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dnsmasq-base_2.41-2ubuntu1_i386 
NAME
Dnsmasq - Un serveur DHCP et cache DNS poids-plume.
SYNOPSIS
dnsmasq [OPTION]...
DESCRIPTION
dnsmasq est un serveur DHCP et DNS à faible empreinte mémoire. Il offre
à la fois les services DNS et DHCP pour un réseau local (LAN).
Dnsmasq accepte les requêtes DNS et y réponds soit en utilisant un
petit cache local, soit en effectuant une requête à un serveur DNS
récursif externe (par exemple celui de votre fournisseur d’accès
internet). Il charge le contenu du fichier /etc/hosts afin que les noms
locaux n’apparaissant pas dans les DNS globaux soient tout de même
résolus, et assure également la résolution de nom pour les hôtes
présents dans le service DHCP.
Le serveur DHCP Dnsmasq DHCP supporte les définitions d’adresses
statiques, les réseaux multiples, le relai DHCP et les spécifications
de sous-réseaux conformes à la RFC3011. Il envoie par défaut un jeu
raisonnable de paramètres DHCP, et peut être configuré pour envoyer
n’importe quel option DHCP. Il inclut un serveur TFTP sécurisé en
lecture seule permettant le démarrage via le réseau/PXE de clients DHCP
et supporte également le protocole BOOTP.
Dnsmasq supporte IPv6 pour le DNS mais pas pour le DHCP.
OPTIONS
Notes : Il est possible d’utiliser des options sans leur donner de
paramètre. Dans ce cas, la fonction correspondante sera désactivée.
Par exemple --pid-file= (sans paramètre après le =) désactive
l’écriture du fichier PID. Sur BSD, à moins que le logiciel ne soit
compilé avec la bibliothèque GNU getopt, la forme longue des options ne
fonctionne pas en ligne de commande; Elle est toujours supportée dans
le fichier de configuration.
-h, --no-hosts
Ne pas charger les noms du fichier /etc/hosts.
-H, --addn-hosts=<fichier>
Fichiers d’hôtes additionnels. Lire le fichier spécifié en plus
de /etc/hosts. Si -h est spécifié, lire uniquement le fichier
spécifié. Cette option peut être répétée afin d’ajouter d’autres
fichiers.
-E, --expand-hosts
Ajoute le nom de domaine aux noms simples (ne contenant pas de
point dans le nom) contenus dans le fichier /etc/hosts, de la
même façon que pour le service DHCP.
-T, --local-ttl=<durée>
Lorsque Dnsmasq répond avec une information provenant du fichier
/etc/hosts ou avec un bail DHCP, il donne un temps de vie (time-
to-live) positionné à zéro, afin d’indiquer à la machine faisant
la requête que celle-ci ne doit pas être mise dans un cache.
Ceci est le comportement correct dans presque toutes les
situations. Cette option permet de spécifier la valeur de time-
to-live à retourner (en secondes). Cela permet de réduire la
charge sur le serveur, mais les clients risquent d’utiliser des
données périmées dans certains cas.
-k, --keep-in-foreground
Ne pas aller en tâche de fond au lancement, mais en dehors de
cela, fonctionner normalement. Ce mode est prévu pour les cas où
Dnsmasq est lancé par daemontools ou launchd.
-d, --no-daemon
Mode debug (déverminage) : ne pas aller en tâche de fond, ne pas
écrire de fichier pid, ne pas changer d’identifiant utilisateur,
générer un état complet du cache lors de la réception d’un
signal SIGUSR1, envoyer les logs sur la sortie standard d’erreur
("stderr") de même que dans le syslog, ne pas créer de processus
fils pour traiter les requêtes TCP.
-q, --log-queries
Enregistrer les résultats des requêtes DNS traitées par Dnsmasq
dans un fichier de traces ("logs"). Active la génération d’un
état complet du cache lors de la réception d’un signal SIGUSR1.
-8, --log-facility=<facility>
Définit la "facility" dans laquelle Dnsmasq enverra ses entrées
syslog, par défaut DAEMON ou LOCAL0 si le mode debug est activé.
Si la "facility" contient au moins un caractère "/", alors
Dnsmasq considère qu’il s’agit d’un fichier et enverra les logs
dans le fichier correspondant à la place du syslog. (Les erreurs
lors de la lecture de la configuration vont toujours vers le
syslog, mais tous les messages postérieures à un démarrage
réussi seront exclusivement envoyés vers le fichier de logs).
Lorsque Dnsmasq est configuré pour envoyer ses traces vers un
fichier, la réception d’un signal SIGUSR2 entraine la fermeture
et réouverture du fichier. Cela permet la rotation de fichiers
de traces sans nécessiter l’arrêt de Dnsmasq.
--log-async[=<lignes>]
Permet l’envoi de traces de manière asynchrone, et de manière
optionnelle, le nombre de lignes devant être mises dans la file
d’attente par Dnsmasq lorsque l’écriture vers le syslog est
lente. Dnsmasq peut envoyer ses logs de manière asynchrone :
cela lui permet de continuer à fonctionner sans être bloqué par
le syslog, et permet à syslog d’utiliser Dnsmasq pour les
résolutions DNS sans risque d’interblocage. Si la file
d’attente devient pleine, Dnsmasq loggera le dépassement de file
et le nombre de messages perdus. La longueur par défaut de la
file d’attente est de 5 et une valeur saine sera comprise entre
5 et 25, avec une limite maximum imposée de 100.
-x, --pid-file=<chemin>
Spécifie un fichier dans lequel stocker le numéro de processus
(pid). La valeur par défaut est /var/run/dnsmasq.pid.
-u, --user=<nom dâ€â€™utilisateur>
Spécifie l’identité (nom d’utilisateur) prise par Dnsmasq après
le démarrage. Dnsmasq doit normalement être démarré en temps
que root ("super-utilisateur"), mais abandonne ses privilèges
après le démarrage en changeant d’identité. Normalement cet
utilisateur est l’utilisateur nobody ("personne"), mais il est
possible d’en définir un autre par le biais de ce paramètre.
-g, --group=<nom de groupe>
Spécifie le groupe sous lequel Dnsmasq s’exécute. Par défaut, il
s’agit du groupe "dip", afin de faciliter l’accès au fichier
/etc/ppp/resolv.conf qui n’est en général pas en lecture par
tout le monde.
-v, --version
Imprime le numéro de version.
-p, --port=<port>
Ecoute sur le port numéro <port> au lieu du port DNS standard
(53). Cette option est essentiellement utile à des fins de
déverminage ("debug").
-P, --edns-packet-max=<taille>
Spécifie la taille maximum de paquet UDP EDNS.0 supporté par le
relai DNS. Le défaut est de 1280, qui est la valeur maximale
recommandée pour ethernet dans la RFC2671.
-Q, --query-port=<numéro de port>
Envoie et écoute les requêtes DNS sortantes depuis le port UDP
spécifié par <numéro de port>, et non sur un port défini lors de
l’exécution. Cette option permet de simplifier les règles de
garde-barrière ("firewall"). Sans cela en effet, votre garde-
barrière serait obligé d’accepter les connexions depuis les
serveurs DNS externes sur une plage de ports UDP, ou de
s’adapter dynamiquement au port utilisé par l’instance courante
de Dnsmasq.
-i, --interface=<nom dâ€â€™interface>
N’écouter que sur l’interface réseau spécifiée. Dnsmasq aujoute
automatiquement l’interface locale ("loopback") à la liste des
interfaces lorsque l’option --interface est utilisée. Si aucune
option --interface ou --listen-address n’est donnée, Dnsmasq
écoutera sur toutes les interfaces disponibles sauf celle(s)
spécifiée(s) par l’option --except-interface. Les alias
d’interfaces IP (e-g "eth1:0") ne peuvent être utilisés ni avec
--interface ni --except-interface. Utiliser l’option --listen-
address à la place.
-I, --except-interface=<interface name>
Ne pas écouter sur l’interface spécifiée. Notez que l’ordre dans
lesquelles les options --listen-address , --interface et
--except-interface sont fournies n’importe pas, et que l’option
--except-interface l’emporte toujours sur les autres.
-2, --no-dhcp-interface=<nom dâ€â€™interface>
Ne pas fournir de service DHCP sur l’interface spécifiée, mais
fournir tout de même le service DNS.
-a, --listen-address=<adresse IP>
Ecouter sur la ou les adresse(s) IP spécifiée(s). Les options
--interface et --listen-address peuvent-être spécifiées
simultanément, auquel cas un jeu d’interfaces et d’adresses
seront utilisées. Notez que si aucune option --interface n’est
donnée alors qu’une option --listen-address l’est, Dnsmasq
n’écoutera pas automatiquement sur l’interface locale
("loopback"). Pour activer l’écoute sur l’interface locale, il
est alors nécessaire de fournir explicitement son adresse IP,
127.0.0.1 via l’option --listen-address.
-z, --bind-interfaces
Sur les systèmes qui le supporte, Dnsmasq s’associe avec
l’interface joker ("wildcard"), même lorsqu’il ne doit écouter
que sur certaines interfaces. Par la suite, il rejette les
requêtes auxquelles il ne doit pas répondre. Cette situation
présente l’avantage de fonctionner même lorsque les interfaces
vont et viennent ou changent d’adresses. L’option --bind-
interfaces force Dnsmasq à ne réellement s’associer qu’avec les
interfaces sur lesquelles il doit écouter. L’un des seuls cas où
cette option est utile est celui où un autre serveur de nom (ou
une autre instance de Dnsmasq) tourne sur la même machine.
Utiliser cette option permet également d’avoir plusieurs
instances de Dnsmasq fournissant un service DHCP sur la même
machine.
-y, --localise-queries
Retourne des réponses aux requêtes DNS dépendantes de
l’interface sur laquelle la requête a été reçue, à partir du
fichier /etc/hosts. Si un nom dans /etc/hosts a plus d’une
adresse associée avec lui, et qu’une des adresses au moins est
dans le même sous-réseau que l’interface sur laquelle la requête
a été reçue, alors ne retourne que la(les) adresse(s) du sous-
réseau considéré. Cela permet d’avoir dans /etc/hosts un serveur
avec de multiples adresses, une pour chacune de ses interfaces,
et de fournir aux hôtes l’adresse correcte (basée sur le réseau
auquel ils sont attachés). Cette possibilité est actuellement
limitée à IPv4.
-b, --bogus-priv
Fausse résolution inverse pour les réseaux privés. Toutes les
requêtes DNS inverses pour des adresses IP privées (ie
192.168.x.x, etc...) qui ne sont pas trouvées dans /etc/hosts ou
dans le fichier de baux DHCP se voient retournées une réponse
"pas de tel domaine" ("no such domain") au lieu d’être
transmises aux serveurs de nom amont ("upstream server").
-V, --alias=<ancienne IP>,<nouvelle IP>[,<masque>]
Modifie les adresses IPv4 retournées par les serveurs de nom
amont; <ancienne IP> est remplacée par <nouvelle IP>. Si le
<masque> optionnel est fourni, alors toute adresse correspondant
à l’adresse <ancienne IP>/<masque> sera réécrite. Ainsi par
exemple --alias=1.2.3.0,6.7.8.0,255.255.255.0 modifiera 1.2.3.56
en 6.7.8.56 et 1.2.3.67 en 6.7.8.67. Cette fonctionnalité
correspond à ce que les routeurs Cisco PIX appellent
"bidouillage DNS" ("DNS doctoring").
-B, --bogus-nxdomain=<adresse IP>
Transforme les réponses contenant l’adresse IP fournie en
réponses "pas de tel domaine" ("no such domain"). Ceci a pour
but de neutraliser la modification sournoise mise en place par
Verisign en septembre 2003, lorsqu’ils ont commencé à retourner
l’adresse d’un serveur web publicitaire en réponse aux requêtes
pour les noms de domaines non enregistrés, au lieu de la réponse
correcte "NXDOMAIN". Cette option demande à Dnsmasq de
retourner la réponse correcte lorsqu’il constate ce
comportement. L’adresse retournée par Verisign en septembre 2003
est 64.94.110.11.
-f, --filterwin2k
Les dernières versions de windows font des requêtes DNS
périodiques auxquelles non seulement les serveurs DNS publics ne
peuvent donner de réponse, mais qui, de surcroît, peuvent poser
des problèmes en déclenchant des connexions intempestives pour
des liens réseaux avec des connexions "à la demande". Fournir
cette option active le filtrage des requêtes de ce type. Les
requêtes bloquées sont les requêtes pour les entrées de type SOA
ou SRV, ainsi que les requêtes de type ANY avec des noms
possédant des caractères sous-lignés (requêtes pour des serveurs
LDAP).
-r, --resolv-file=<fichier>
Lis les adresses des serveurs de nom amont dans le fichier de
nom <fichier>, au lieu du fichier /etc/resolv.conf. Pour le
format de ce fichier, voir dans le manuel pour resolv.conf(5)
les entrées correspondant aux serveurs de noms (nameserver).
Dnsmasq peut lire plusieurs fichiers de type resolv.conf, le
premier fichier spécifié remplace le fichier par défaut, le
contenu des suivants est rajouté dans la liste des fichiers Ã
consulter. Seul le fichier ayant la dernière date de
modification sera chargé en mémoire.
-R, --no-resolv
Ne pas lire le contenu du fichier /etc/resolv.conf. N’obtenir
l’adresse des serveurs de nom amont que depuis la ligne de
commande ou le fichier de configuration de Dnsmasq.
-1, --enable-dbus
Autoriser la mise à jour de la configuration de Dnsmasq par le
biais d’appel de méthodes DBus. Il est possible par ce biais de
mettre à jour l’adresse de serveurs DNS amont (et les domaines
correspondants) et de vider le cache. Cette option nécessite que
Dnsmasq soit compilé avec le support DBus.
-o, --strict-order
Par défaut, Dnsmasq envoie les requêtes à n’importe lequel des
serveurs amonts dont il a connaissance tout en essayant de
favoriser les serveurs qu’il sait fonctionner. Cette option
force Dnsmasq à essayer d’interroger, pour chaque requête, les
serveurs DNS dans leur ordre d’apparition dans le fichier
/etc/resolv.conf.
-n, --no-poll
Ne pas vérifier régulièrement si le fichier /etc/resolv.conf a
été modifié.
--clear-on-reload
Lorsque le fichier /etc/resolv.conf est relu, vider le cache
DNS. Cela est utile si les nouveaux serveurs sont susceptibles
d’avoir des données différentes de celles stockées dans le
cache.
-D, --domain-needed
Indique à Dnsmasq de ne jamais transmettre en amont de requêtes
pour des noms simples, ne comprenant donc ni points ni nom de
domaine. Si un nom n’est pas dans /etc/hosts ou dans la liste
des baux DHCP, alors une réponse de type "non trouvé" est
renvoyée.
-S, --local, --server=[/[<domaine>]/[domaine/]][<Adresse
IP>[#<port>][@<Adresse IP source>[#<port>]]]
Spécifie directement l’adresse IP d’un serveur de nom amont.
Cette option ne supprime pas la lecture du fichier
/etc/resolv.conf : utiliser pour cela l’option -R . Si un ou
plusieurs nom(s) de domaine(s) optionnel(s) sont fournis, ce
serveur sera uniquement utilisé uniquement pour ce(s)
domaine(s), et toute requête concernant ce(s) domaine(s) sera
adressée uniquement à ce serveur. Cette option est destinée aux
serveurs de nom privés : si vous avez un serveur de nom sur
votre réseau ayant pour adresse IP 192.168.1.1 et effectuant la
résolution des noms de la forme xxx.internal.thekelleys.org.uk,
alors -S /internal.thekelleys.org.uk/192.168.1.1 enverra toutes
les requêtes pour les machines internes vers ce serveur de nom,
alors que toutes les autres requêtes seront adressées aux
serveurs indiqués dans le fichier /etc/resolv.conf. Une
spécification de nom de domaine vide, // possède le sens
particulier de "pour les noms non qualifiés uniquement",
c’est-à -dire les noms ne possédant pas de points. Un port non
standard peut être rajouté à la suite des adresses IP en
utilisant le caractère #. Plus d’une option -S est autorisée, en
répétant les domaines et adresses IP comme requis.
Il est également permis de donner une option -S avec un nom de
domaine mais sans adresse IP; Cela informe Dnsmasq que le
domaine est local et qu’il doit répondre aux requêtes le
concernant depuis les entrées contenues dans le fichier
/etc/hosts ou les baux DHCP, et ne doit en aucun cas transmettre
les requêtes aux serveurs amonts. local est synonyme de server
("serveur") afin de rendre plus claire l’utilisation de cette
option pour cet usage particulier.
La deuxième adresse IP optionnelle suivant le caractère @ permet
de définir l’adresse source que Dnsmasq doit utiliser comme
source pour les réponses à ce serveur de nom. Il doit s’agir
d’une des adresses appartenant à la machine sur laquelle tourne
Dnsmasq ou sinon la ligne sera ignorée et une erreur sera
consignée dans le journal des événements. L’option query-port
est ignorée pour tous les serveurs ayant une adresse source
spécifiée, mais il est possible de la donner directement dans la
spécification de l’adresse source.
-A, --address=/<domaine>/[domaine/]<adresse IP>
Spécifie une adresse IP à retourner pour toute requête pour les
domaines fournis en option. Les requêtes pour ce(s) domaine(s)
ne sont jamais transmises aux serveurs amonts et reçoivent comme
réponse l’adresse IP spécifiée qui peut être une adresse IPv4 ou
IPv6. Pour donner à la fois une adresse IPv4 et une adresse IPv6
pour un domaine, utiliser plusieurs options -A. Il faut noter
que le contenu du fichier /etc/hosts et de celui des baux DHCP
supplante ceci pour des noms individuels. Une utilisation
courante de cette option est de rediriger la totalité du domaine
doubleclick.net vers un serveur web local afin d’éviter les
bannières publicitaires. La spécification de domaine fonctionne
de la même façon que --server, avec la caractéristique
supplémentaire que /#/ coïncide avec tout domaine. Ainsi,
--address=/#/1.2.3.4 retournera 1.2.3.4 pour toute requête
n’ayant de réponse ni dans /etc/hosts, ni dans les baux DHCP, et
n’étant pas transmise à un serveur spécifique par le biais d’une
directive --server.
-m, --mx-host=<nom de lâ€â€™hôte>[[,<nom du MX>],<préference>]
Spécifie un enregistrement de type MX pour <nom de l’hôte>
retournant le nom donné dans <nom du MX> (s’il est présent), ou
sinon le nom spécifié dans l’option --mx-target si elle est
présente. Sinon retourne le nom de la machine sur laquelle
Dnsmasq tourne. La valeur par défaut (spécifiée dans l’option
--mx-target ) est utile dans un réseau local pour rediriger les
courriers électroniques vers un serveur central. La valeur de
préférence est optionnelle et vaut par défaut 1 si elle n’est
pas spécifiée. Plus d’une entrée MX peut être fournie pour un
hôte donné.
-t, --mx-target=<nom dâ€â€™hôte>
Spécifie la réponse par défaut fournie par Dnsmasq pour les
requêtes sur des enregistrements de type MX. Voir --mx-host. Si
--mx-target est donné mais pas de --mx-host, alors Dnsmasq
retourne comme réponse un enregistrement MX contenant le nom
d’hôte spécifié dans l’option --mx-target pour toute requête
concernant le MX de la machine sur laquelle tourne Dnsmasq.
-e, --selfmx
Définit, pour toutes les machines locales, un MX correspondant Ã
l’hôte considéré. Les machines locales sont celles définies dans
le fichier /etc/hosts ou dans un bail DHCP.
-L, --localmx
Définit, pour toutes les machines locales, un enregistrement MX
pointant sur l’hôte spécifié par mx-target (ou la machine sur
laquelle Dnsmasq tourne). Les machines locales sont celles
définies dans le fichier /etc/hosts ou dans un bail DHCP.
-W --srv-
host=<_service>.<_protocole>.[<domaine>],[<cible>[,<port>[,<priorité>[,<poids>]]]]
Spécifie un enregistrement DNS de type SRV. Voir la RFC2782 pour
plus de détails. Si le champs <domaine> n’est pas fourni, prends
par défaut la valeur fournie dans l’option --domain. La valeur
par défaut pour le domaine est vide et le port par défaut est 1,
alors que les poids et priorités par défaut sont 0. Attention
lorsque vous transposez des valeurs issues d’une configuration
BIND : les ports, poids et priorités sont dans un ordre
différents. Pour un service/domaine donné, plus d’un
enregistrement SRV est autorisé et tous les enregistrements qui
coïncident sont retournés dans la réponse.
-Y, --txt-record=<nom>[[,<texte>],<texte>]
Définit un enregistrement DNS de type TXT. La valeur de
l’enregistrement TXT est un ensemble de chaînes de caractères,
donc un nombre variable de chaînes de caractères peuvent être
spécifiées, séparées par des virgules.
--ptr-record=<nom>[,<cible>]
Définit un enregistrement DNS de type PTR.
--interface-name=<nom>,<interface>
Définit un entregistrement DNS associant le nom avec l’adresse
primaire sur l’interface donnée en argument. Cette option
spécifie un enregistrement de type A pour le nom donné en
argument de la même façon que s’il était défini par une ligne de
/etc/hosts, sauf que l’adresse n’est pas constante mais
dépendante de l’interface définie. Si l’interface est inactive,
non existante ou non configurée, une réponse vide est fournie.
Un enregistrement inverse (PTR) est également créé par cette
option, associant l’adresse de l’interface avec le nom. Plus
d’un nom peut être associé à une interface donnée en répétant
cette option plusieurs fois; dans ce cas, l’enregistrement
inverse pointe vers le nom fourni dans la première instance de
cette option.
-c, --cache-size=<taille>
Définit la taille du cache de Dnsmasq. La valeur par défaut est
de 150 noms. Définir une valeur de zéro désactive le cache.
-N, --no-negcache
Désactive le "cache négatif". Le "cache négatif" permet Ã
Dnsmasq de se souvenir des réponses de type "no such domain"
fournies par les serveurs DNS en amont et de fournir les
réponses sans avoir à re-transmettre les requêtes aux serveurs
amont.
-0, --dns-forward-max=<nombre de requêtes>
Définit le nombre maximum de requêtes DNS simultanées. La valeur
par défaut est 150, ce qui devrait être suffisant dans la
majorité des configurations. La seule situation identifiée dans
laquelle cette valeur nécessite d’être augmentée est lorsqu’un
serveur web a la résolution de nom activée pour l’enregistrement
de son journal des requêtes, ce qui peut générer un nombre
important de requêtes simultanées.
-F, --dhcp-range=[[net:]identifiant de réseau,]<adresse de
début>,<adresse de fin>[[,<masque de réseau>],<broadcast>][,<durée de
bail par défaut>]
Active le serveur DHCP. Les adresses seront données dans la
plage comprise entre <adresse de début> et <adresse de fin> et Ã
partir des adresses définies statiquement dans l’option dhcp-
host. Si une durée de bail est donnée, alors les baux seront
donnés pour cette durée. La durée de bail est donnée en
secondes, en minutes (exemple : 45m), en heures (exemple : 1h)
ou être la chaine de caractère "infinite" pour une durée
indéterminée. Cette option peut être répétée, avec différentes
adresses, pour activer le service DHCP sur plus d’un réseau.
Pour des réseaux directement connectés (c’est-à -dire des réseaux
dans lesquels la machine sur laquelle tourne Dnsmasq possède une
interface), le masque de réseau est optionnel. Il est par contre
requis pour les réseaux pour lesquels le service DHCP se fait
via un relais DHCP ("relay agent"). L’adresse de broadcast est
toujours optionnelle.
Sur certains systèmes, Dnsmasq ne peut écouter que sur une
interface lorsqu’il utilise DHCP, et le nom de l’interface doit
être spécifié par l’option interface. Cette limitation affecte
tous les systèmes OpenBSD avant la version 4.0. Il est toujours
possible d’avoir plus d’une plage DHCP pour un même sous-réseau.
L’identifiant de réseau optionnel est un label alphanumérique
qui permet de marquer ce réseau afin de fournir des options DHCP
spécifiques à chaque réseau. Lorsque préfixé par ’net:’, la
signification change est au lieu de définir un label, il définit
le label pour laquelle la règle s’applique. Un seul label peut-
être défini mais plusieurs labels peuvent coïncider.
L’adresse de fin peut être remplacée par le mot-clef static
("statique") qui indique à Dnsmasq d’activer le service DHCP
pour le réseau spécifié, mais de ne pas activer l’allocation
dynamique d’adresses IP. Seuls les hôtes possédant des adresses
IP statiques fournies via dhcp-host ou présentes dans le fichier
/etc/ethers seront alors servis par le DHCP.
-G, --dhcp-host=[<adresse matérielle>][,id:<identifiant
client>|*][,net:<identifiant de réseau>][,<adresse IP>][,<nom
dâ€â€™hôte>][,<durée de bail>][,ignore]
Spécifie les paramètres DHCP relatifs à un hôte. Cela permet Ã
une machine possédant une adresse matérielle spécifique de se
voir toujours allouée les mêmes nom d’hôte, adresse IP et durée
de bail. Un nom d’hôte spécifié comme ceci remplace le nom
fourni par le client DHCP de la machine hôte. Il est également
possible d’omettre l’adresse matérielle et d’inclure le nom
d’hôte, auquel cas l’adresse IP et la durée de bail
s’appliqueront à toute machine se réclamant de ce nom. Par
exemple --dhcp-host=00:20:e0:3b:13:af,wap,infinite spécifie Ã
Dnsmasq de fournir à la machine d’adresse matérielle
00:20:e0:3b:13:af le nom, et un bail de durée indéterminée.
--dhcp-host=lap,192.168.0.199 spécifie à Dnsmasq d’allouer
toujours à la machine portant le nom lap l’adresse IP
92.168.0.199. Les adresses allouées comme ceci ne sont pas
contraintes dans une plage d’adresse spécifiée par une option
--dhcp-range, mais elles doivent être sur un réseau servi par le
serveur DHCP. Il est possible d’utiliser des identifiants
clients plutôt que des adresses matérielles pour identifier les
hôtes, en préfixant par ceux-ci par ’id:’. Ainsi, --dhcp-
host=id:01:02:03:04,..... réfère à l’hôte d’identifiant
01:02:03:04. Il est également possible de spécifier
l’identifiant client sous la forme d’une chaîne de caractères,
comme ceci : --dhcp-
host=id:identifiantclientsousformedechaine,..... L’option
spéciale id:* signifie : "ignorer tout identifiant client et
n’utiliser que l’adresse matérielle". Cela est utile lorsqu’un
client présente un identifiant client mais pas les autres.
Si un nom apparaît dans /etc/hosts, l’adresse associée peut être
allouée à un bail DHCP mais seulement si une option --dhcp-host
spécifiant le nom existe par ailleurs. Le mot clef "ignore"
("ignorer") indique à Dnsmasq de ne jamais fournir de bail DHCP
à une machine. La machine peut être spécifiée par son adresse
matérielle, son identifiant client ou son nom d’hôte. Par
exemple --dhcp-host=00:20:e0:3b:13:af,ignore Cela est utile
lorsqu’un autre serveur DHCP sur le réseau doit être utilisé par
certaines machines. Le paramètre net:<identifiant réseau> permet
de définir un identifiant de réseau lorsque l’option dhcp-host
est utilisée. Cela peut servir à sélectionner des options DHCP
juste pour cet hôte. Lorsqu’une machine coïncide avec une
directive dhcp-host (ou une impliquée par /etc/ethers), alors
l’identifiant réseau réservé "known" ("connu") est associé. Cela
permet à Dnsmasq d’être configuré pour ignorer les requêtes
issus de machines inconnue
par le biais de --dhcp-ignore=#known.
Les adresses ethernet (mais pas les identifiants clients)
peuvent être définies avec des octets joker, ainsi par exemple
--dhcp-host=00:20:e0:3b:13:*,ignore demande à Dnsmasq d’ignorer
une gamme d’adresses matérielles. Il est à noter que "*"
doit-être précédé d’un caractère d’échappement ou mis entre
guillemets lorsque spécifié en option de ligne de commande, mais
pas dans le fichier de configuration. Les adresses matérielles
coïncident en principe avec n’importe quel type de réseau (ARP),
mais il est possible de les limiter à un seul type ARP en les
précédant du type ARP (en Hexadécimal) et de "-". Ainsi --dhcp-
host=06-00:20:e0:3b:13:af,1.2.3.4 coïncidera uniquement avec des
adresses matérielles Token-Ring, puisque le type ARP pour une
adresse Token-Ring est 6.
--dhcp-hostsfile=<fichier>
Lis les informations d’hôtes DHCP dans le fichier spécifié. Le
fichier contient des informations à raison d’un hôte par ligne.
Le format d’une ligne est la même que le texte fourni à la
droite sur caractère "=" dans l’option --dhcp-host. L’avantage
de stocker les informations sur les hôtes DHCP dans ce fichier
est que celles-ci peuvent être modifiées sans recharger Dnsmasq;
le fichier sera relu lorsque Dnsmasq reçoit un signal SIGHUP.
-Z, --read-ethers
Lis les informations d’hôtes DHCP dans le fichier /etc/ethers.
Le format de /etc/ethers est une adresse matérielle suivie, soit
par un nom d’hôte, soit par une adresse IP sous la forme de 4
chiffres séparés par des points. Lorsque lu par Dnsmasq, ces
lignes ont exactement le même effet que l’option --dhcp-host
contenant les mêmes informations. /etc/ethers est relu à la
réception d’un signal SIGHUP par Dnsmasq.
-O, --dhcp-
option=[<identifiant_de_réseau>,[<identifiant_de_réseau>,]][vendor:[<classe_vendeur>],][<opt>|option:<nom
dâ€â€™option>],[<valeur>[,<valeur>]]
Spécifie des options différentes ou supplémentaires pour des
clients DHCP. Par défaut, Dnsmasq envoie un ensemble standard
d’options aux clients DHCP : le masque de réseau et l’adresse de
broadcast sont les mêmes que pour l’hôte sur lequel tourne
Dnsmasq, et le serveur DNS ainsi que la route par défaut
prennent comme valeur l’adresse de la machine sur laquelle
tourne Dnsmasq. Si une option de nom de domaine a été définie,
son contenu est transmis. Cette option de configuration permet
de changer toutes ces valeurs par défaut, ou de spécifier
d’autres options. L’option DHCP à transmettre peut être fournie
sous forme d’un nombre décimal ou sous la forme "option:<nom
d’option>". Les nombres correspondants aux options sont définis
dans la RFC2132 et suivants. Les noms d’options connus par
Dnsmasq peuvent être obtenus via "Dnsmasq --help dhcp". Par
exemple, pour définir la route par défaut à 192.168.4.4, il est
possible de faire --dhcp-option=3,192.168.4.4 ou --dhcp-option =
option:router, 192.168.4.4 ou encore, pour positionner l’adresse
du serveur de temps à 192.168.0.4, on peut faire --dhcp-option =
42,192.168.0.4 ou --dhcp-option = option:ntp-server, 192.168.0.4
L’adresse 0.0.0.0 prends ici le sens "d’adresse de la machine
sur laquelle tourne Dnsmasq". Les types de données autorisées
sont des adresses IP sous la forme de 4 chiffres séparés par des
points, un nombre décimal, une liste de caractères hexadécimaux
séparés par des 2 points, ou une chaîne de caractères. Si des
identifiants de réseaux sont fournis, alors cette option n’est
envoyée qu’aux réseaux dont tous les identifiants coïncident.
Un traitement spécial est effectué sur les chaînes de caractères
fournies pour l’option 119, conformément à la RFC 3397. Les
chaînes de caractères ou les adresses IP sous forme de 4
chiffres séparés par des points donnés en arguments de l’option
120 sont traités conforméments à la RFC 3361. Les adresses IP
sous forme de 4 chiffres séparés par des points suivies par une
barre montante "/", puis une taille de masque sont encodés
conforméments à la RFC 3442.
Attention : aucun test n’étant fait pour vérifier que des
données d’un type adéquat sont envoyées pour un numéro d’option
donné, il est tout à fait possible de persuader Dnsmasq de
générer des paquets DHCP illégaux par une utilisation incorrecte
de cette option. Lorsque la valeur est un nombre décimal,
Dnsmasq doit déterminer la taille des données. Cela est fait en
examinant le numéro de l’option et/ou la valeur, mais peut-être
évité en rajoutant un suffixe d’une lettre comme suit : b = un
octet, s = 2 octets, i = 4 octets. Cela sert essentiellement
pour des options encapsulées de classes de vendeurs (voir plus
bas), pour lesquelles Dnsmasq ne peut déterminer la taille de la
valeur. Les données d’options consistant uniquement de points et
de décimaux sont interprétées par Dnsmasq comme des adresses IP,
et envoyées comme telles. Pour forcer l’envoi sous forme de
chaîne de caractère, il est nécessaire d’utiliser des guillemets
doubles. Par exemple, l’utilisation de l’option 66 pour fournir
une adresse IP sous la forme d’une chaîne de caractères comme
nom de serveur TFTP, il est nécessaire de faire comme suit :
--dhcp-option=66,"1.2.3.4"
Les options encapsulées de classes de vendeurs peuvent-être
aussi spécifiées en utilisant --dhcp-option : par exemple
--dhcp-option=vendor:PXEClient,1,0.0.0.0 envoie l’option
encapsulée de classe de vendeur "mftp-address=0.0.0.0" Ã
n’importe quel client dont la classe de vendeur correspond Ã
"PXEClient". La correspondance pour les classes de vendeur
s’effectue sur des sous-chaînes de caractères (voir --dhcp-
vendorclass pour plus de détails). Si une option de classe de
vendeur (numéro 60) est envoyée par Dnsmasq, alors cela est
utilisé pour sélectionner les options encapsulées, de préférence
à toute option envoyée par le client. Il est possible d’omettre
complètement une classe de vendeur : --dhcp-
option=vendor:,1,0.0.0.0 Dans ce cas l’option encapsulée est
toujours envoyée. L’adresse 0.0.0.0 n’est pas traitée de
manière particulière lorsque fournie dans une option encapsulée
de classe de vendeur.
--dhcp-option-force=[<identifiant de réseau>,[<identifiant de
réseau>,]][vendor:[<classe de vendeur>],]<opt>,[<valeur>[,<valeur>]]
Cela fonctionne exactement de la même façon que --dhcp-option
sauf que cette option sera toujours envoyée, même si le client
ne la demande pas dans la liste de paramêtres requis. Cela est
parfois nécessaire, par exemple lors de la fourniture d’options
à PXELinux.
-U, --dhcp-vendorclass=<identifiant de réseau>,<classe de vendeur>
Associe une chaîne de classe de vendeur à un indentifiant de
réseau. La plupart des clients DHCP fournissent une "classe de
vendeur" ("vendor class") qui représente, d’une certaine façon,
le type d’hôte. Cette option associe des classes de vendeur Ã
des labels, de telle sorte que des options DHCP peuvent-être
fournie de manière sélective aux différentes classes d’hôtes.
Par exemple, dhcp-vendorclass=printers,Hewlett-Packard JetDirect
permet de n’allouer des options qu’aux imprimantes HP de la
manière suivante : --dhcp-option=printers,3,192.168.4.4 La
chaîne de caractères de la classe de vendeur founie en argument
est cherchée en temps que sous-chaîne de caractères au sein de
la classe de vendeur fournie par le client, de façon à permettre
la recherche d’un sous-ensemble de la chaîne de caractères
("fuzzy matching").
-j, --dhcp-userclass=<identifiant de réseau>,<classe utilisateur>
Associe une chaîne de classe d’utilisateur à un identifiant
réseau (effectue la recherche sur des sous-chaînes, comme pour
les classes de vendeur). La plupart des clients permettent de
configurer une "classe d’utilisateur". Cette option associe une
classe d’utilisateur à un label, de telle manière qu’il soit
possible de fournir des options DHCP spécifiques à différentes
classes d’hôtes. Il est possible, par exemple, d’utiliser ceci
pour définir un serveur d’impression différent pour les hôtes de
la classe "comptes" et ceux de la classe "ingénierie".
-4, --dhcp-mac=<identifiant de réseau>,<adresse MAC>
Associe une adresse matérielle (MAC) à un identifiant réseau.
L’adresse matérielle peut inclure des jokers. Par exemple
--dhcp-mac=3com,01:34:23:*:*:* permet de définir le label "3com"
pour n’importe quel hôte dont l’adresse matérielle coïncide avec
les critères définis.
--dhcp-circuitid=<identifiant de réseau>,<identifiant de circuit>,
--dhcp-remoteid=<identifiant de réseau>,<identifiant distant>
Associe des options de relais DHCP issus de la RFC3046 Ã des
identifiants de réseau. Cette information peut-être fournie par
des relais DHCP. L’identifiant de circuit ou l’identifiant
distant est normalement fourni sous la forme d’une chaîne de
valeurs hexadécimales séparées par des ":", mais il est
également possible qu’elle le soit sous la forme d’une simple
chaîne de caractères. Si l’identifiant de circuit ou d’agent
correspond exactement à celui fourni par le relais DHCP, alors
l’identifiant de réseau est positionné.
--dhcp-subscrid=<identifiant de réseau>,<identifiant dâ€â€™abonné>
Associe des options de relais DHCP issues de la RFC3993 Ã des
identifiants de réseau.
-J, --dhcp-ignore=<identifiant de réseau>[,<identifiant de réseau>]
Lorsque tous les identifiants de réseau fournis coïncident avec
la liste d’identifiants réseau dérivée des classes de réseau,
hôte, vendeur et utilisateur, ignorer l’hôte et ne pas donner de
bail DHCP.
--dhcp-ignore-names[=<identifiant de réseau>[,<identifiant de réseau>]]
Lorsque tous les identifiant de réseau coïncident avec la liste
d’identifiants réseau dérivées des classes de réseau, hôte,
vendeur et utilisateur, ignorer le nom de machine fourni par
l’hôte. Il est à noter que, à la différence de l’option "dhcp-
ignore", il est permis de ne pas fournir d’identifiant réseau.
Dans ce cas, les noms d’hôtes fournis par les clients DHCP
seront toujours ignorés, et les noms d’hôtes seront ajoutés au
DNS en utilisant uniquement la configuration dhcp-host de
Dnsmasq, ainsi que le contenu des fichiers /etc/hosts et
/etc/ethers.
-M, --dhcp-boot=[net:<identifiant de réseau>,]<nom de fichier>,[<nom de
serveur>[,<adresse de serveur>]]
Spécifie les options BOOTP devant être retournées par le serveur
DHCP. Le nom de serveur ainsi que l’adresse sont optionnels :
s’ils ne sont pas fournis, le nom est laissé vide et l’adresse
fournie est celle de la machine sur laquelle s’exécute Dnsmasq.
Si Dnsmasq founit un service TFTP (voir --enable-tftp ), alors
seul un nom de fichier est requis ici pour permettre un
démarrage par le réseau. Si d’éventuels identifiants de réseau
sont fournis, ils doivent coïncider avec ceux du client pour que
cet élement de configuration lui soit envoyé. Il est à noter que
les identifiants de réseau doivent-être préfixés par "net:".
-X, --dhcp-lease-max=<nombre>
Limite Dnsmasq à un maximum de <nombre> baux DHCP. Le défaut est
de 150. Cette limite permet d’éviter des attaques de déni de
service ("DoS") par des hôtes créant des milliers de baux et
utilisant beaucoup de mémoire dans le processus Dnsmasq.
-K, --dhcp-authoritative
Cette option doit être donnée lorsque Dnsmasq est le seul
serveur DHCP sur le réseau. Cela change le comportement par
défaut qui est celui d’un strict respect des RFC, afin que les
requêtes DHCP pour des baux inconnus par des hôtes inconnus ne
soient pas ignorées. Cela permet à de nouveaux hôtes d’obtenir
des baux sans tenir compte de fastidieuses temporisations
("timeout"). Cela permet également à Dnsmasq de reconstruire sa
base de donnée contenant les baux sans que les clients n’aient
besoin de redemander un bail, si celle-ci est perdue.
-3, --bootp-dynamic
Permet l’allocation dynamique d’adresses IP à des clients BOOTP.
Utiliser cette option avec précaution, une adresse allouée à un
client BOOTP étant perpétuelle, et de fait n’est plus
disponibles pour d’autres hôtes.
-5, --no-ping
Par défaut, le serveur DHCP tente de s’assurer qu’une adresse
n’est pas utilisée avant de l’allouer à un hôte. Cela est fait
en envoyant une requête ICMP de type "echo request" (aussi
connue sous le nom de "ping") à l’adresse en question. Si le
serveur obtient une réponse, alors l’adresse doit déjà être
utilisée et une autre est essayée. Cette option permet de
supprimer cette vérification. A utiliser avec précaution.
--log-dhcp
Traces additionnelles pour le service DHCP : enregistre toutes
les options envoyées aux clients DHCP et les identifiants de
réseaux utilisés pour la détermination de celles-ci.
-l, --dhcp-leasefile=<chemin de fichier>
Utilise le fichier dont le chemin est fourni pour stocker les
informations de baux DHCP. Si cette option est fournie mais
qu’aucune option de type dhcp-range n’est donnée, alors un
comportement de type Dnsmasq version 1 est activé. Le fichier
fourni est supposé être un fichier de baux DHCP de type ISC
DHCPD et est parcouru à la recherche de baux contenant des noms
d’hôtes. Les noms trouvés sont rajoutés au DNS. Cette
fonctionalité peut être exclue de Dnsmasq à la compilation,
auquel cas une erreur sera produite. Il est à noter que
l’intégration avec un fichier de baux au format ISC est une
fonctionalité obsolète. Elle ne devrait pas être utilisée dans
les nouvelles installations et sera retirée dans une future
version.
-6 --dhcp-script=<chemin de fichier>
Lorsqu’un bail DHCP est créé, ou qu’un ancien est supprimé, le
fichier dont le chemin est spécifié est exécuté. Les arguments
fournis à celui-ci sont soit "add" ("ajouter"), "old" ("ancien")
ou "del" ("supprimer"), suivi de l’adresse MAC de l’hôte (ou
"<null>") puis l’adresse IP et le nom d’hôte si celui-ci est
connu."add" signifie qu’un bail a été créé, "del" signifie qu’il
a été supprimé, "old" notifie que le bail existait au lancement
de Dnsmasq, ou un changement d’adresse MAC ou de nom d’hôte pour
un bail existant (ou, dans le cas où leasefile-ro est spécifié,
un changement de durée de bail ou d’identifiant d’hôte). Le
processus est exécuté en temps que super-utilisateur (si Dnsmasq
a été lancé en temps que "root"), même si Dnsmasq est configuré
pour changer son UID pour celle d’un utilisateur non-privilégié.
L’environnement est hérité de celui de l’invocation du processus
Dnsmasq, et si l’hôte fournit un identifiant de client, celui-ci
est stocké dans la variable d’environnement DNSMASQ_CLIENT_ID.
Si le client fournit une information de classe de vendeur ou de
classe d’utilisateur, celles-ci sont positionnées dans les
variables DNSMASQ_VENDOR_CLASS et DNSMASQ_USER_CLASS0 Ã
DNSMASQ_USER_CLASSn respectivement, mais seulement pour les
actions "add" et "old" lorsqu’un hôte reprend un bail existant,
ces variables n’étant pas stockées dans la base de baux de
Dnsmasq. Si Dnsmasq a été compilé avec l’option HAVE_BROKEN_RTC
("horloge RTC défectueuse"), alors la durée du bail (en
secondes) est stockée dans la variable DNSMASQ_LEASE_LENGTH,
sinon la date d’expiration du bail est toujours stocké dans la
variable d’environnement DNSMASQ_LEASE_EXPIRES. Le nombre de
secondes avant expiration est toujours stocké dans
DNSMASQ_TIME_REMAINING. Si un bail était associé à un nom d’hôte
et que celui-ci est supprimé, un évênement de type "old" est
généré avec le nouveau statut du bail, c-à -d sans nom d’hôte, et
le nom initial est fourni dans la variable d’environnement
DNSMASQ_OLD_HOSTNAME. Tous les descripteurs de fichiers sont
fermés, sauf stdin, stdout et stderr qui sont ouverts sur
/dev/null (sauf en mode déverminage). Le script n’est pas lancé
de manière concurrente : si un autre changement de bail
intervient, le script ne sera relancé que lorsque l’exécution
actuelle sera terminée. Au démarrage de Dnsmasq, le script sera
invoqué pour chacun des baux existants dans le fichier des baux.
Le script sera lancé avec l’action "del" pour les baux expirés,
et "old" pour les autres. <chemin de fichier> doit être un
chemin absolu (c’est-à -dire partant de la racine "/"), aucune
recherche n’aura lieu dans les répertoires de la variable
d’environnement PATH. Lorsque Dnsmasq reçoit un signal HUP, le
script sera invoqué avec une action "old" pour tous les baux
existants.
-9, --leasefile-ro
Supprimer complètement l’usage du fichier servant de base de
donnée pour les baux DHCP. Le fichier ne sera ni créé, ni lu, ni
écrit. Change la façon dont le script de changement d’état de
bail est lancé (si celui-ci est fourni par le biais de l’option
--dhcp-script ), de sorte que la base de données de baux puisse
être complètement gérée par le script sur un stockage externe.
En addition aux actions décrites dans --dhcp-script, le script
de changement d’état de bail est appellé une fois, au lancement
de Dnsmasq, avec pour seul argument "init". Lorsqu’appellé de la
sorte, le script doit fournir l’état de la base de baux, dans le
format de fichier de baux de Dnsmasq, sur sa sortie standard
(stdout) et retourner un code de retour de 0. Positionner cette
option provoque également une invocation du script de changement
d’état de bail à chaque changement de l’identifiant de client,
de longueur de bail ou de date d’expiration.
--bridge-interface=<interface>,<alias>[,<alias>]
Traiter les requêtes DHCP arrivant sur n’importe laquelle des
interfaces <alias> comme si elles arrivaient de l’interface
<interface>. Cette option est uniquement disponible sous FreeBSD
et DragonflyBSD, et est uniquement nécessaire lors de
l’utilisation de pont ethernet "ancien mode", puisque dans ce
cas les paquets arrivent sur des interfaces "tap" n’ayant pas
d’adresse IP.
-s, --domain=<domaine>
Spécifie le domaine du serveur DHCP. Cela a deux effets; tout
d’abord, le serveur DHCP retourne le domaine à tous les hôtes le
demandant, deuxièmement, cela spécifie le domaine valide pour
les hôtes DHCP configurés. Le but de cela est de contraindre les
noms d’hôte afin qu’aucun hôte sur le LAN ne puisse fournir via
DHCP un nom tel que par exemple "microsoft.com" et capturer du
trafic de manière illégitime. Si aucun nom de domaine n’est
spécifié, alors les noms d’hôtes avec un nom de domaine (c-à -d
un point dans le nom) seront interdits et enregistrés dans le
journal (logs). Si un suffixe est fourni, alors les noms d’hôtes
possédant un domaine sont autorisés, pour peu que le nom de
domaine coïncide avec le nom fourni. De plus, si un suffixe est
fourni, alors les noms d’hôtes ne possédant pas de nom de domain
se voient rajouter le suffixe fourni dans l’option --domain.
Ainsi, sur mon réseau, je peux configurer
--domain=thekelleys.org.uk et avoir une machine dont le nom DHCP
serait "laptop". L’adresse IP de cette machine sera disponible Ã
la fois pour "laptop" et "laptop.thekelleys.org.uk". Si la
valeur fournie pour <domaine> est "#", alors le nom de domaine
est positionné à la première valeur de la directive "search" du
fichier /etc/resolv.conf (ou équivalent).
--enable-tftp
Active la fonction serveur TFTP. Celui-ci est de manière
délibérée limité aux fonctions nécessaires au démarrage par le
réseau ("net-boot") d’un client : seul un accès en lecture est
possible, et uniquement en mode binaire/octet. Les extensions
tsize et blksize sont supportées.
--tftp-root=<répertoire>
Les fichiers à fournir dans les transferts TFTP seront cherchés
en prenant le répertoire fourni comme racine. Lorsque cela est
fourni, les chemins TFTP incluant ".." sont rejetés, afin
d’éviter que les clients ne puissent sortir de la racine
spécifiée. Les chemins absolus (commençant par "/") sont
autorisés, mais ils doivent être à la racine TFTP fournie.
--tftp-unique-root
Ajouter l’adresse IP du client TFTP en temps qu’élément de
chemin, Ã la suite de la racine tftp (adresse sous forme de 4
chiffres séparés par des points). Uniquement valable si une
racine TFTP est spécifiée et si le répertoire correspond existe.
Ainsi, si la valeur pour tftp-root est "/tftp" et que le client
d’adresse IP 1.2.3.4 requiert le fichier "monfichier", alors le
chemin effective résultant sera "/tftp/1.2.3.4/monfichier" si
/tftp/1.2.3.4 existe, ou "/tftp/monfichier" dans le cas
contraire.
--tftp-secure
Active le mode TFTP sécurisé : sans cela, tout fichier lisible
par Dnsmasq est disponible via TFTP (les règles de contrôle
d’accès unix habituelles s’appliquent). Lorsque l’option --tftp-
secure est spécifiée, seuls les fichiers possédés par
l’utilisateur sous lequel tourne le processus Dnsmasq sont
accessibles. Si Dnsmasq est exécuté en temps que super-
utilisateur ("root"), des règles différentes s’appliquent :
--tftp-secure n’a aucun effet, mais seuls les fichiers ayant un
droit de lecture pour tout le monde sont accessibles. Il n’est
pas recommandé d’exécuter Dnsmasq sous l’utilisateur "root"
lorsque le service TFTP est activé, et il est formellement
déconseillé de le faire sans fournir l’option --tftp-root. Sans
cela, en effet, l’accès de tous les fichiers du serveur pour
lequel le droit de lecture pour tout le monde est positionné
("world-readable") devient possible par n’importe quel hôte sur
le réseau.
--tftp-max=<connexions>
Définit le nombre maximum de connexions TFTP simultanées
autorisées. La valeur par défaut est de 50. Lorsqu’un grand
nombre de connexions TFTP est spécifié, il se peut que la limite
de nombre de descripteurs de fichiers par processus soit
atteinte. Dnsmasq nécessite quelques descripteurs de fichiers,
ainsi qu’un descripteur de fichier pour chaque connexion TFTP
simultanée et pour chacun des fichiers devant être fournis. De
fait, servir le même fichier à n clients ne nécessitera
qu’environ n + 10 descripteurs de fichiers, alors que fournir
des fichiers tous différents à n clients utilisera environ (2*n)
+ 10 descripteurs.
--tftp-no-blocksize
Empêche le serveur TFTP de négocier l’option "blocksize" (taille
de bloc) avec les clients. Certains clients buggés spécifient
cette option mais se comportent ensuite de manière incorrecte si
celle-ci est accordée.
--tftp-port-range=<début>,<fin>
Un serveur TFTP écoute sur un numéro de port bien connu (69)
pour l’initiation de la connexion, et alloue dynamiquement un
port pour chaque connexion. Ces numéros de ports sont en
principe alloués par le système d’exploitation, mais cette
option permet de spécifier une gamme de ports à utiliser pour
les transferts TFTP. Cela peut-être utile lorsque ceux-ci
doivent traverser un dispositif garde-barrière ("firewall"). Le
début de la plage ne peut-être inférieur à 1024 à moins que
Dnsmasq ne fonctionne en temps que super-utilisateur ("root").
Le nombre maximal de connexions TFTP concurrentes est limitée
par la taille de la plage de ports ainsi définie.
-C, --conf-file=<fichier>
Spécifie un fichier de configuration différent. L’option "conf-
file" est également autorisée dans des fichiers de
configuration, ce qui permet l’inclusion de multiples fichiers
de configuration.
-7, --conf-dir=<répertoire>
Lis tous les fichiers du répertoire spécifié et les traite comme
des fichiers de configuration. Les fichiers dont les noms se
terminent en ~ ou commençant par ., ainsi que ceux commençant ou
se terminant par # ne sont pas pris en compte. Cette option
peut être donnée en ligne de commande ou dans un fichier de
configuration.
FICHIER DE CONFIGURATION
Au démarrage, Dnsmasq lis /etc/dnsmasq.conf, si ce fichier existe. (Sur
FreeBSD, ce fichier est /usr/local/etc/dnsmasq.conf ) (voir cependant
les options -C et -7 ). Le format de ce fichier consiste en une option
par ligne, exactement comme les options longues détaillées dans la
section OPTIONS, mais sans être précédées par "--". Les lignes
commençant par # sont des commentaires et sont ignorées. Pour les
options qui ne peuvent-être spécifiées qu’une seule fois, celle du
fichier de configuration prends le pas sur celle fournie en ligne de
commande. Il est possible d’utiliser des guillemets afin d’éviter que
les ",",":","." et "#" ne soit interprêtés, et il est possible
d’utiliser les séquences d’échappement suivantes : \\ \" \t \a \b \r et
\n. Elles correspondent respectivement à la barre oblique descendante
("anti-slash"), guillemets doubles, tabulation, sonnerie ("bell"),
suppression ("backspace"), retour ("return") et nouvelle ligne
("newline").
NOTES
A la réception d’un signal SIGHUP, Dnsmasq vide son cache et recharge
les fichiers /etc/hosts et /etc/ethers ainsi que tout autre fichier
spécifié par les options --dhcp-hostsfile , --dhcp-optsfile ou --addn-
hosts. Le script de changement de bail est appellé pour chaque bail
DHCP existant. Si l’option --no-poll est positionnée, alors le fichier
/etc/resolv.conf est également rechargé. SIGHUP ne provoque PAS de
rechargement du fichier de configuration.
A la réception d’un signal SIGUSR1, Dnsmasq écrit des statistiques dans
les traces système. Les informations fournies sont : la taille du
cache, le nombre de noms ayant été supprimés du cache avant expiration
afin de faire de la place pour les nouveaux noms, ainsi que le nombre
total d’entrées ayant été insérées dans le cache. Lorsque Dnsmasq a
été lancé via --no-daemon ou lorsque la traçabilité maximale a été
activée ( -q ), la totalité du contenu du cache est de surcroît
fournie.
A la réception d’un signal SIGUSR2 et lorsqu’il enregistre directement
ses traces dans un fichier (voir --log-facility ), alors Dnsmasq ferme
et re-rouvre le fichier de traces. Il faut noter que pendant cette
opération Dnsmasq ne s’exécute pas en temps que "root". Lorsqu’il créé
un fichier de traces pour la première fois, Dnsmasq change le
propriétaire du fichier afin de le faire appartenir à l’utilisateur non
"root" sous lequel Dnsmasq s’exécute. Le logiciel de rotation de
fichiers de trace logrotate doit être configuré pour créer un nouveau
fichier avec un propriétaire identique au fichier existant avant
d’envoyer le signal SIGUSR2. Si une requête DNS TCP est en cours,
l’ancien fichier de traces reste ouvert dans le processus fils qui
traite la requête TCP et il peut y être écrit. Il existe cependant une
limite de 150 secondes après laquelle tous les processus traitant des
requêtes TCP expirent : pour cette raison, il est préférable de ne pas
configurer la compression des fichiers de traces venant juste de faire
l’objet d’une rotation. Dans le cas de l’utilisation du logiciel
logrotate, les options requises sont create et delaycompress.
Dnsmasq est un logiciel de transmission de requêtes DNS : il n’est pas
capable d’effectuer une résolution de nom récursive en partant des
serveurs DNS racine, mais transmet de telles requêtes à un serveur DNS
amont capable de telles recherches récursives, ce qui est typiquement
le cas d’un serveur DNS de FAI. Par défaut, Dnsmasq lis
/etc/resolv.conf pour découvrir les adresses IP des serveurs DNS amonts
à utiliser, puisque cette information est en général stockée à cet
endroit. A moins que l’option --no-poll ne soit utilisée, Dnsmasq
vérifie la date de modification du fichier /etc/resolv.conf (ou
l’équivalent si --resolv-file est utilisé), et le relis lorsqu’il
change. Cela permet de définir les serveurs DNS amont de manière
dynamique lorsque PPP ou DHCP sont utilisés, puisque ces protocoles
fournissent cette information. L’absence du fichier /etc/resolv.conf
ne conduit pas à une erreur, puisqu’il peut très bien ne pas être créé
avant qu’une connexion PPP ne soit établie. Dans ce cas, Dnsmasq
vérifie régulièrement pour voir si un fichier /etc/resolv.conf est
créé. Dnsmasq peut être configuré pour lire plus d’un fichier
resolv.conf. Cela est utile sur un ordinateur portable où PPP et DHCP
peuvent-être utilisés : Dnsmasq peut alors être configuré pour lire Ã
la fois /etc/ppp/resolv.conf et /etc/dhcpc/resolv.conf et utilisera le
contenu du fichier ayant changé en dernier, ce qui permet de passer
automatiquement de serveurs DNS à d’autres.
Les serveurs amonts peuvent aussi être spécifiés sur la ligne de
commande ou dans un fichier de configuration. Ces spécifications de
serveurs peuvent éventuellement se voir adjoindre d’un nom de domaine
qui précise à Dnsmasq quel serveur utiliser pour trouver les noms d’un
domaine donné.
Pour configurer Dnsmasq afin qu’il se comporte comme un cache pour la
machine sur laquelle il tourne, mettre "nameserver 127.0.0.1" dans le
fichier /etc/resolv.conf afin de forcer les processus locaux à envoyer
leurs requêtes à Dnsmasq. Ensuite, spécifier les serveurs DNS amont
soit en les fournissant directement à Dnsmasq via l’option --server ou
alors en mettant leurs adresses dans un autre fichier, par exemple
/etc/resolv.dnsmasq et en lançant Dnsmasq avec l’option -r
/etc/resolv.dnsmasq. Cette deuxième technique permet la mise-à -jour
dynamique des addresses de serveurs DNS amont par le biais de PPP ou
DHCP.
Les adresses dans /etc/hosts prennent le dessus sur celles fournies par
le serveur DNS amont, ainsi "macompagnie.com 1.2.3.4" dans /etc/hosts
assure que les requêtes pour "macompagnie.com" retourneront toujours
1.2.3.4, même si une requête au serveur DNS amont retournerait une
adresse différente. Il y a une exception à ceci : si le DNS amont
contient un CNAME qui pointe vers un nom présent dans /etc/hosts, alors
la recherche du CNAME via Dnsmasq fournira l’adresse DNS amont. Pour
contourner cela, il suffit de mettre l’entrée correspondant au CNAME
dans /etc/hosts.
les identifiants de réseau fonctionnent comme suit : Dnsmasq associe Ã
chaque requête DHCP un ensemble d’identifiants de réseau; un pour la
plage d’adresse DHCP ( dhcp-range ) utilisée pour allouer l’adresse,
une pour chaque entrée dhcp-host associée et éventuellement une pour
chaque classe de vendeur ou d’utilisateur fournie par le client DHCP
dans sa requête. Les options DHCP ( dhcp-option ) ayant un identifiant
de réseau seront utilisés de préférence à celles sans identifiants de
réseau, pour peu que tous les labels correspondent. Le préfixe ’#’ sur
un label est un indicateur de négation, ainsi
--dhcp=option=#purple,3,1.2.3.4 envoie l’option lorsque le label
"purple" n’est pas dans la liste de labels valides pour l’hôte
considéré.
Si l’identifiant de réseau dans la plage d’adresses DHCP ( dhcp-range )
est préfixé par ’net:’, alors sa signification change : au lieu
d’associer un label à la plage spécifiée, cela indique un label de
réseau devant être spécifié par le client DHCP. Ainsi, s’il y a plus
d’une plage d’adresses DHCP sur un sous-réseau, et que l’une est
préfixée par un identifiant de réseau (par exemple l’un spécifié dans
une option de classe de vendeur), alors un hôte ayant l’identifiant de
réseau en question positionné se verra allouer une adresse dans la
plage d’adresses DHCP préfixée.
Le serveur DHCP intégré dans Dnsmasq fonctionne également en temps que
serveur BOOTP, pour peu que l’adresse MAC et l’adresse IP des clients
soient fournies, que ce soit par le biais de l’option dhcp-host ou dans
le fichier /etc/ethers , et que l’option dhcp-range soit présente afin
d’activer le serveur DHCP pour un réseau donné (L’option --bootp-
dynamic supprime la nécessité des associations statiques). Le paramètre
"filename" (nom de fichier) de la requête BOOTP est comparé avec les
identifiants de réseaux des options dhcp-option ainsi que le label
"bootp", ce qui permet de contrôler les options retournées aux
différentes classes d’hôtes.
CODES DE SORTIE
0 - Dnsmasq s’est correctement lancé en tâche de fond, ou alors s’est
correctement terminé si le lancement en tâche de fond n’a pas été
activé.
1 - Un problème de configuration a été détecté.
2 - Un problème est survenu avec un accès réseau (adresse déjÃ
utilisée, tentative d’utiliser un port privilégié sans les permissions
nécessaires).
3 - Un problème est survenu avec une opération sur un système de
fichier (fichier ou répertoire manquant, permissions).
4 - Impossibilité d’allouer de la mémoire.
5 - Autre problème.
11 ou plus - un code de retour différent de 0 a été reçu lors de
l’appel au processus "init" du script des bails. Le code de retour de
Dnsmasq correspond au code de retour du script plus 10.
LIMITES
Les valeurs par défaut pour les limites de ressources de Dnsmasq sont
en général conservatrices et appropriées pour des utilisations
embarquées sur des machines de type routeur ayant des processeurs lents
et une mémoire limitée. Sur du matériel plus performant, il est
possible d’augmenter les limites et de gérer plus de clients. Les
remarques suivantes s’appliquent à Dnsmasq version 2.37 et ultérieur :
les versions précédentes ne montaient pas en charge aussi bien.
Dnsmasq est capable de gérer le DNS et DHCP pour au moins un millier de
clients. Evidement, pour cela la valeur de --dhcp-lease-max doit être
augmentée et la durée des baux ne doit pas être très courte (moins
d’une heure). La valeur de --dns-forward-max peut-être augmentée :
commencer par la rendre égale au nombre de clients et l’augmenter si le
DNS semble lent. Noter que la performance du DNS dépends également de
la performance des serveurs amonts. La taille du cache DNS peut- être
augmentée : la limite en dur est de 10000 entrées et la valeur par
défaut (150) est très basse. Envoyer un signal SIGUSR1 à Dnsmasq le
fait émettre des informations utiles pour paramétrer la taille de
cache. Voir la section NOTES pour plus de détails.
Le serveur TFTP intégré est capable de plusieurs transferts de fichiers
simultanés : La limite absolue est liée au nombre maximal de
descripteurs de fichiers alloué à un processus et à la capacité de
l’appel système select() à gérer un grand nombre de HANDLE de fichier.
Si la limite est fixée trop haut par le biais de --tftp-max elle sera
réduite et la limite actuelle sera enregistrée au démarrage. Il faut
noter que plus de transferts sont possible lorsque le même fichier est
transmis au lieu d’avoir un fichier différent pour chaque transfert.
Il est possible d’utiliser Dnsmasq pour bloquer la publicité sur la
toile en associant des serveurs de publicité bien connus à l’adresse
127.0.0.1 ou 0.0.0.0 par le biais du fichier /etc/hosts ou d’un fichier
d’hôte additionnel. Cette liste peut-être très longue, Dnsmasq ayant
été testé avec succès avec un million de noms. Cette taille de fichier
nécessite un processeur à 1 Ghz et environ 60 Mo de RAM.
FICHIERS
/etc/dnsmasq.conf
/usr/local/etc/dnsmasq.conf
/etc/resolv.conf
/etc/hosts
/etc/ethers
/var/lib/misc/dnsmasq.leases
/var/db/dnsmasq.leases
/var/run/dnsmasq.pid
VOIR AUSSI
hosts(5), resolver(5)
AUTEUR
Cette page de manuel a été écrite par Simon Kelley
<simon@thekelleys.org.uk>.
La traduction dans un français bancal a été commise par Gildas Le Nadan
<3ntr0p13@gmail.com> : Toute révision/correction permettant de corriger
orthographe ou grammaire mais surtout les éventuelles fautes de sens
sera la bienvenue!
DNSMASQ(8)