Provided by:
manpages-fr-dev_2.64.1-1_all 
NOM
malloc, calloc, free, realloc - Allocation et libération dynamiques de
mémoire
SYNOPSIS
#include <stdlib.h>
void *calloc(size_t nmemb, size_t size);
void *malloc(size_t size);
void free(void *ptr);
void *realloc(void *ptr, size_t size);
DESCRIPTION
calloc() alloue la mémoire nécessaire pour un tableau de nmemb
éléments, chacun d’eux représentant size octets, et renvoie un pointeur
vers la mémoire allouée. Cette zone est remplie avec des zéros.
malloc() alloue size octets, et renvoie un pointeur sur la mémoire
allouée. Le contenu de la zone de mémoire n’est pas initialisé.
free() libère l’espace mémoire pointé par ptr, qui a été obtenu lors
d’un appel antérieur à malloc(), calloc() ou realloc(). Si le pointeur
ptr n’a pas été obtenu par l’un de ces appels, ou s’il a déjà été
libéré avec free(), le comportement est indéterminé. Si ptr est NULL,
aucune tentative de libération n’a lieu.
realloc() modifie la taille du bloc de mémoire pointé par ptr pour
l’amener à une taille de size octets. realloc() conserve le contenu de
la zone mémoire minimum entre la nouvelle et l’ancienne taille. Le
contenu de la zone de mémoire nouvellement allouée n’est pas
initialisé. Si ptr est NULL, l’appel de realloc() est équivalent à
malloc(size). Si size vaut zéro, l’appel est équivalent à free(ptr). Si
ptr n’est pas NULL, il doit avoir été obtenu par un appel antérieur à
malloc(), calloc() ou realloc(). Si la zone pointée était déplacée, un
free(ptr) est effectué.
VALEUR RENVOYÉE
Pour calloc() et malloc(), la valeur renvoyée est un pointeur sur la
mémoire allouée, qui est correctement alignée pour n’importe quel type
de variable, ou NULL si la demande échoue.
free() ne renvoie pas de valeur.
realloc() renvoie un pointeur sur la mémoire nouvellement allouée, qui
est correctement alignée pour n’importe quel type de variable, et qui
peut être différent de ptr, ou NULL si la demande échoue. Si size vaut
zéro, realloc renvoie NULL ou un pointeur acceptable pour free(). Si
realloc() échoue, le bloc mémoire original reste intact, il n’est ni
libéré ni déplacé.
CONFORMITÉ À
C89, C99.
NOTES
Le standard Unix98 nécessite que malloc(), calloc() et realloc()
positionnent errno à ENOMEM en cas d’échec. La glibc suppose qu’il en
est ainsi (et les versions glibc de ces routines le font). Si vous
utilisez une implémentation personnelle de malloc qui ne positionne pas
errno, certaines routines de bibliothèques peuvent échouer sans donner
de raison dans errno.
Lorsqu’un programme échoue durant un appel à malloc(), calloc(),
realloc() ou free(), ceci est presque toujours le signe d’une
corruption du tas. Ceci survient généralement en cas de débordement
d’un bloc mémoire alloué, ou en libérant deux fois le même pointeur.
Les versions récentes de la bibliothèque libc de Linux (postérieures à
5.4.23) et de la bibliothèque GNU libc 2.x incluent une implémentation
de malloc() dont on peut configurer le comportement à l’aide de
variables d’environnement. Quand la variable MALLOC_CHECK_ existe, les
appels à malloc() emploient une implémentation spéciale (moins
efficace) mais plus tolérante à l’encontre des bogues simples, comme le
double appel à free() avec le même argument, ou lors d’un débordement
de tampon d’un seul octet (bogues de surpassement d’une unité, ou oubli
d’un caractère nul final d’une chaîne). Il n’est toutefois pas possible
de se protéger contre toutes les erreurs de ce type, et l’on risque de
voir des fuites de mémoire se produire. Si la variable MALLOC_CHECK_
vaut zéro, toutes les corruptions du tas détectées sont ignorées
silencieusement. Si elle vaut 1, un message de diagnostic est affiché
sur stderr. Si elle vaut 2, la fonction abort(3) est appelée
immédiatement. Ce comportement est particulièrement utile car un crash
pourrait se produire ultérieurement, et serait très difficile à
diagnostiquer.
BOGUES
Par défaut, Linux suit une stratégie d’allocation optimiste. Ceci
signifie que lorsque malloc() renvoie une valeur non NULL, il n’y a
aucune garantie que la mémoire soit véritablement disponible. C’est
vraiment un bogue ennuyeux. Dans le cas où le système manque de
mémoire, un ou plusieurs processus seront tués par l’infâme « OOM
killer » (gestionnaire de mémoire) . Si Linux est utilisé dans des
circonstances où il n’est pas souhaitable de perdre soudainement des
processus lancés aléatoirement, et si de plus la version du noyau est
suffisamment récente, il est possible de désactiver ce comportement
avec une commande comme :
# echo 2 > /proc/sys/vm/overcommit_memory
Voir également les fichiers vm/overcommit-accounting et sysctl/vm.txt
dans le répertoire de la documentation du noyau.
VOIR AUSSI
brk(2), posix_memalign(3)
TRADUCTION
Cette page de manuel a été traduite et mise à jour par Christophe
Blaess <http://www.blaess.fr/christophe/> entre 1996 et 2003, puis par
Alain Portal <aportal AT univ-montp2 DOT fr> jusqu’en 2006, et mise à
disposition sur http://manpagesfr.free.fr/.
Les mises à jour et corrections de la version présente dans Debian sont
directement gérées par Florentin Duneau <fduneau@gmail.com> et l’équipe
francophone de traduction de Debian.
Veuillez signaler toute erreur de traduction en écrivant à
<debian-l10n-french@lists.debian.org> ou par un rapport de bogue sur le
paquet manpages-fr.
Vous pouvez toujours avoir accès à la version anglaise de ce document
en utilisant la commande « man -L C <section> <page_de_man> ».