Provided by:
rpm_4.4.1-5ubuntu2_i386 
NOM
rpm - Gestionnaire de Paquetages Red Hat.
SYNOPSIS
rpm [options]
DESCRIPTION
rpm est un puissant gestionnaire de paquetages, qui peut être utilisé
pour construire, installer, interroger, vérifier, mettre à jour, et
désinstaller des paquetages de logicies individuels. Un paquetage
consiste en une archive de fichiers, et en de l’information sur ce
paquetage, incluant le nom, la version et la description du paquetage.
Un des modes de base suivants doit être sélectionné : Initialiser Base
De Données, Reconstruire Base De Données, Construire Paquetage,
Recompiler Paquetage, Construire Paquetage à partir Tarball,
Interroger, Montrer Etiquettes de Requêtes, Installer, Rafraîchir,
Désinstaller, Vérifier, Vérifier Signature, Resigner, Ajouter
Signature, fixer propriétaires et groupes et Montrer Configuration.
Maintenance de la Base De Données :
rpm -i [--initdb]
rpm -i [--rebuiddb]
Construction :
rpm [-b|t] [spec_paquetage]+
rpm [--rebuild] [source_rpm]+
rpm [--tarbuild] [source_tarrée]+
Requêtes :
rpm [--query] [options_de_requête]
rpm [--querytags]
Maintenir les paquetages installés :
rpm [--install] [options] [fichier_paquetage]+
rpm [--freshen|-F] [options_installation] [fichier_paquetage]+
rpm [--uninstall|-e] [options_désinstallation] [paquetage]+
rpm [--verify|-V] [options_vérification] [paquetage]+
Signatures:
rpm [--verify|-V] [options_vérification] [paquetage]+
rpm [--resign] [fichier_paquetage]+
rpm [--addsign] [fichier_paquetage]+
Divers :
rpm [--showrc]
rpm [--setperms] [paquetage]+
rpm [--setgids] [paquetage]+
OPTIONS GENERALES
Ces options peuvent être utilisées dans différents modes.
-vv Afficher un tas d’horribles informations de déboggage.
--quiet
Afficher le moins possible ; normalement seuls les messages
d’erreur seront affichés.
--help Afficher un message d’utilisation plus long que d’habitude.
--version
Afficher une seule ligne contenant le numéro de version utilisé
par rpm.
--rcfile <liste_fichiers>
Chacun des fichiers dans la <liste_fichiers> séparés par des
deux-point est lu séquentiellement par rpm pour obtenir des
informations de configuration. La <liste_fichiers> par défaut
est /usr/lib/rpm/rpmrc:/etc/rpmrc:~/.rpmrc. Seul le premier
fichier dans la liste doit exister, les tildes sont étendues Ã
$HOME.
--root <répertoire>
Utiliser le système "enraciné" dans <répertoire> pour toutes les
opérations. Notez que cela signifie que la base de données sera
lue ou modifiée dans <répertoire> et que chacun des scripts pre
et post seront lancés après un chroot() vers <répertoire>.
--dbpath <chemin>
Utiliser la base de données RPM située dans <chemin>.
--justdb
Mettre à jour uniquement la base de données, pas le système de
fichiers.
--ftpproxy <hôte>, --httpproxy <hôte>
Utiliser <hôte> en tant qu’hôte proxy FTP ou HTTP. Voir OPTIONS
FTP/HTTP.
--ftpport <port>, --httpport <port>
Utiliser <port> comme port FTP ou HTTP sur l’hôte proxy. Voir
OPTIONS FTP/HTTP.
--pipe <cmd>
Envoyer la sortie de rpm à la commande <cmd> par l’intermédiaire
d’un tube.
OPTIONS Dâ€â€™INSTALLATION ET DE MISE A NIVEAU
La forme de la commande d’installation rpm est
rpm -i [options_installation] <fichier_paquetage>+
Ceci installe un nouveau paquetage. La forme générale d’une commande
de mise à niveau rpm est
rpm -U [options_installation] <fichier_paquetage>+
Ceci met à jour ou installe le paquetage installé actuellement à la
version du nouveau RPM. Ceci est la même chose que l’installation,
sauf que les autres versions du paquetage sont supprimées du système.
rpm [-F|--rafraîchir] [options_installation] <fichier_paquetage>+
Ceci mettra à niveau les paquetages, mais uniquement si une version
plus ancienne existe actuellement.
Le <fichier_paquetage> peut être spécifié par une URL ftp ou http,
auquel cas le paquetage sera téléchargé avant d’être installé. Voir
OPTIONS FTP/HTTP pour obtenir des informations sur le support intégré
de ftp et http par RPM.
--force
Idem que --replacepkgs, --replacefiles, et --oldpaquetage.
-h, --hash
Afficher 50 marques de hachage quand l’archive du paquetage est
déballée. A utiliser avec -v pour un bel affichage.
--oldpackage
Permettre à une mise à niveau de remplacer un paquetage par un
paquetage plus ancien.
--percent
Afficher les pourcentages quand les fichiers sont extraits de
l’archive du paquetage, ceci dans le but de rendre RPM facile Ã
lancer à partir d’autres outils.
--replacefiles
Installer les paquetages même s’ils remplacent des fichiers
d’autres paquetages déjà installés.
--replacepkgs
Installer les paquetages même si certains d’entre eux sont déjÃ
installés sur ce système.
--allfiles
Installer ou mettre à niveau tous les fichiers manquants du
paquetage, même s’ils existent déjà .
--nodeps
Ne pas effectuer de vérification de dépendances avant
d’installer ou de mettre à niveau un paquetage.
--noscripts
Ne pas exécuter les scripts de pré- et post- installation.
--notriggers
Ne pas exécuter les scripts qui sont déclenchés par
l’installation de ce paquetage.
--ignoresize
Ne pas examiner les systèmes de fichiers montés pour vérifier
qu’il y ait un espace disque suffisant avant d’installer ce
paquetage.
--excludepath <chemin>
Ne pas installer les fichiers dont les noms commencent par
<chemin>.
--excludedocs
Ne pas installer de fichiers qui sont marqués comme
documentation (ce qui inclut les pages de manuel et les
documents texinfo).
--includedocs
Installer les fichiers de documentation. C’est le comportement
par défaut.
--test Ne pas installer le paquetage, uniquement le vérifier et
rapporter les conflits potentiels.
--ignorearch
Ceci permet l’installation ou la mise à niveau même si
l’architecture du binaire RPM et de l’hôte ne correspondent pas.
--ignoreos
Ceci permet l’installation ou la mise à niveau même si les
systèmes d’exploitation du binaire RPM et de l’hôte ne
correspondent pas.
--prefix <chemin>
Ceci fixe le préfixe d’installation à <chemin> pour les
paquetages relogeables.
--relocate <ancien_chemin>=<nouveau_chemin>
Pour les paquetages relogeables, traduit les fichiers qui
seraient mis dans <oldchemin> par <newchemin>.
--badreloc
A utiliser en conjonction avec --relocate, ceci force le
relogement même si le paquetage n’est pas relogeable.
--noorder
Ne pas réordonner les paquetages pour une installation. La
liste des paquetages devrait normalement être réordonnée pour
satisfaire aux dépendances.
OPTIONS DE REQUETE
La forme générale d’une commande de requête rpm est
rpm -q [options_de_requête]
Vous pouvez spécifier le format d’information de paquetage qui sera
affiché. Pour cela, utilisez l’option [--queryformat|-qf], suivie de
la chaîne de caractères de format.
Les formats de requête sont des versions modifiées du formattage
standard printf(3). Ce format est constitué de chaînes de caractères
statiques (qui peuvent inclure les séquences d’échappement du C
standard pour les sauts de lignes, les tabulations, et d’autres
caractères spéciaux) et les formatteurs du type de ceux de printf(3).
Comme rpm connaît déjà les types à afficher, le spécificateur de type
doit néanmoins être omis, et remplacé par le nom de l’étiquette (tag)
d’entête à afficher, enfermé dans des caractères {}. La partie RPMTAG_
du nom de l’étiquette peut être omise.
Des formats de sortie alternatifs peuvent être requis en faisant suivre
l’étiquette par :typetag. Actuellement, les types suivants sont
supportés : octal, date, shescape, perms, fflags, et depflags.
Par exemple, pour afficher uniquement les noms des paquetages requis,
vous pouvez utiliser %{NOM} comme chaîne de caractères de format. Pour
afficher de l’information de nom et de distribution en deux colonnes,
vous pouvez utiliser %-30{NOM}%{DISTRIBUTION}.
rpm affichera une liste de toutes les étiquettes qu’il connaît quand il
est invoqué avec l’argument --querytags.
Il y a deux sous-ensembles d’option pour les requêtes : la sélection de
paquetages et la sélection d’information.
Options de sélection de paquetages :
<nom_paquetage>
Interroger le paquetage intallé nommé <nom_paquetage>.
-a, --all
Interroger tous les paquetages intallés.
--whatrequires <capacité>
Interroger tous les paquetages qui ont besoin de <capacité> pour
leur fonctionnement propre.
--whatprovides <virtuel>
Interroger tous les paquetages qui fournissent la capacité
<virtuel>.
-f <fichier>, --fichier <fichier>
Interroger le paquetage possédant <fichier>.
-g <groupe>, --groupe <groupe>
Interroger les paquetages dont le groupe est <groupe>.
-p <fichier_paquetage>
Interroger un paquetage <fichier_paquetage> non installé . Le
<fichier_paquetage> peut être spécifié comme une URL de type ftp
ou http, auquel cas l’entête du paquetage sera téléchargée et
interrogée. Voir OPTIONS FTP/HTTP pour obtenir de l’information
sur le support intégré d’un client ftp et http par RPM.
--specfile <fichier_de_specs>
Analyse syntaxiquement (parse) et interroge <fichier_de_specs>
comme s’il était un paquetage. Bien que toutes les informations
(p.ex. les listes de fichiers) ne soient pas disponibles, ce
type d’interrogation permet à rpm d’être utilisé pour extraire
de l’information de fichiers de spécifications sans avoir Ã
écrire un parseur de fichiers de spécifications.
--querybynombre <nombre>
Interroger la <nombre>ième entrée de la base de données
directement; ceci est utile à des fins de déboggage.
--triggeredby <pkg>
Interroger les paquetages qui sont déclenchés par les paquetages
<pkg>.
Options de sélection d’information :
-i Afficher l’information du paquetage, incluant son nom, sa
version, et sa description. Cette option utilisera
--queryformat s’il a été spécifié.
-R, --requires
Lister les paquetages desquels dépend ce paquetage.
--provides
Lister les capacités que fournit ce paquetage.
--changelog
Lister les informations de modifications de ce paquetage.
-l, --list
Lister les fichiers du paquetage.
-s, --state
Afficher les états des fichiers du paquetage (implique -l).
L’état de chaque fichier est soit normal, non installé, ou
remplacé.
-d, --docfiles
Lister uniquement les fichiers de documentation (implique -l).
-c, --configfiles
Lister uniquement les fichiers de configuration (implique -l).
--scripts
Lister les scripts shell spécifiques au paquetage qui sont
utilisés comme une partie des processus d’installation et de
désinstallation, s’il y en a.
--triggers, --triggerscripts
Afficher les scripts de déclenchement, s’il y en a, qui sont
contenus dans le paquetage.
--dump Afficher l’information du fichier comme suit : chemin taille
mtime somme_md5 mode propriétaire groupe isconfig isdoc rdev
symlink. Ceci doit être utilisé avec au moins une option parmi
-l, -c, -d.
--last Ordonner le listing des paquetages par date d’installation de
sorte que les derniers fichiers installés soient au sommet.
--filesbypkg
Lister tous les fichiers de chaque paquetage.
--triggerscripts
Montrer tous les scripts de déclenchement pour les paquetages
sélectionnés.
OPTIONS DE VERIFICATION
La forme générale d’une commande de vérification rpm est
rpm -V|-y|--verify [verify-options]
Vérifier un paquetage compare les informations sur les fichiers
installés dans le paquetage avec les informations sur les fichiers
obtenues à partir du paquetage original et conservées dans la base de
données rpm. Entre autres choses, la vérification compare la taille,
la somme MD5, les permissions, le propriétaire et les groupes de chaque
fichier. Toutes les discordances sont affichées. Les options de
spécification de paquetage sont les mêmes que pour l’interrogation de
paquetages.
Les fichiers qui n’étaient pas installés en provenance du paquetage,
par exemple les fichiers de documentation exclus à l’installation en
utilisant l’option "--excludedocs", sont ignorés silencieusement.
Options pouvant être utilisées en mode de vérification :
--nomd5
Ignore les erreurs de somme de contrôle MD5 pendant la
vérification.
--nopgp
Ignore les erreurs de contrôle PGP pendant la vérification.
--nofiles
Ignore les fichiers manquants pendant la vérification.
Le format de sortie est constitué d’une chaîne de caractères de
8 caractère, d’un "c" éventuel dénottant un fichier de
configuration, et ensuite du nom du fichier. Chacun des 8
caractères dénote le résultat d’une comparaison d’un attribut du
fichier avec la valeur de cet attribut enregistré dans la base
de données rpm. Un simple "." (point) signifie que le test
s’est bien passé. Les caractères suivants dénote l’échec Ã
certains tests :
5 Somme MD5
S Taille du fichier
L Lien symbolique
T Mtime
D Périphérique
U Utilisateur
G Groupe
M Mode (inclut les permissions et le type de fichier)
VERIFICATION DE SIGNATURE
La forme générale d’une commande de vérification d’une signature rpm
est
rpm --checksig <fichier_paquetage>+
Ceci vérifie la signature PGP du paquetage <fichier_paquetage> pour
s’assurer de son intégrité et de son origine. Les informations de
configurations de PGP sont lues à partir des fichiers de configuration.
Voir la section sur les SIGNATURES PGP pour les détails.
OPTIONS DE DESINSTALLATION
La forme générale d’une commande de désinstallation rpm est
rpm -e <nom_paquetage>+
--allmatches
Supprimer toutes les versions du paquetage auquel correspond
<nom_paquetage>. Normalement, une erreur est émise si
<paquetage_nom> correspond à de multiples paquetages.
--noscripts
Ne pas exécuter les scripts de pré- et de post- désinstallation.
--notriggers
Ne pas exécuter les scripts qui sont déclenchés par la
suppression de ce paquetage.
--nodeps
Ne pas vérifier les dépendances avant de désinstaller les
paquetages.
--test Ne pas réellement désinstaller quoi que ce soit, juste effectuer
un test pour voir si c’est possible. Utile en conjonction avec
l’option -vv.
OPTIONS DE CONSTRUCTION
La forme générale d’une commande de construction rpm est
rpm -[b|t]O [options_de_construction] <spec_paquetage>+
L’argument utilisé est -b si un fichier de spécifications est utilisé
pour construire le paquetage et -t si RPM devrait regarder Ã
l’intérieur d’un fichier gzippé (ou tarré) pour obtenir le fichier de
spécifications à utiliser. Après le premier argument, l’argument
suivant (O) spécifie les étapes de construction et de mise en paquets Ã
effectuer et est un argument parmi :
-bp Exécute l’étape "%prep" du fichier de spécifications.
Normalement, ceci implique de déballer les sources et
d’appliquer tous les patchs.
-bl Faire une "vérification de liste". La section "%files" du
fichier de spécifications subit l’expansion des macros, et des
vérifications sont effectuées pour vérifier que chaque fichier
existe.
-bc Effectuer l’étape "%build" du fichier de spécifications (après
avoir effectué l’étape prep). Cela implique en général
l’équivalent d’un "make".
-bi Effectuer l’étape "%install" du fichier de spécifications (après
avoir effectué les étapes prep et build). Cela implique en
général l’équivalent d’un "make install".
-bb Construire un paquetage binaire (après avoir effectué les étapes
prep, build, et install).
-bs Construire uniquement le paquetage source (après avoir effectué
les étapes prep, build, et install).
-ba Construire les paquetages paquetages binaires et sources (après
avoir effectué les étapes prep, build, et install).
Les options suivantes peuvent également être utilisées :
--short-circuit
Passer directement à l’étape spécifiée (çà d, passer toutes les
étapes menant à l’étape spécifiée). Uniquement valide avec -bc
et -bi.
--timecheck
Fixer l’âge de "timecheck" (0 pour le désactiver). Cette valeur
peut également être configurée en définissant la macro
"_timecheck". La valeur de timecheck exprime, en secondes,
l’âge maximum d’un fichier en train d’être mis en paquetage.
Des avertissements seront affichés pour tous les fichiers
au-delà de l’âge de timecheck.
--clean
Supprimer l’arbre de construction après que les paquetages aient
été créés.
--rmsource
Supprimer les sources et le fichier de spécifications après la
construction (peut également être utilisé seul, p.ex. "rpm
--rmsource foo.spec").
--test N’exécuter aucune étape de construction. Utile pour tester en
profondeur les fichiers de spécifications.
--sign Incorpore une signature PGP dans le paquetage. Cette signature
peut être utilisée pour vérifier l’intégrité et l’origine du
paquetage. Voir la section sur les SIGNATURES PGP pour les
détails de configuration.
--buildroot <répertoire>
Pendant la construction du paquetage, surcharger l’étiquette de
Construction de Racine avec le répertoire <répertoire>.
--target <plate-forme>
Pendant la construction du paquetage, interpréter <plate-forme>
comme arch-vendor-os et fixer les macros _target, _target_arch
et _target_os en conséquence.
--buildarch <arch>
Pendant la construction du paquetage, fixer l’architecture Ã
<arch>. Cette option a été rendue obsolète par --target dans
RPM 3.0.
--buildos <se>
Pendant la construction du paquetage, fixer l’architecture Ã
<os>. Cette option a été rendue obsolète par --target dans RPM
3.0.
OPTIONS DE RECONSTRUCTION ET DE RECOMPILATION
Il y a deux autres façons d’invoquer une construction avec rpm:
rpm --recompile <fichier_paquetage_sources>+
rpm --rebuild <fichier_paquetage_sources>+
Quand il est invoqué de cette façon, rpm installe le paquetage de
sources désigné, et effectue une préparation, une compilation et une
installation. En plus, --rebuild construit un nouveau paquetage
bianire. Quand la construction est terminée, le répertoire de
construction est supprimé (comme avec --clean) et les sources ainsi que
le fichier de spécifications du paquetage sont supprimés.
SIGNATURE Dâ€â€™UN RPM EXISTANT
rpm --resign <fichier_paquetage_binaires>+
Cette option génère et insère de nouvelles signatures pour les
paquetages spécifiés. Toute signature existante est supprimée.
rpm --addsign <fichier_paquetage_binaires>+
Cette option génère et concatène les nouvelles signatures des
paquetages spécifiés à celles qui existaient déjà .
SIGNATURES PGP
Pour utiliser la caractéristique des signatures, RPM doit être
configuré pour lancer PGP, et il doit être capable de trouver un groupe
de clés publiques (keyring) avec des clés publiques RPM à l’intérieur.
Par défaut, RPM utilise les comportements par défaut de PGP pour
trouver les keyrings (en utilisant PGPPATH). Si vos keyrings ne sont
pas situées là où PGP s’attend à ce qu’elles soient, vous aurez besoin
de configurer la macro
_pgp_path
pour fournir la localisation des keyrings PGP Ã utiliser.
Si vous voulez être capable de signer les paquetages que vous avez
créés vous-même, vous devrez également créer votre propre paire clé
publique/clé secrète (voir le manuel PGP). Vous devrez également
configurer les macros suivantes :
_signature
Le type de la signature. Actuellement, seule celle de pgp est
supportée.
_pgp_name
Le nom de l’"utilisateur" dont vous voulez utiliser la clé pour
signer vos paquetages.
Pendant la construction de paquetages, vous ajouterez ensuite le signe
-- Ã la ligne de commandes. On vous demandera votre phrase de passe,
et votre paquetage sera construit et signé.
Par exemple, pour être capable d’utiliser PGP pour signer les
paquetages en tant qu’utilisateur "John Doe <jdoe@foo.com>" à partir
des key rings situées dans /etc/rpm/.pgp en utilisant l’exécutable
/usr/bin/pgp, vous devriez inclure
%_signature pgp
%_pgp_path /etc/rpm/.pgp
%_pgp_name John Doe <jdoe@foo.com>
%_pgpbin /usr/bin/pgp
dans un fichier de configuration de macros. Utilisez /etc/rpm/macros
pour une configuration par système et ~/.rpmmacros pour une
configuration par utilisateur.
OPTIONS DE RECONSTRUCTION DE LA BASE DE DONNEES
La forme générale d’une commande de reconstruction d’une base de
données rpm est
rpm --rebuiddb
Pour reconstuire une nouvelle base de données, tapez :
rpm --initdb
Les seules options pour ces modes sont --dbchemin et --root.
SHOWRC
Lancer
rpm --showrc
montrera les valeurs que va utiliser RPM pour toutes les options qui
peuvent être fixées dans les fichiers rpmrc.
OPTIONS FTP/HTTP
RPM inclut des simples clients FTP et HTTP pour simplifier
l’installation et l’interrogation de paquetages qui sont disponibles
sur internet. Les fichiers de paquetage pour l’installation, la mise Ã
niveau et les opérations d’interrogation peuvent être spécifiés dans
une URL du style ftp ou http :
ftp://<utilisateur>:<mot_de_passe>@nom_hôte:<port>/chemin/vers/paquetage.rpm
Si la partie :mot_de_passe est omise, le mot de passe sera demandé (une
seule fois par paire utilisateur/nom_hôte). Si l’utilisateur et le mot
de passe sont omis, le ftp anonyme est utilisé. Dans tous les cas, des
transferts ftp passifs (PASV) sont utilisés.
RPM permet d’utiliser les options suivantes avec les URLs ftp :
--ftpproxy <nom_hôte>
L’hôte <nom_hôte> sera utilisé comme un serveur délégué (proxy)
pour tous les transferts ftp, ce qui permet aux utilisateurs
d’effectuer des connexions au travers des gardes-barrière qui
utilisent des systèmes de proxies. Cette option peut également
être spécifiée en configurant la macro _ftpproxy.
--ftpport <port>
Le port TCP numéro <port> à utiliser pour les connexions ftp sur
le serveur proxy ftp au lieu du port par défaut. Cette option
peut également être spécifiée en configurant la macro _ftpport.
RPM permet d’utiliser les options suivantes avec les URLs http :
--httpproxy <nom_hôte>
L’hôte <nom_hôte> sera utilisé comme un serveur délégué (proxy)
pour tous les transferts http. Cette option peut également être
spécifiée en configurant la macro _httpproxy.
--httpport <port>
Le port TCP numéro <port> à utiliser pour les connexions http
sur le serveur proxy ftp au lieu du port par défaut. Cette
option peut également être spécifiée en configurant la macro
_httpport.
FICHIERS
/usr/lib/rpm/rpmrc
/etc/rpmrc
~/.rpmrc
/usr/lib/rpm/macros
/etc/rpm/macros
~/.rpmmacros
/var/lib/rpm/conflictsindex.rpm
/var/lib/rpm/fileindex.rpm
/var/lib/rpm/groupindex.rpm
/var/lib/rpm/nameindex.rpm
/var/lib/rpm/packages.rpm
/var/lib/rpm/providesindex.rpm
/var/lib/rpm/requiredby.rpm
/var/lib/rpm/triggerindex.rpm
/tmp/rpm*
VOIR AUSSI
glint(8) , rpm2cpio(8) , http://www.rpm.org/
AUTEURS
Marc Ewing <marc@redhat.com>
Jeff Johnson <jbj@redhat.com>
Erik Troan <ewt@redhat.com>
TRADUCTION
Frédéric Delanoy, 2000.