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apt_0.7.20.2ubuntu6_i386 
NOM
apt.conf - Fichier de configuration pour APT
DESCRIPTION
Le fichier apt.conf est le principal fichier de configuration de la
collection d´outils que constitue APT ; tous les outils font appel à ce
fichier de configuration et utilisent un analyseur syntaxique en ligne
de commande commun afin de fournir un environnement uniforme. Quand un
outil d´APT démarre, il lit (si elle existe) la variable
d´environnement APT_CONFIG ; puis il lit les fichiers situés dans
Dir::Etc::Parts ainsi que le principal fichier de configuration indiqué
par Dir::Etc::main ; enfin il applique les options de la ligne de
commande qui annulent les directives de configuration, chargeant, si
nécessaire, d´autres fichiers de configuration.
Le fichier de configuration est construit comme un arbre d´options
organisées en groupes fonctionnels. On se sert du double deux points
(« :: ») pour indiquer une option ; par exemple, APT::Get::Assume-Yes
est une option pour le groupe d´outils APT, destinée à l´outil Get. Les
options n´héritent pas des groupes de leurs parents.
Syntaxiquement, le langage de configuration est conçu sur le même
modèle que les langages utilisés par des outils ISC tels que bind et
dhcp. Une ligne qui commence par // est un commentaire et elle est
ignorée. Chaque ligne est de la forme : APT::Get::Assume-Yes "true"; Le
point-virgule final est obligatoire et les guillemets sont optionnels.
On peut déclarer un nouveau champ d´action avec des accolades, comme
suit :
APT {
Get {
Assume-Yes "true";
Fix-Broken "true";
};
};
avec des retours à la ligne pour faciliter la lecture. On peut créer
des listes en ouvrant un champ d´action et en mettant un seul mot entre
apostrophes suivi d´un point-virgule. On peut mettre plusieurs entrées,
séparées par un point-virgule.
DPkg::Pre-Install-Pkgs {"/usr/sbin/dpkg-preconfigure --apt";};
Les modèles /usr/share/doc/apt/examples/apt.conf
/usr/share/doc/apt/examples/configure-index.gz montrent à quoi devrait
ressembler le fichier de configuration.
Deux éléments spéciaux sont autorisés : #include et #clear. #include
inclut le fichier donné en argument, à moins que le nom ne se termine
par une barre oblique. #clear sert à effacer une liste de noms.
Tous les outils d´APT possèdent une option -o qui permet de spécifier
une configuration arbitraire depuis la ligne de commande. La syntaxe
consiste en un nom complet d´option (par exemple APT::Get::Assume-Yes)
suivi par un signe égal, puis par la nouvelle valeur de l´option. On
peut compléter une liste en ajoutant un « :: » au nom de la liste.
LE GROUPE APT
Ce groupe d´options contrôle aussi bien le comportement global d´APT
que la prise en compte des options pour chaque outil.
Architecture
L´architecture du système ; cette option positionne l´architecture
à utiliser pour récupérer des fichiers et analyser des listes de
paquets. L´architecture interne par défaut est celle pour laquelle
APT a été compilé.
Ignore-Hold
Ignore les paquets « gelés » ; cette option globale indique au
système de résolution de ne pas tenir compte des paquets « gelés »
dans sa prise de décision.
Clean-Installed
Avec cette option qui est activée par défaut, la fonctionnalité
« autoclean » supprime tout paquet qui ne peut plus être récupéré
dans le cache. Quand cette option est désactivée, les paquets qui
sont installés localement sont aussi exclus du nettoyage - mais
notez que APT ne fournit aucun moyen direct pour les réinstaller.
Immediate-Configure
Désactive la configuration immédiate ; cette dangereuse option
désactive une partie du code de mise en ordre de APT pour que ce
dernier effectue le moins d´appels possible à Dpkg. C´est peut-être
nécessaire sur des systèmes lents à un seul utilisateur mais c´est
extrêmement dangereux et cela peut faire échouer les scripts
d´installation, voire pire. Utilisez-la à vos risques et périls.
Force-LoopBreak
Ne jamais activer cette option à moins que vous ne sachiez -
réellement - ce que vous faites. Elle autorise APT à supprimer
temporairement un paquet essentiel pour mettre fin à une boucle
Conflicts / Conflicts ou Conflicts / Pre-Depends entre deux paquets
essentiels. UNE TELLE BOUCLE NE DOIT JAMAIS SE PRODUIRE : C´EST UN
BOGUE SÉRIEUX. Cette option fonctionne si les paquets essentiels ne
sont pas tar, gzip, libc, dpkg, bash ou tous les paquets dont ces
paquets dépendent.
Cache-Limit
APT utilise un fichier cache d´une taille mémoire fixe pour ranger
les informations du fichier « available ». Cette option fixe la
taille de ce cache.
Build-Essential
Cette option définit les paquets qui sont considérés comme faisant
partie des dépendances essentielles pour la construction des
paquets.
Get
La sous-section Get contrôle l´outil apt-get(8), veuillez consulter
sa documentation pour avoir plus d´informations sur les options en
question.
Cache
La sous-section Cache contrôle l´outil apt-cache(8), veuillez
consulter sa documentation pour avoir plus d´informations sur les
options en question.
CDROM
La sous-section CDROM contrôle l´outilapt-cdrom(8), veuillez
consulter sa documentation pour avoir plus d´informations sur les
options en question.
LE GROUPE ACQUIRE
Le groupe d´options Acquire contrôle le téléchargement des paquets et
les gestionnaires d´URI.
Queue-Mode
Le mode file d´attente ; Queue-Mode peut prendre une valeur parmi
host ou access et cela détermine comment APT parallélise les
connexions sortantes. Host signifie qu´une connexion par cible
sera initiée, tandis que access signifie qu´une connexion par type
d´URI sera initiée.
Retries
Nombre d´essais à effectuer. Si ce nombre n´est pas nul, APT essaie
de récupérer, le nombre donné de fois, les fichiers dont la
récupération a échoué.
Source-Symlinks
Utilise des liens symboliques pour les archives de sources.
Positionnée à « true », cette option crée si possible des liens
symboliques vers les archives de sources au lieu de les copier. Par
défaut à « true ».
http
URI HTTP ; http::Proxy est le mandataire (proxy) http à utiliser
par défaut. Il se présente sous la forme standard :
http://[[user][:pass]@]host[:port]/. En utilisant la syntaxe :
http::Proxy::<host>, où le mot-clé spécial DIRECT indique de
n´utiliser aucun mandataire, on peut spécifier un mandataire pour
chaque machine distante. La variable d´environnement http_proxy
remplace tous ces paramètres.
Trois options de configuration sont fournies pour le contrôle des
caches qui sont compatibles avec HTTP/1.1. No-Cache signifie que
le mandataire ne doit pas du tout utiliser les réponses qu´il a
stockées ; Max-Age sert uniquement pour les fichiers d´index : cela
demande au cache de les mettre à jour quand leur ancienneté est
supérieure au nombre de secondes donné. Debian met à jour son
fichier d´index de manière journalière, la valeur par défaut est
donc de 1 jour. No-Store sert uniquement pour les fichiers
d´archive : cela demande au cache de ne jamais garder la requête.
Cela peut éviter de polluer un cache mandataire avec des fichiers
.deb très grands. Note : Squid 2.0.2 ne prend en compte aucune de
ces options.
L´option timeout positionne le compteur de temps mort (timeout)
utilisé par la méthode : cela vaut pour tout (connexion, données).
Une option de configuration est fournie pour contrôler la
profondeur du tube pour le cas où un serveur distant n´est pas
conforme à la RFC ou est bogué (comme Squid 2.0.2).
Acquire::http::Pipeline-Depth a une valeur comprise entre 0 et 5 :
elle indique le nombre de requêtes en attente qui peuvent être
émises. Quand la machine distante ne conserve pas correctement les
connexions TCP, on DOIT donner une valeur égale à 0 -- sinon des
données seront corrompues. Les machines qui ont besoin de cette
option ne respectent pas la RFC 2068.
ftp
URI FTP ; ftp::Proxy est le serveur mandataire par défaut Ã
utiliser. Il se présente sous la forme standard :
ftp://[[user][:pass]@]host[:port]/ ; il est remplacé par la
variable d´environnement ftp_proxy. Pour utiliser un mandataire
ftp, vous devez renseigner l´entrée ftp::ProxyLogin dans le fichier
de configuration. Cette entrée spécifie les commandes qui disent au
serveur mandataire comment se connecter. Voyez
/usr/share/doc/apt/examples/configure-index.gz pour savoir comment
faire. Les variables de substitution disponibles sont :
$(PROXY_USER), $(PROXY_PASS), $(SITE_USER), $(SITE_PASS), $(SITE),
et $(SITE_PORT). Chacune correspond à un élément de l´URI.
L´option timeout positionne le compteur de temps mort (timeout)
utilisé par la méthode : cela vaut pour tout (connexion, données).
Plusieurs options de configuration sont fournies pour contrôler le
mode passif. Généralement, c´est plus sûr d´activer le mode
passif ; cela marche dans presque tous les environnements.
Cependant, certaines situations nécessitent que le mode passif soit
désactivé et que le mode « port » de ftp soit utilisé à la place.
On peut le faire globalement, pour des connexions qui passent par
un mandataire ou pour une machine spécifique (examinez le modèle de
fichier de configuration).
On peut utiliser un mandataire FTP pour atteindre une cible HTTP en
positionnant la variable d´environnement ftp_proxy à une url http
-- consultez la méthode http ci-dessus pour la syntaxe. On ne peut
pas fixer cette variable dans le fichier de configuration et il
n´est pas recommandé d´utiliser HTTP par FTP à cause de son peu
d´efficacité.
L´option ForceExtended contrôle l´utilisation des commandes liées Ã
la RFC 2428, EPSV et EPRT. Par défaut, elle vaut « false » ; ce qui
signifie que ces commandes ne sont utilisées que pour une connexion
de type IPv6. Quand elle vaut « true », on les utilise même si la
connexion est de type IPv4. La plupart des serveurs FTP ne suivent
pas la RFC 2428.
cdrom
URI CDROM ; la seule option de configuration pour les URI de CDROM
est le point de montage : cdrom::Mount ; il doit représenter le
point de montage du lecteur de cédérom indiqué dans /etc/fstab. On
peut fournir d´autres commandes de montage et de démontage quand le
point de montage ne peut être listé dans le fichier /etc/fstab (par
exemple, un montage SMB). Syntaxiquement, il faut placer
"/cdrom/"::Mount "foo";
dans le bloc cdrom. La barre oblique finale est importante. Les
commandes de démontage peuvent être spécifiées en utilisant UMount.
gpgv
URI GPGV ; la seule option pour les URI GPGV est celle qui permet
de passer des paramètres à gpgv. gpgv::Options Options
supplémentaires passées à gpgv.
LES RÉPERTOIRES
Les répertoires de la section Dir::State concernent le système local.
lists est le répertoire où placer les listes de paquets téléchargés et
status est le nom du fichier d´état de Dpkg. preferences concerne
APT : c´est le nom du fichier des préférences. Dir::State contient le
répertoire par défaut préfixé à tous les sous-éléments, quand ceux-ci
ne commencent pas par / ou ./.
Dir::Cache contient les emplacements qui renseignent sur le cache
local : par exemple, les deux caches de paquets srcpkgcache et
pkgcache, et aussi l´endroit où sont placées les archives téléchargées,
Dir::Cache::archives. On peut empêcher la création des caches en
laissant leur nom en blanc. Cela ralentit le démarrage mais cela sauve
de l´espace disque. Il vaut mieux se passer du cache pkgcache plutôt
que se passer du cache srcpkgcache. Comme pour Dir::State, le
répertoire par défaut est contenu dans Dir::Cache.
Dir::Etc contient l´emplacement des fichiers de configuration,
sourcelist indique l´emplacement de la liste de sources et main est le
fichier de configuration par défaut (le modifier n´a aucun effet, Ã
moins qu´on ne le modifie avec le fichier de configuration indiqué par
la variable APT_CONFIG).
Dir::Parts lit, par ordre d´entrée, tous les fragments de configuration
dans le répertoire indiqué. Ensuite, le fichier principal de
configuration est chargé.
Les programmes binaires sont pointés par Dir::Bin. L´emplacement des
gestionnaires de méthodes est indiqué par Dir::Bin::Methods ; gzip,
Dpkg, apt-get, dpkg-source, dpkg-buildpackage et apt-cache indiquent
l´emplacement des programmes correspondants.
APT ET DSELECT
Quand APT est utilisé comme une méthode de dselect(8), plusieurs
directives contrôlent le comportement par défaut. On les trouve dans la
section DSelect.
Clean
Mode de nettoyage du cache ; cette variable peut prendre l´une des
valeurs suivantes : « always », « prompt », « auto », « pre-auto »
et « never ». « always » et « prompt » suppriment tous les paquets
du cache après la mise à niveau ; « prompt » (valeur par défaut)
les supprime après une demande et « auto » ne supprime que les
archives qui ne peuvent plus être téléchargées (remplacées, par
exemple, par une nouvelle version). « pre-auto » les supprime avant
de récupérer de nouveaux paquets.
Options
Le contenu de cette variable est passé à apt-get(8) avec les
options de la ligne de commande quand ce programme est utilisé dans
la phase d´installation.
UpdateOptions
Le contenu de cette variable est passé à apt-get(8) avec les
options de la ligne de commande quand ce programme est utilisé dans
la phase de mise à jour.
PromptAfterUpdate
Si cette option est « vraie », l´opération [U]pdate de dselect(8)
interroge toujours l´utilisateur avant de continuer. Par défaut, ce
n´est qu´en cas d´erreur que l´on propose à l´utilisateur
d´intervenir.
COMMENT APT APPELLE DPKG
Plusieurs directives de configuration contrôlent la manière dont APT
invoque dpkg(8) : elles figurent dans la section DPkg.
Options
Il s´agit d´une liste d´options à passer à dpkg. Les options
doivent être déclarées en utilisant la notation de liste et chaque
élément de liste est passé comme un seul argument à dpkg(8).
Pre-Invoke, Post-Invoke
Il s´agit d´une liste de commandes shell à exécuter avant ou après
l´appel de dpkg(8). Tout comme pour Options, on doit utiliser la
notation de liste. Les commandes sont appelées dans l´ordre, en
utilisant /bin/sh : APT s´arrête dès que l´une d´elles échoue.
Pre-Install-Pkgs
Il s´agit d´une liste de commandes shell à exécuter avant d´appeler
Dpkg. Tout comme pour Options, on doit utiliser la notation de
liste. Les commandes sont appelées dans l´ordre, en utilisant
/bin/sh : APT s´arrête dès que l´une d´elles échoue. Sur l´entrée
standard, APT transmet aux commandes les noms de tous les fichiers
.deb qu´il va installer, à raison d´un par ligne.
La deuxième version de ce protocole donne plus de renseignements :
on obtient la version du protocole, la configuration de APT et les
paquets, fichiers ou versions qui ont changé. On autorise cette
version en positionnant DPkg::Tools::Options::cmd::Version à 2.
cmd est une commande passée à Pre-Install-Pkgs.
Run-Directory
APT se place dans ce répertoire avant d´appeler Dpkg ; par défaut
c´est le répertoire /.
Build-Options
Ces options sont passées à dpkg-buildpackage(1) lors de la
compilation des paquets ; par défaut la signature est désactivée et
tous les binaires sont créés.
LES OPTIONS DE DÉBOGAGE
La plupart des options de la section debug n´ont aucun intérêt pour le
simple utilisateur ; cependant, Debug::pkgProblemResolver affiche
d´intéressantes informations sur les décisions que prend la commande
dist-upgrade. Debug::NoLocking désactive le verrouillage de fichier de
manière à ce que APT puisse effectuer quelques opérations sans être
« root » et Debug::pkgDPkgPM affiche la ligne de commande à chaque
appel de Dpkg. Debug::IdentCdrom désactive l´inclusion de données de
type statfs dans les ID de CDROM. Debug::Acquire::gpgv Débogage de la
méthode gpgv.
EXEMPLES
Le fichier /usr/share/doc/apt/examples/configure-index.gz contient un
modèle de fichier montrant les valeurs par défaut de toutes les options
possibles.
FICHIERS
/etc/apt/apt.conf
VOIR AUSSI
apt-cache(8), apt-config(8), apt_preferences(5).
BOGUES
Voyez la
page concernant les bogues d´APT[1]. Si vous voulez signaler un bogue,
consultez le texte /usr/share/doc/debian/bug-reporting.txt ou utilisez
la commande reportbug(1).
TRADUCTION
Jérôme Marant. 2000 ; mise à jour : Philippe Batailler. 2005.
<debian-l10n-french@lists.debian.org>.
AUTHORS
Jason Gunthorpe
Auteur.
APT team
Auteur.
NOTES
1. page concernant les bogues d’APT
http://bugs.debian.org/src:apt