caractères identifiant une ressource physique ou abstraite (par exemple
une page web). Une Localisation de Ressource Uniforme (URL) est un URI
qui identifie une ressource à travers son moyen d’accès (sa "position"
réseau par exemple), plutôt que par son nom ou un autre attribut de la
ressource. Un Nom de Ressource Uniforme (URN) est un URI qui doit
rester globalement unique, et persister même si la ressource cesse
d’exister ou devient indisponible.
Les URI constituent le mécanisme standard pour nommer les destinations
des liens hypertextes pour les outils comme les navigateurs web. La
chaîne "http://www.kernelnotes.org" est une URL (et donc un URI).
Beaucoup de gens utilisent le terme URL comme vague synonyme de URI
(bien que techniquement les URL soient un sous-ensemble des URI).
Les URI peuvent être absolus ou relatifs. Un identificateur absolu
référence une ressource indépendamment du contexte, alors qu’un
identificateur relatif référence une ressource en décrivant la
différence par rapport au contexte courant. Dans les références de
chemins relatifs, les segments complets "." et ".." ont des
significations particulières : "le niveau actuel dans la hiérarchie" et
"le niveau au-dessus dans la hiérarchie", respectivement tout comme
dans les systèmes type Unix. Un segment de chemin qui contient un
caractère deux-points ne peut pas être utilisé comme premier segment du
chemin d’un URI (par exemple "ceci:cela"), car on le confondrait avec
le mécanisme. Précédez un tel segment avec ./ (par exemple
"./ceci:cela"). Notez que les descendants de Ms-Dos (par ex. Windows)
remplacent le deux-points du nom de périphérique par une barre
verticale dans les URI, ainsi "C:" devient "C|".
Un identificateur de fragment, s’il est présent, référence une portion
particulière de la ressource ; le texte après le ’#’ identifie le
fragment. Un URI commençant par ’#’ référence le fragment dans la
ressource courante.
USAGE
Il y a plusieurs schémas d’URI différents, chacun ajoutant des règles
et des significations spécifiques, mais ils sont volontairement rendus
le plus ressemblants possible. Par exemple, plusieurs schémas d’URL
permettent le format suivant pour décrire l’autorité d’un chemin
réseau, que l’on appellera serveur_ip (les crochets encadrent les
parties optionnelles) :
serveur_ip = [user [ : password ] @ ] hôte [ : port]
Ce format permet d’insérer éventuellement un nom d’utilisateur, suivi
éventuellement d’un mot de passe, et/ou un numéro de port. La partie
hôte est le nom de l’ordinateur, soit son nom déterminé par le DNS,
soit son adresse IP (numéros séparés par des points). Ainsi l’URI
<http://fred:fredpassword@xyz.com:8080/> se connecte dans le serveur
web sur l’ordinateur xyz.com avec l’identité fred (et le mot de passe
fredpassword) en utilisant le port 8080. Evitez d’utiliser les mots de
passe dans les URI à cause des risques liés à la sécurité sitôt que
l’on écrit un mot de passe. Si l’URL indique un nom d’utilisateur et
pas de mot de passe, et si le serveur distant réclame un mot de passe,
alors le programme interprétant l’URL peut en demander un Ã
l’utilisateur.
Voici les mécanismes les plus courants utilisés sur les systèmes type
Unix, compris par de nombreux outils. Notez que beaucoup d’outils
gérant les URI ont aussi des mécanismes internes ou spécialisés ; voyez
la documentation de ces outils pour plus de détails.
http - Serveur Web (HTTP)
http://serveur_ip/chemin
http://serveur_ip/chemin?requête
Il s’agit d’une URL accédant à un serveur web (HTTP). Le port par
défaut est 80. Si le chemin référence un répertoire, le serveur
choisira ce qu’il renverra. Habituellement, si un fichier nommé
"index.html" ou "index.htm" est présent, son contenu est renvoyé.
Sinon, il crée et renvoie une liste des fichiers dans le répertoire en
cours avec les liens appropriés. Un exemple : <http://lwn.net>.
Une requête peut être formulée dans le format archaïque "isindex",
consistant en mot ou phrase sans signe égal (=). Une requête peut
aussi être dans le format "GET" plus long, qui a une ou plusieurs
entrées de requêtes de la forme clé=valeur sépararées par un caractère
"et commercial" (&). Notez que la clé peut être répétée plusieurs
fois, et c’est au serveur web et ses programmes applicatifs de
déterminer s’il y a une signification pour cela. Il y a une
interaction malheureuse avec HTML/XML/SGML et le format de requête GET.
Quand une telle requête avec plusieurs clés est incluse dans un
document SGML/XML (y compris HTML), le "et commercial" (&) doit être
réécrit sous forme "&". Notez que toutes les requêtes n’utilisent
pas ce format ; elles peuvent être trop longues pour être stockée en
URL et utilisent un mécanisme d’interaction différent (appelé POST)
sans inclure les données dans l’URI. Voir la spécification Common
Gateway Interface (CGI) à l’adresse <http://www.w3.org/CGI> pour plus
de détails.
ftp - File Transfer Protocol (FTP)
ftp://serveur_ip/chemin
Cette URL accède à un fichier à travers le protocole FTP. Le port par
défaut (pour les commandes) est 21. Si aucun nom d’utilisateur n’est
inclus, l’utilisateur "anonymous" est employé, et dans ce cas de
nombreux clients fournissent l’adresse email du requérant en guise de
mot de passe. Un exemple est <ftp://ftp.is.co.za/rfc/rfc1808.txt>.
gopher - Serveur Gopher
gopher://serveur_ip/type_gopher sélecteur
gopher://serveur_ip/type_gopher sélecteur%09recherche
gopher://serveur_ip/type_gopher sélecteur%09recherche%09chaine_gopher+
Le port gopher par défaut est 70. Le type_gopher est un champ composé
d’un unique caractère indiquant le type de ressource Gopher à laquelle
l’URL fait référence. Le chemin entier paut aussi être vide, auquel
cas le délimiteur "/" est aussi optionnel et le type_gopher prend la
valeur par défaut "1".
selecteur est une chaîne de sélecteur Gopher. Dans le protocole Gopher,
la chaîne de sélecteur est une séquence d’octets pouvant contenir tous
les octets sauf 09 hexadécimal (HT Ascii ou Tabulation), 0A hexadécimal
(LF Ascii), et 0D (CR Ascii).
mailto - Adresse Email
mailto:adresse-email
Il s’agit d’une adresse email, en principe de la forme nom@nom_hôte.
Voir mailaddr(7) pour plus d’informations sur le format correct d’une
adresse email. Notez que les caractères % doivent être transformés en
%25. Un exemple : <mailto:dwheeler@dwheeler.com>.
news - Groupe ou message des news
news:nom-groupe-news
news:id-message
Un nom-groupe-news est un nom hiérarchique délimité par des points,
comme "comp.infosystems.www.misc". Si nom-groupe-news est "*" (comme
dans <news:*>), l’URL référence tous les groupes news disponibles. Un
exemple : <news:comp.lang.ada>.
Un id-message correspond au champ identificateur Message-ID de la RFC
1036 de l’IETF sans les chevrons "<" et ">" ; il prend la forme
unique@nom-domaine-complet. Un identificateur de message peut être
distingué d’un nom de groupe de news par la présence du caractère "@".
telnet - connexion Telnet
telnet://serveur_ip/
Le mécanisme d’URL Telnet est utilisé pour afficher un service
interactif accessible par le protocole Telnet. Le caractère "/" final
peut être omis. Le port par défaut est 23. Un exemple :
<telnet://melvyl.ucop.edu/>.
file - Fichier normal
file://serveur_ip/segments_chemins
file:segments_chemins
Ceci représente un fichier ou un répertoire accessible localement. En
particulier, hôte peut être la chaîne "localhost" ou une chaîne vide ;
elle est interprétée comme "la machine sur laquelle l’URL est en cours
d’interprétation". Si le chemin conduit à un répertoire, le navigateur
devrait afficher le contenu du répertoire avec des liens pour chaque
élément. Tous les navigateurs ne le font pas encore. KDE supporte les
fichiers générés par l’URL <file:/cgi-bin>. Si le fichier n’est pas
trouvé, l’analyseur du navigateur peut essayer de développer le nom du
fichier (voir glob(7) et glob(3)).
Le second format (par ex. <file:/etc/passwd>) est le format correct
pour référencer un fichier local. Toutefois les anciens standards ne
le permettaient pas, et certains programmes ne le reconnaissent pas
comme URI. Une syntaxe plus portable est d’utiliser une chaîne vide en
guise de nom de serveur <file:///etc/passwd> ; cette forme à le même
effet et est reconnue facilement comme un URI par les analyseurs des
anciens programmes. Notez que si vous désirez vraiment écrire "débuter
de l’emplacement actuel", n’indiquez pas de mécanisme ; utilisez une
adresse relative comme <../test.txt>, qui est indépendante du
mécanisme. Un exemple de ce mécanisme est <file:///etc/passwd>.
man - Pages de manuel
man:nom-commande
man:nom_commande(section)
Ceci référence les pages de documentation en-ligne (man) locales. Le
nom de la commande peut être suivi éventuellement de parenthèses et
d’un numéro de section. Voir man(7) pour plus de renseignements sur la
signification du numéro de section. Ce mécanisme d’URI est unique aux
systèmes Unix (comme Linux) et n’est pas encore enregistré par l’IETF.
Un exemple : <man:ls(1)>.
info - Page de documentation Info
info:nom-de-fichier-virtuel
info:nom-de-fichier-virtuel#nom-de-noeud
info:(nom-de-fichier-virtuel)
info:(nom-de-fichier-virtuel)nom-de-noeud
Ce mécanisme référence les pages de documentation en-ligne info (créées
par les fichiers texinfo), un format utilisé par les outils GNU. Ce
mécanimse est spécifique aux systèmes Unix (comme Linux) et n’est pas
encore enregistré par l’IETF. Actuellement, Gnome et Kde divergent
dans la syntaxe d’URI et chacun rejete la syntaxe de l’autre. Les deux
premiers formats sont ceux de Gnome ; dans le nom de noeud, tous les
espaces sont remplacés par des soulignés. Les deux formats suivants
sont ceux de Kde ; les espaces doivent rester tels quels, même si c’est
interdit dans les standards d’URI. On peut espérer que dans l’avenir
la plupart des outils comprendront les deux formats et accepteront des
soulignés en remplacement des espaces. Dans tous les cas, le format
sans nom de noeud est supposé viser le noeud "Top". Exemples de format
Gnome : <info:gcc> et <info:gcc#G++_and_GCC>. Exemples de format Kde :
<info:(gcc)> et <info:(gcc)G++ and GCC>.
whatis - Recherche de documentation
whatis:chaîne
Ce mécanisme parcourt une base de données de courtes (une ligne)
descriptions des commandes et renvoie une liste des descriptions
contenant la chaîne. Seules les correspondances de mots complets sont
renvoyées. Voir whatis(1). Ce mécanisme est unique aux systèmes Unix
(comme Linux) et n’est pas encore enregistré par l’IETF.
ghelp - Documentation dâ€â€™aide Gnome
ghelp:nom-application
Ceci charge la documentation d’aide Gnome pour l’application indiquée.
Notez qu’il n’y a pas encore beaucoup de documentation dans ce format.
ldap - Lightweight Directory Access Protocol
ldap://hostport
ldap://hostport/
ldap://hostport/dn
ldap://hostport/dn?attributs
ldap://hostport/dn?attributs?portée
ldap://hostport/dn?attributs?portée?filtre
ldap://hostport/dn?attributs?portée?filtre?extensions
Ce mécanisme supporte les requêtes utilisant le protocole Lightweight
Directory Access Protocol (LDAP), pour interroger un ensemble de
serveurs à propos d’informations organisées hiérarchiquement (comme des
gens ou des ressources de calcul). Des informations supplémentaires
sur les mécanismes d’URL LDAP sont disponibles dans la RFC 2255 : Les
composants de l’URL sont :
hostport le serveur LDAP à interroger, écrit comme un nom d’hôte
suivi éventuellement par un deux-points et un numéro de
port. Le port TCP pour le LDAP est 389. Si le nom est
vide, le client détermine le serveur LDAP à utiliser.
dn Le nom complet (Distinguished Name) LDAP, qui identifie
l’objet de base de la recherche LDAP (voir RFC 2253 section
3).
attributs une liste d’attributs séparés par des virgule à renvoyer ;
voir la RFC 2251 section 4.1.5. Par défaut tous les
attributs sont renvoyés..
portée indique la portée de la recherche qui peut être "base"
(recherche d’objet de base), "one" (recherche sur un
niveau), ou "sub" (recherche dans un sous-arbre). Par
défaut, on considère "base".
filtre indique le filtre de recherche (sous-ensemble des entrées Ã
renvoyer). Par défaut, toutes les entrées sont renvoyées.
Voir RFC 2254 section 4.
extensions une liste de paires type=valeur séparées par des virgules,
où la portion =valeur peut être omise pour les options ne
la nécessitant pas. Une extension préfixée par un ’!’ est
critique (doit être supportée pour être valide), sinon elle
est non-critique (facultative).
Les requêtes LDAP sont plus faciles à comprendre par l’exemple. Voici
une requête demandant à ldap.itd.umich.edu des informations à propos de
l’Université du Michigan aux U.S. :
ldap://ldap.itd.umich.edu/o=University%20of%20Michigan,c=US
Pour n’obtenir que l’attribut Adresse Postale, on demanderait :
ldap://ldap.itd.umich.edu/o=University%20of%20Michigan,c=US?postalAddress
Pour demander à host.com, sur le port 6666 des informations sur la
personne de nom courant (cn) "Babs Jensen" à l’University du Michigan,
demandez :
ldap://host.com:6666/o=University%20of%20Michigan,c=US??sub?(cn=Babs%20Jensen)
wais - Wide Area Information Servers
wais://hostport/base
wais://hostport/base?recherche
wais://hostport/base/wtype/wpath
Ce mécanisme désigne une base de données WAIS, une recherche ou un
document (voir IETF RFC 1625 pour plus de renseignements sur WAIS).
Hostport est le nom d’hôte, suivi éventuellement d’un deux-points et
d’un numéro de port (par défaut 210).
La première forme désigne une base de données WAIS pour les recherches.
La seconde désigne une recherche particulière dans la base WAIS
indiquée. La troisième forme désigne un document particulier Ã
retrouver dans la base de données WAIS. wtype est la désignation WAIS
du type d’objet et wpath est l’identificateur WAIS du document.
Autres mécanismes
Il existe d’autres mécanismes URI. La plupart des outils traitant les
URI acceptent un jeu d’URI internes (par exemple Mozilla a un mécanisme
about: pour les informations internes, et le navigateur d’aide Gnome a
un mécanisme toc: pour diverses opérations). Il y a de nombreux
mécanismes qui ont été définis mais pas très utilisés pour l’instant
(par exemple, prospero). Le mécanisme nntp: est déconseillé en faveur
de celui news:. Les URN seront supportés par le mécanisme urn: avec
des espaces de noms hierarchique (ex : urn:ietf:... pour les documents
IETF). Pour le moment, les URN ne sont pas très largement implémentés.
Touts les outils ne supportent pas tous les mécanismes.
CODAGE DES CARACTÈRES
Les URI utilisent un nombre limité de caractères afin d’être saisis et
utilisés dans de nombreuses situations.
Les caractères suivants sont réservés ; ils peuvent appararaître dans
un URI, mais leurs usages est limités aux fonctionnalités réservées
(les données conflictuelles doivent être protégées avant de former
l’URI) :
; / ? : @ & = + $ ,
Les caractères non-réservés peuvent être inclus dans un URI. Les
caractères non-réservés incluent les majuscules et minuscules
anglaises, les chiffres décimaux, et l’ensemble suivant de signes de
ponctuation et de symboles :
- _ . ! ~ * ’ ( )
Tous les autres caractères doivent être protégés. Un octet protégé est
encodé sous forme d’un triplet de caractères, consistant en un signe
pourcent "%" suivi de deux chiffres hexadécimaux représentant le code
de l’octet (les lettres hexadécimales peuvent être en majuscules ou en
minuscules). Par exemple un espace blanc doit être protégé sous forme
"%20", une tabulation "%09" et le "&" en "%26". Comme le caractère "%"
a toujours un rôle réservé pour potéger les autres caractères, il faut
le protéger sous forme "%25". Il est courant de protéger le caractère
espace en symbole plus (+) dans les requêtes. Cette pratique n’est pas
défini uniformément dans les RFC correspondantes (qui recommandent %20
plutôt) mais tous les outils acceptant les URI avec des requêtes
préparées ainsi. Une URI est toujours montrée dans sa forme protégée.
Les caractères non-réservés peuvent être protégés sans modifier la
sémantique de l’URI, mais il faut l’éviter sauf si l’URI est utilisé
dans un contexte qui ne permet pas l’utilisation du caractère non
protégé. Par exemple "%7E" est parfois utilisé à la place de "~" dans
les URL HTTP mais les deux sont en réalité équivalents dans ce
contexte.
Pour les URI qui doivent manipuler des caractères hors du jeu Ascii,
les spécifications HTML 4.01 (section B.2) et la RFC 2718 (section
2.2.5) préconisent l’approche suivante :
1. traduire le caractère en séquence UTF-8 (RFC 2279) - voir utf-8(7)
- puis
2. utiliser le mécanisme d’échappement d’URI, c’est-à -dire, utiliser
les %HH pour coder les octets non-sûrs.
ÉCRIRE UN URI
Lorsqu’il est écrit, un URI doit être placé entre guillemets
("http://www.kernelnotes.org"), encadré par des chevronss
(<http://lwn.net>), ou placé sur une ligne indépendante. Un
avertissement à propos des guillemets : Ne jamais introduire une
ponctuation supplémentaire (comme le point final d’une phrase ou la
virgule séparant les éléments d’une liste) à l’intérieur de l’URI, car
cela modifierait sa valeur. [NDT : cet avertissement vaut surtout pour
les anglo-saxons ; en français l’usage veut que les éléments de
ponctuations restent à l’extérieur des guillemets.] On peut utiliser
les chevrons à la place, ou basculer sur un système de notation qui
n’incopore aucun caractère supplémentaire à l’intérieur des marques de
citation. Ce système [NDT : le nôtre !], appelé "nouveau" ou "logique"
par les "Hart’s Rules" et le "Oxford Dictionnary for Writes and
Editors", est la pratique préférée des hackers dans le monde entier.
Voir la section sur le style d’écriture dans le Jargon File pour plus
de détails. Les documentations anciennes suggèrent d’insérer le
préfixe "URL:" juste avant un URI, mais cette forme n’a jamais été
utilisée réellement.
La syntaxe des URI a été conçue pour éviter les ambiguïtés. Toutefois,
comme les URI sont devenus de plus en plus répandus, les médias
traditionnels télévision, radio, journaux et magazines...) ont utilisé
de manière croissante des abréviations d’URI, consistant en la seule
partie autorité et segments de chemin de la ressource (par exemple
<www.w3.org/Addressing>). De tels références sont surtout prévues pour
une interprétation humaine, avec la supposition que la compréhension du
contexte permet de compléter l’URI (par exemple les noms d’hôtes
commençant par "www’ se préfixent avec "http://" et les noms commençant
par "ftp" doivent se préfixer avec "ftp://"). De nombreux clents
résolvent ces références avec de telles heuristiques. Elle peuvent
toutefois évoluer, particulièrement quand de nouveaux mécanismes sont
introduits. Comme les URI abrégés ont la même syntaxe qu’un chemin
d’URL relative, les références abrégées ne sont pas utilisables lorsque
des URI relatifs sont autorisés. N’utilisez pas d’URI abrégés comme
liens hypertexte dans un document ; utilisez le format standard décrit
ici.
NOTES
Un outil acceptant les URI (par exemple un navigateur web) sur un
système Linux devrait être capable de traiter (directement ou
indirectement) tous les mécanismes décrits ici, y compris man: et
info:. Sous-traiter ces éléments à un autre programme est tout à fait
acceptable, et même encouragé.
Techniquement, la notation d’un fragment ne fait pas partie de l’URI.
Pour savoir comment incorporer des URI (y compris des URL) dans un
format de données, voir la documentation sur ce format. HTML utilise
le format <A HREF="uri"> text </A>. Les fichiers texinfo utilisent le
format @uref{uri}. Man et mdoc ont une macro UR récemment ajoutée, ou
incluent juste l’URI dans le texte (les visualiseurs doivent détecter
le :// comme portion d’URI).
Les environnements Gnome et Kde divergent actuellement sur les URI
qu’ils acceptent, en particulier dans leurs systèmes d’aide. Pour
lister les pages de manuel, Gnome utilise <toc:man> alors que Kde
utilise <man:(index)>. Pour lister les pages info, Gnome emploie
<toc:info> et Kde <info:(dir)> (l’auteur de cette page préfère
l’approche Kde, bien qu’un format plus régulier serait encore
meilleur). En général, Kde utilise <file:/cgi-bin/> comme préfixe pour
les fichiers générés. Kde préfère la documentation en Html, accessible
avec <file:/cgi-bin/helpindex>. Gnome préfère le mécanisme ghelp pour
stocker et retrouver la documentation. Aucun navigateur ne gèe les
références file: vers un répertoire à l’heure où j’écris ces lignes, ce
qui rend difficile de se référer à un répertoire avec un URI navigable.
Comme indiqué plus haut, ces environnements diffèrent sur la gestion du
mécanisme info:, probablement leur plus importante divergence. On
espère que Gnome et Kde vont converger vers des formats d’URI communs,
et la future version de cette page décrira le résultat de cette
convergence.
SECURITÉ
Un URI ne pose pas de problème de sécurité par lui-même. Il n’y a
aucune garantie qu’une URL, qui localise une ressource à un moment
donné contiuera de le faire. Pas plus qu’il n’y a de garantie qu’une
URL ne localisera pas une ressource différente à un autre moment. Les
seules garanties peuvent être fournies par les personnes qui gère
l’espace de noms de la ressource en question.
Il est parfois possible de construire une URL de manière qu’une
tentative de réaliser une opération apparement bénigne, comme accéder Ã
la ressource associée, va en réalité produire une action éventuellement
dommageable pour le correspondant. Les URL non sûres sont typiquement
construites en indiquant un numéro de port différents de ceux réservés
pour les protocoles en question. Le client, croyant contacter un site,
va en réalité engager un autre protocole. Le contenu de l’URL contient
des instructions, qui interprétées par l’autre protocole, produisent
des résultats inattendus. Un exemple a été l’emploi d’une URL Gopher
pour envoyer un message falsifié et indésiré sur un serveur SMTP.
Il faut être prudent en utilisant une URL qui indique un numéro de port
différent de celui du protocole, particulièrement si ce numéro est dans
l’espace réservé.
Il faut s’assurer que lorsque l’URI contient des délimiteurs protégés
pour un protocole donné (par exemple CR et LF pour le protocole telnet)
qu’ils ne soient pas "dé-protégés" avant la transmission. Ceci peut
violer le protocole, mais évite le risque que ces caractères servent Ã
simuler une opération dans ce protocole, ce qui peut conduire à des
actions distantes éventuellement nocives.
Il est clairement déraisonnable d’utiliser un URI qui contient un mot
de passe censé être secret. En particulier, l’utilisation du mot de
passe dans la partie "info utilisateur" de l’URI est fortement
déconseillé, sauf s’il s’agit d’un de ces cas rares où le mot de passe
est vraiment public.
CONFORMITÉ
IETF RFC 2396, HTML 4.0.
BOGUES
La documentation peut se trouver dans un grand nombre d’endroit, ainsi
il n’y a pas encore de bon mécanisme d’URI pour la documentation
générale en-ligne, dans des formats arbitraires. Les référence de la
forme <file:///usr/doc/ZZZ> ne fonctionnent pas, car différentes
distributions et installations locales peuvent placer les fichiers dans
divers répertoires (cela peut être /usr/doc, ou /usr/local/doc, ou
/usr/share, ou autre part). De même, le répertoire ZZZ change en
principe avec le numéro de version (bien que le développement des noms
de fichiers puisse partiellement couvrir ce problème). Finalement,
l’utilisation du mécanisme file: n’est pas recommandée pour les gens
qui consultent la documentation dynamiquement depuis Internet plutôt
que de la télécharger sur leur système de fichiers local. Un mécanisme
d’URI sera peut être ajouté dans l’avenir (ex: "userdoc:") pour
permettre aux programme d’inclure des références vers de la
documentation plus détaillées sans avoir à connaître l’emplacement
exact de celle-ci. Autrement, une version future des spécifications du
système de fichiers peut décrire les emplacements de manière
suffisament précise pour que le mécanisme file: soit capable de situer
la documentation.
De nombreux programmes et formats de fichiers n’incluent aucune manière
d’incorporer ou l’implémenter des liens utilisant les URI.
Beaucoup de programmes ne traitent pas tous les formats URI
différents ; il devrait y avoir un mécanisme standard pour charger un
URI quelconque qui détecte automatiquement l’environnement utilisateur
(ex : texte ou graphique, environnement graphique, localisation, outils
disponibles) et invoque le bon outil quelque soit l’URI.
AUTEUR
David A. Wheeler (dwheeler@dwheeler.com) a écrit cette page de manuel.
VOIR AUSSI
lynx(1), mailaddr(7), utf-8(7), man2html(1), IETF RFC 2255.
TRADUCTION
Christophe Blaess, 2003.