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kernel-package_11.015_all 
NOM
kernel-package - Un système pour créer des paquets liés aux noyaux
DESCRIPTION
Le paquet kernel-package est né du désir d’automatiser les étapes du
processus requis pour compiler et installer un noyau personnalisé. Si
vous cherchez des informations sur la façon d’utiliser kernel-package,
jetez un coup d’oeil sur le manuel make-kpkg(1). Vous trouverez les
instructions de configuration dans kernel-pkg.conf(5).
Avantages de lâ€â€™utilisation de kernel-package
i) Le confort
Il est parfois habituel de compiler les noyaux à la main,
ce qui implique toute une série d’étapes à suivre dans
l’ordre ; kernel-package a été écrit afin de prendre en
charge toutes les étapes requises (il va plus loin
maintenant, mais c’est ce qu’il fait essentiellement). Ce
point est particulièrement important pour les débutants.
make-kpkg gère toutes les étapes nécessaires à la
compilation d’un noyau, et l’installation de noyaux
devient un jeu d’enfant.
ii) Gestion de multiples images
Vous pouvez maintenir de multiples versions d’images de
noyau sur votre machine sans soucis.
iii) Multiple Flavors of the same kernel version
It has a facility for you to keep multiple flavors of the
same kernel version on your machine (you could have a
stable 2.0.36 version, and a 2.0.36 version patched with
the latest drivers, and not worry about contaminating the
modules in /lib/modules).
iv) Réglages par défaut inclus
Le paquet sait que certaines architectures utilisent
vmlinuz plutôt que vmlinux), et d’autres zImage plutôt
que bzImage. Il appelle alors la bonne cible, et prend en
charge la copie du bon fichier au bon endroit.
v) Entrées pour les modules
Plusieurs autres paquets de modules sont intégrés dans
kernel-package, ce qui permet de façon transparente la
compilation (par exemple) des modules pcmcia pendant que
quelqu’un d’autre au même moment compile le noyau, tout
en ayant l’assurance que les modules ainsi compilés
seront compatibles avec ce noyau.
vi) Gestion par dpkg
Vous pouvez gérer les noyaux ainsi créés avec le système
de gestion des paquets, car un fichier .deb est créé, et
dpkg peut en prendre le contrôle. Cela facilite la tâche
des autres paquets qui dépendent des paquets du noyau.
vii) Suivi de configuration
Il garde une trace du fichier de configuration de chacune
des images du noyau dans /boot, fichier qui fait partie
du paquet. Les images du noyau et le fichier de
configuration sont, Ã partir de cet instant, toujours
associés.
viii) Multiples fichiers de configuration
Vous pouvez spécifier un répertoire de fichiers de
configuration, contenant des fichiers différents pour
chaque sous-architecture (et même différents fichiers de
configuration pour i386, i486, etc.). C’est très pratique
pour ceux qui ont besoin de compiler des noyaux pour une
grande variété de sous-architectures.
ix) Paquets .deb associés au noyau
Vous pouvez créer un paquet contenant les entêtes, ou les
sources, dans le format de fichier .deb, ce qui permet de
les placer sous le contrôle du système de gestion des
paquets (car parfois d’autres paquets ont besoin que le
système de gestion en connaisse l’existence).
x) Création de script du responsable
Puisque le paquet de l’image du noyau est un paquet
Debian à part entière, il est fourni avec les scripts du
responsable, qui gère les détails tels que la possibilité
de rendre le disque amorçable, de manipuler les liens
symboliques dans / afin de préserver le contenu des
fichiers du chargeur de démarrage (« boot loader » (il se
réfère simplement aux liens symboliques plutôt qu’aux
vrais fichiers d’image, le nom des liens symboliques
étant inchangé, alors que les noms des vrais fichiers
image sont modifiés pour chaque version).
xi) Gestion des sous-architectures
La multitude des sous-architectures qui ont fleuris Ã
l’ombre du m68k et du power-pc est gérée.
xii) Gestion des patchs du noyau
Il est possible d’appliquer des patches additionnels du
noyau fournis sous la forme d’un fichier .deb, et de
fabriquer par magie un noyau patché, tout en conservant
une arborescence des sources du noyau inchangée.
xiii) Images de noyau portables
Vous pouvez compiler un noyau pour un autre ordinateur,
en utilisant par exemple une machine rapide pour la
compilation d’un noyau à destination d’une machine plus
lente. C’est vraiment très pratique puisque les modules
sont inclus dans le fichier .deb, et que l’on n’a pas Ã
gérer les modules à la main.
xiv) Personnalisations sur la machine cible
La post-installation consulte le fichier de configuration
de la machine installée (et non celui de la machine sur
laquelle le noyau a été compilé), et offre Ã
l’administrateur local la possibilité de gérer les liens
symboliques, de lancer ou non la gestion du programme
d’amorçage (Ndt :bootloader), et la création ou non d’une
disquette de boot.
xv) Points dâ€â€™entrée lors de lâ€â€™exécution
Les scripts de post-installations et de post-suppression
offrent à l’administrateur de la machine locale la
possibilité d’inclure un script dans le déroulement de
l’installation. Cela permet, entre autres, aux
utilisateurs du grub l’ajout ou la suppression d’items
pointant sur les noyaux dans le menu de démarrage (des
scripts d’exemple sont fournis dans le paquet).
xvi) Description précise de la version du noyau
Vous pouvez ajouter un descriptif à la version du noyau
soit en ligne de commande, soit en définissant une
variable d’environnement. De cette façon, si votre noyau
s’appelle kernel-image-2.4.1Chez.Paulo, il a peu de
chances d’être effacé par le noyau 2.4.1 officiel,
puisqu’il ne s’agit pas de la même version.
Inconvénients de lâ€â€™utilisation de make-kpkg
i) Automatisation
La fabrication de noyaux par cette méthode est une approche
prémachée, et il y a des gens qui préfèrent le brut de fonderie.
ii) Non traditionnel
Ce n’est pas l’usage hors du monde Debian. Cela rompt avec la
tradition. (D’un autre coté, cela devient une tradition Debian
de plus en plus répandue).
iii) Il faut être administrateur
Vous êtes obligé d’utiliser soit fakeroot, sudo, super, ou
d’être l’administrateur pour créer le fichier .deb de l’image du
noyau (ce n’est pas pire qu’avant, quand il n’y avait pas
fakeroot).
FICHIERS
/etc/kernel-pkg.conf. /etc/kernel-img.conf.
VOIR AUSSI
make-kpkg(1), make(1), le manuel GNU Make
BOGUES
Il n’y a pas d’erreur. Toute ressemblance avec un bogue est du délire.
Vraiment.
AUTEUR
Cette page a été écrite par Manoj Srivastava, <srivasta@debian.org>,
pour le système Debian GNU/Linux.