Provided by: kernel-package_11.015_all bug

NOM

       kernel-pkg.conf - fichier de configuration général pour make-kpkg

SYNOPSIS

       /etc/kernel-pkg.conf ou ~/.kernel-pkg.conf

DESCRIPTION

       The  file  /etc/kernel-pkg.conf  or  ~/.kernel-pkg.conf  is  actually a
       Makefile snippet included during the kernel packages build process, and
       hence  you may put any legal Makefile directive in that file (just make
       very sure you know what you are doing).  If the per user  configuration
       file  ~/.kernel-pkg.conf  exists,  it  is loaded in favor of the system
       wide configuration file /etc/kernel-pkg.conf.

       Toutes les variables  ont  des  valeurs  raisonnables  par  défaut,  et
       peuvent  être  outrepassées  ponctuellement  ou sur la base de choix de
       l’utilisateur grâce aux variables  d’environnement.  Certaines  de  ces
       variables  peuvent  de  plus  être  modifiées  grâce  à  des options de
       make-kpkg.

       Les variables  actuellement  modifiables  par  l’utilisateur  sont  les
       suivantes:

       maintainer
              Mainteneur   local   des   paquets   kernel-*.  Défini  lors  de
              l’installation du paquet par le script de post-installation.  Il
              est    possible   de   l’outrepasser   grâce   à   la   variable
              d’environnement KPKG_MAINTAINER. Veuillez noter que  tout  signe
              de  type  « ’ »  doit être protégé, comme dans maintainer = John
              O’\”Brien. Oui, ce n’est pas terrible, mais ça marche.

       email  L’adresse  de  courriel  de  cette  personne.  Définie  lors  de
              l’installation  du paquet par le script de post-installation. Il
              est   possible   de   l’outrepasser   grâce   à   la    variable
              d’environnement KPKG_EMAIL.

       pgp    Nom  à  rechercher  dans  la  base de données pgp si des modules
              séparés  (tels  que  pcmcia,  etc.)  ont   été   compilés   dans
              /usr/src/modules/.  Il  est possible de l’outrepasser grâce à la
              variable d’environnement  PGP_SIGNATURE,  et  il  peut  être  (à
              nouveau)  outrepassé par l’option --pgpsign de make-kpkg. Valeur
              par défaut : maintainer. (Optionnel)

       debian The version of the kernel packages, includes both  the  upstream
              Set  to  YES,  this causes a make clean to be run in the version
              and the Debian revision. Can be overridden  by  the  environment
              variable  DEBIAN_REVISION,  and  is  overridden  (again)  by the
              --revision     option     of     make-kpkg.      Defaults     to
              <VERSION>-10.0.0.Custom (Optional)

       debian_revision_mandatory
              Habituellement   non   définie.   Si   elle,   ou   la  variable
              d’environnement DEBIAN_REVISION_MANDATORY, sont définies,  alors
              l’absence de numéro de révision Debian entraînera une erreur (et
              make-kpkg   ne   fournira   pas    la    valeur    par    défaut
              « 10.0.0.Custom »).

       link_in_boot
              Mettre à « True » si vous voulez que le lien symbolique pointant
              vers l’image du noyau, à savoir vmlinuz, soit dans /boot  plutôt
              que  dans  /.  Il est possible de l’outrepasser avec la variable
              d’environnement  LINK_IN_BOOT.   Non   renseigné   par   défaut.
              (Optionnel)

       kimage Type  d’image  du  noyau (zImage ou bzImage par exemple). Il est
              possible de l’outrepasser grâce à  la  variable  d’environnement
              IMAGE_TYPE,  et  il  est  possible de l’outrepasser (de nouveau)
              grâce aux options --zimage ou --bzimage de make-kpkg. Valeur par
              défaut : bzImage. (Optionnel)

       no_symlinks
              Définit s’il faut utiliser des liens symboliques avec le fichier
              image. Il est possible de  l’outrepasser  grâce  à  la  variable
              d’environnement NO_SYMLINK et est l’opposée de reverse_symlinks.
              Elle peut être utilisée  avec  link_in_boot.L’image  réelle  est
              mise  dans  vmlinuz,  au  lieu de /boot/vmlinuz-X.X.XX. L’ancien
              vmlinuz est renommé d’office en vmlinuz.old. (Normalement,  cela
              n’est fait que si la version de la nouvelle image est différente
              de l’ancienne). Vous ne pouvez avoir que deux images, à moins de
              prendre  des  mesures  pour  conserver  des copies des anciennes
              images. Cela peut servir à ceux qui ont /boot sur un système qui
              n’utilise  pas  les  liens  symboliques ;  ils  utilisent  aussi
              loadlin comme programme de démarrage. C’est un  bidouillage.  La
              valeur par défaut est «No ».

       reverse_symlinks
              Whether  to  use reverse symlinks (that is, the real file is the
              one without the version number, and the numbered version is  the
              link)  to  the  image file. Can be overridden by the environment
              variable REVERSE_SYMLINK Mutually exclusive to no_symlinks.  Can
              be  used  with  link_in_boot. Just like no_symlinks, except that
              the /boot/vmlinuz-X.XX is  symlinked  to  the  real  new  image,
              vmlinuz.  This,  too,  restricts  you  to just two images unless
              further action is taken. The older symlinks are  left  dangling.
              This  is  for people with /boot on umsdos, and who can’t see the
              link in dos, but do want to  know  the  image  version  when  in
              Linux.  This is a Hack.  Defaults to undefined. (optional)

       patch_the_kernel
              Variable  réservée  seulement  aux experts. Si elle est réglée à
              « YES »   (la    variable    d’environnement    PATCH_THE_KERNEL
              l’outrepasse),    le   processus   de   construction   déclenche
              l’exécution             de             run-parts             sur
              /usr/src/kernel-patches/$(architecture)/apply  et  (si  tout  se
              passe bien) lance l’opération inverse lors du  nettoyage  (NdT :
              clean)         en         exécutant         run-parts        sur
              /usr/src/kernel-patches/$(architecture)/unpatch.  L’architecture
              spéciale   « all »   sert  aux  patches  indépendants  de  toute
              architecture.

       config_target
              Choix du type de configuration à  exécuter.  Par  défaut,  c’est
              « oldconfig»,  ce  qui  est  pratique  pour  les  lancements non
              interactifs (ou aux interactions réduites au minimum).  Si  vous
              avez  défini  patch_the_kernel  à «YES » et que certains patches
              modifient les choix de configuration disponibles,  vous  voudrez
              probablement  un  autre  type (telle que menuconfig ou xconfig).
              (La variable d’environnement CONFIG_TARGET outrepasse ce choix).
              Si  la  valeur  de  config_target  n’est  ni  config, oldconfig,
              menuconfig ou xconfig, elle est alors réinitialisée à oldconfig.

       use_saved_config
              Variable  réservée  seulement  aux experts. Si elle est réglée à
              « NO » (la variable d’environnement USE_SAVED_CONFIG  outrepasse
              cela),  le  fichier  .config.save  du  répertoire  au  sommet de
              l’arborescence est ignoré.

       root_cmd
              C’est  une  variable  dont  le  but  est  d’être   transmise   à
              dpkg-buildpackage  dans la cible buildpackage. Elle doit fournir
              un moyen d’obtenir les  droits  d’accès  du  superutilisateur  (
               sudo   ou   fakeroot   par  exemple),  un peu à la façon de
              l’option -r de dpkg-buildpackage.  La  variable  d’environnement
              ROOT_CMD  a  priorité  sur celle-ci. La variable d’environnement
              UNSIGN_SOURCE  fournit  à  cette  commande  l’option  qui  force
              dpkg-buildpackage  à  ne  pas  signer  la  source, et de la même
              façon, la variable d’environnement  UNSIGN_CHANGELOG  fournit  à
              cette  commande  l’option  qui  force dpkg-buildpackage à ne pas
              signer le changelog. Là encore, cette variable n’est  utile  que
              pour  la  cible buildpackage. Réglez la variable d’environnement
              ROOT_CMD si vous voulez juste construire l’image du  noyau,  par
              exemple.

       delete_build_link
              Lorsque   réglée   à   « YES »,   supprime  le  lien  symbolique
              /lib/modules/$VERSION/build pointant  sur  le  paquet  .deb.  La
              variable  d’environnement DELETE_BUILD_LINK a priorité sur cette
              option.

       do_clean
              Si elle est définie à « YES », un  make  clean  sera  lancé  sur
              l’arborescence  des  sources  du  noyau après la construction du
              paquet  de  l’image  du  noyau.  La   variable   d’environnement
              CLEAN_SOURCE a priorité sur cette option.

       install_vmlinux
              Si elle est réglée à « YES », l’image non compressée du noyau au
              format  ELF  sera  installée  en  plus  de   l’image   compressé
              (vmlinuz).    Cette   image   est   indispensable   à   oprofile
              (oprofile.sourceforge.net,   pour    i386    uniquement)    pour
              l’optimisation du noyau et de l’espace utilisateur.

       image_clean_hook
              Lorsqu’elle  correspond  à  un  programme,  celui-ci  est  alors
              exécuté sur la racine (temporaire) de  l’arborescence  du  noyau
              avant  l’empaquetage  des sources. Cela n’a aucun effet sur quoi
              que ce soit d’autre que les sources en cours  d’empaquetage.  Si
              le   script   agit  sur  le  répertoire  courant  et  ses  fils,
              l’arborescence originale des sources  demeure  inchangée.  Utile
              pour  faciliter  le  modelage  des  sources  du  noyau  en cours
              d’empaquetage.

       source_clean_hook
              Lorsqu’il correspond à un programme, celui-ci  est  alors  lancé
              sur  la  racine des répertoires des en-têtes du noyau avant leur
              empaquetage,   ./debian/tmp-source/usr/src/kernel-source-X.X.XX.
              Cela  n’a  aucun  effet  sur  quoi  que  ce soit d’autre que les
              sources en  cours  d’empaquetage.  Si  le  script  agit  sur  le
              répertoire  courant  et  ses  fils, l’arborescence originale des
              sources demeure inchangée. Utile pour faciliter le modelage  des
              en-têtes  du  noyau  en  cours  d’empaquetage (en supprimant par
              exemple les  répertoires  de  contrôle  de  version,  ou  en  se
              débarrassant des architectures non désirées).

       header_clean_hook
              Lorsqu’il  correspond  à  un programme, celui-ci est alors lancé
              sur la racine des répertoires des en-têtes du noyau  avant  leur
              empaquetage.  Cela  n’a aucun effet sur quoi que ce soit d’autre
              que les sources en cours d’empaquetage. Si le script agit sur le
              répertoire  courant  et  ses  fils, l’arborescence originale des
              sources  demeure  inchangée.  Utile  pour  faciliter   la   cure
              d’amaigrissement  des  en-têtes  du noyau en cours d’empaquetage
              (en supprimant  par  exemple  les  répertoires  de  contrôle  de
              version,  ou en se débarrassant des architectures non désirées).

       doc_clean_hook
              Lorsqu’il correspond à un programme, celui-ci est alors  exécuté
              sur  la  racine  de l’arborescence de la documentation avant son
              empaquetage. Cela n’a aucun effet sur quoi que soit d’autre  que
              la  documentation  en cours d’empaquetage. Si le script agit sur
              le répertoire courant  et  ses  fils,  l’arborescence  originale
              demeure  inchangée.  Utile  pour  faciliter  le  modelage  de la
              documentation du noyau en cours d’empaquetage (en supprimant par
              exemple  les  répertoires  de  contrôle  de  version,  ou  en se
              débarrassant des architectures non désirées).

       extra_docs
              Cette  variable   pourra   contenir   le   chemin   vers   toute
              documentation  supplémentaire  qui  sera alors installée dans le
              répertoire /usr/share/doc/kernel-image-X.X.XX/. Il n’y a pas  de
              détection  de  conflit  de  noms,  et  les  fichiers ne sont pas
              compressés. De ce fait, si vous voulez que ces  fichiers  soient
              compressés,  compressez-les  et indiquez alors le chemin vers le
              fichier compressé.  La  variable  d’environnement  EXTRA_DOCS  a
              priorité  sur cette option, et indiquera certainement la manière
              de spécifier la documentation supplémentaire.

       kpkg_follow_symlinks_in_src
              This option is especially useful  for  people  who  use  symlink
              farms  to  compile  kernels. With this option, kernel-source and
              kernel-header packages  shall  not  be  just  full  of  dangling
              symlinks,  instead, the symbolic links shall be followed. Please
              note that any symbolic links in  the  kernel  sources  would  be
              flattened     as     well.      The     environment     variable
              KPKG_FOLLOW_SYMLINKS_IN_SRC overrides this.

       make_libc_headers
              Variable pour le responsable de la libc6 qui, lorsqu’il  compile
              la  libc6,  empaquette  aussi  les  en-têtes correspondants. NY
              TOUCHEZ PAS à moins de  savoir  ce  que  vous  faites,  car  une
              différence  entre  les  en-têtes que vous empaquetez et la libc6
              peut vraiment déclencher de subtiles instabilités dans tous  les
              codes compilés sur votre machine. Vous êtes prévenu. La variable
              d’environnement MAKE_LIBC_HEADERS a priorité sur cette option.

       CONCURRENCY_LEVEL
              Si elle est définie, cette variable règle le nombre de processus
              concurrents  qu’utilisera  make  pour  compiler  le noyau et les
              modules, grâce à l’option -j de la commande make lancée  par  la
              cible  build  de  make-kpkg.  Doit être, si elle est définie, un
              (petit) entier.

       ARCH_IN_NAME
              Si elle est définie, cette variable force make-kpkg  à  utiliser
              un nom rallongé pour le paquet de l’image du noyau, en intégrant
              la sous-architecture dans le nom de  l’image ;  ainsi,  on  peut
              écrire  des  scripts pour créer de multiples sous-architectures,
              l’une après l’autre. Notez bien que seul le nom  du  paquet  est
              changé, pas l’emplacement des modules, etc.

       CONFDIR
              Cette  variable  pourra  pointer sur un répertoire contenant les
              fichiers  .config  spécifiques  aux  différentes   architectures
              (consultez   /usr/share/kernel-package/Config   pour   voir  des
              exemples). Pratique pour compiler pour plusieurs  architectures.
              Pointe par défaut sur /usr/share/kernel-package/Config.

       INITRD_CMD
              Réglez  cette  variable  en  lui donnant une liste d’exécutables
              (séparé par  des  espaces)  permettant  la  création  du  disque
              virtuel  (RAM  Disk)  initial.  Elle  n’a  d’effet  que  si vous
              installez une image du noyau qui utilise un  disque  virtuel  au
              démarrage.  Les  commandes  indiquées  doivent  être directement
              compatibles avec mkinitrd. Cette variable  définit  le  mode  de
              construction  par  défaut  du  script  post-installation lors de
              l’installation, qui peut être outrepassée  par  l’administrateur
              pour  chacune  des cibles grâce à /etc/kernel-img.conf. Si cette
              liste  n’est  pas  définie,  elle  pointe  par  défaut  sur   un
              sous-ensemble   de   mkinitrd   mkinitrd.yaird  mkinitramfs,  ce
              sous-ensemble étant choisi selon la version du noyau en cours de
              construction,   afin   que  chacun  puisse  faire  ses  réglages
              manuellement (s’il sait ce qu’il fait).

       IMAGEDIR
              Si vous voulez que l’image soit stockée ailleurs que dans /boot,
              définissez  le  répertoire  de  destination dans cette variable.
              Cela pourra être utile aux utilisateurs de loadlin.  Pointe  par
              défaut sur /boot.

       MODULE_LOC
              Réglez  cette variable, soit dans votre environnement, soit dans
              le fichier de configuration, afin qu’elle pointe  sur  l’endroit
              où  sont  situés les modules additionnels. Pointe par défaut sur
              /usr/src/modules.

       CONFDIR
              Réglez cette variable, soit dans votre environnement, soit  dans
              le  fichier  de configuration, afin qu’elle pointe sur l’endroit
              où sont situés les fichiers de configuration  du  noyau.  Pointe
              par défaut sur /usr/share/kernel-package/Config.

       PATCH_DIR
              Réglez  cette variable, soit dans votre environnement, soit dans
              le fichier de configuration, afin qu’elle pointe  sur  l’endroit
              où  sont  situés  les  patches additionnels du noyau. Pointe par
              défaut sur /usr/src/kernel-patches/ARCHITECTURE.

       ALL_PATCH_DIR
              Réglez cette variable, soit dans votre environnement, soit  dans
              le  fichier  de configuration, afin qu’elle pointe sur l’endroit
              où sont situés les patches additionnels du noyau non liés à  des
              architectures.        Pointe        par        défaut        sur
              /usr/src/kernel-patches/all.

       Le contenu d’une variable est définie de la façon suivante :

       a)     Les valeurs par défaut sont présentes dans le fichier « rules ».
              Ces valeurs sont utilisées si aucun réglage n’est fait.

       b)     Les   variables   peuvent   être  réglées  dans  le  fichier  de
              configuration /etc/kernel-pkg.conf. Ces valeurs ont priorité sur
              les valeurs par défaut.

       c)     Les  variables peuvent aussi être définies en donnant une valeur
              à la variable d’environnement correspondante.  Ces  valeurs  ont
              priorité  sur le fichier de configuration et sur les valeurs par
              défaut.

       d)     Par  l’utilisation  des  options  de  make-kpkg,  ou,  lorsqu’on
              utilise  directement  les  fichiers  « rules »,  sur la ligne de
              commande.
              # xxx/rules DEBIAN_REVISION=2.0a kernel_image
              Cette commande a  priorité  sur  toutes  les  méthodes  décrites
              ci-dessus.

FICHIERS

       Le fichier ici décrit est /etc/kernel-pkg.conf ou ~/.kernel-pkg.conf.

VOIR AUSSI

       make-kpkg(1), kernel-img.conf(5), make(1), le manuel GNU Make

BOGUES

       Il  n’y a pas d’erreur. Toute ressemblance avec un bogue est du délire.
       Vraiment.

AUTEUR

       Cette page a été écrite par  Manoj  Srivastava,  <srivasta@debian.org>,
       pour le système Debian GNU/Linux.