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NOM

       console_codes - Séquence de contrôle des consoles

DESCRIPTION

       Sous  Linux,  le  gestionnaire  de  console implémente un sous-ensemble
       important des séquences de contrôle des terminaux VT102 et  ECMA-48/ISO
       6429/ANSI  X3.64,  ainsi  que  quelques  séquences  spécifiques pour le
       changement de palette de couleurs, de jeu de caractères, etc.  Dans  la
       description  ci-dessous,  la  seconde  colonne de la table contient les
       mnémoniques ECMA-48 ou DEC (ces derniers ayant  le  préfixe  DEC)  pour
       chaque   fonction   indiquée.   Les   séquences   sans   mnémonique  ne
       correspondent ni à l’ECMA-48 ni au VT102.

       Lorsque tout le prétraitement nécessaire à une sortie est  terminé,  et
       qu’un  flux  de  caractères arrive au gestionnaire de console pour être
       effectivement  affiché,  la  traduction  des  codes  utilisés  pour  le
       prétraitement en codes utilisés pour l’affichage a lieu avant tout.

       Si  la console est en mode UTF-8, les octets arrivant sont tout d’abord
       assemblés en codes sur 16 bits au standard Unicode. Sinon, chaque octet
       est  transformé en fonction de la table de correspondance en cours (qui
       convertit chaque octet en une valeur Unicode). Voir la section JEUX  DE
       CARACTÈRES plus bas pour plus de détails.

       Normalement,  la valeur Unicode est convertie en un index dans la table
       de caractères, qui est alors stocké dans la mémoire vidéo, afin que  le
       symbole  graphique  correspondant  (comme  ceux qui se trouvent dans la
       mémoire morte vidéo), apparaisse sur l’écran. Notez  que  l’utilisation
       de   l’Unicode,  et  la  conception  des  PC,  permettent  de  disposer
       simultanément de 512 symboles différents.

       Si la valeur Unicode rencontrée est un caractère de contrôle ou si l’on
       est  déjà  dans  le  traitement d’une séquence d’échappement, la valeur
       sera traitée de manière particulière. Plutôt que d’être convertie en un
       index  dans  la table des caractères et affichée comme un symbole, elle
       peut provoquer un déplacement du curseur ou  toute  autre  fonction  de
       contrôle. Voir le paragraphe CONTRÔLE DE LA CONSOLE LINUX plus bas pour
       plus de détails.

       Il vaut mieux éviter en général  de  coder  en  dur  les  contrôles  de
       terminaux  dans  les programmes. Linux propose l’utilisation de la base
       de données  terminfo(5)  concernant  les  possibilités  des  terminaux.
       Plutôt  que  d’émettre  des  séquences  d’échappement  à  la main, vous
       pourrez presque toujours  utiliser  des  bibliothèques  de  gestion  de
       terminaux  utilisant  terminfo  ou  des  utilitaires  comme ncurses(3),
       tput(1) ou reset(1).

   Commandes de la console Linux
       Ce paragraphe décrit tous les caractères de commande et  les  séquences
       d’échappement  qui  déclenchent  certaines fonctions spéciales (c’est à
       dire n’affichant pas un symbole graphique à la position du curseur) sur
       la console Linux.

       Caractères de contrôle

       Un  caractère  est  dit  « de  contrôle » s’il correspond à l’un des 14
       codes suivants (avant traduction par  la  table  de  correspondance  en
       cours) :  00  (NUL),  07  (BEL), 08 (BS), 09 (HT), 0A (LF), 0B (VT), 0C
       (FF), 0D (CR), 0E (SO), 0F (SI), 18  (CAN),  1A  (SUB),  1B  (ESC),  7F
       (DEL).  Un mode d’affichage des caractères de contrôle (voir plus bas),
       dans lequel les codes 07, 09, 0B, 18,  1A,  et  7F  seront  quand  même
       affichés  sous  forme graphique, peut être défini. Inversement, en mode
       UTF-8, tous les codes de l’intervalle 00-1F sont considérés  comme  des
       caractères  de contrôle quel que soit le mode d’affichage de ces codes.

       Lorsqu’un caractère de contrôle est rencontré, il  agit  immédiatement,
       puis  est oublié (même au milieu d’une séquence d’échappement, laquelle
       continue avec le caractère suivant). Toutefois, ESC  indique  le  début
       d’une  nouvelle  séquence  d’échappement, annulant alors une éventuelle
       séquence déjà commencée. De même, CAN et SUB  annulent  toute  séquence
       d’échappement  entamée.  Les  caractères de contrôle reconnus sont BEL,
       BS, HT, LF, VT, FF, CR, SO, SI, CAN, SUB, ESC, DEL, CSI. Ils effectuent
       les actions suivantes :

       BEL (0x07, ^G) émet un bip,

       BS  (0x08,  ^H) revient en arrière d’une colonne (mais ne remonte pas à
              la ligne précédente quand il est invoqué en début de ligne),

       HT (0x09, ^I) saute à la prochaine tabulation ou à la fin de ligne s’il
              n’y a pas de tabulation d’ici là,

       LF (0x0A, ^J), VT (0x0B, ^K) et FF (0x0C, ^L) effectuent tous les trois
              un saut de  ligne,  et  si  LF/NL  (mode  new-line)  est  actif,
              effectue un retour-chariot ;

       CR (0x0D, ^M) déclenche un retour-chariot,

       SO (0x0E, ^N) active le jeu de caractères G1,

       SI (0x0F, ^O) active le jeu de caractères G0,

       CAN   (0x18,   ^X)   et  SUB  (0x1A,  ^Z)  interrompent  les  séquences
              d’échappement,

       ESC (0x1B, ^[) débute une séquence d’échappement,

       DEL (0x7F) est ignoré,

       CSI (0x9B) est équivalent à ESC [.

       Séquences déchappement ESC, non CSI

       ESC c     RIS      Réinitialisation.
       ESC D     IND      Saut de ligne.
       ESC E     NEL      Nouvelle ligne.
       ESC H     HTS      Positionner une tabulation à la colonne en cours
       ESC M     RI       Saut de ligne inversé.
       ESC Z     DECID    Identification privée  DEC.  Le  noyau  renvoie  la
                          chaîne ESC [ ? 6 c, simulant un VT102.
       ESC 7     DECSC    Sauvegarde de l’état en cours (coordonnées curseur,
                          attributs, jeux de caractères pointés par G0,  G1).
       ESC 8     DECRC    Restaure l’état sauvegardé le plus récemment
                          par ESC 7.
       ESC [     CSI      Début de séquence de contrôle.
       ESC %              Début de séquence de sélection de jeu de caractère.
       ESC % @               Jeu par défaut (ISO 646/ISO 8859-1)
       ESC % G               Jeu UTF-8
       ESC % 8               Jeu UTF-8 (obsolète)
       ESC # 8   DECALN   Test d’alignement d’écran DEC, remplit l’écran avec
                          des E.
       ESC (              Début de séquence de définition du jeu G0
       ESC ( B               Correspondance par défaut (ISO 8859-1)
       ESC ( 0               Correspondance VT100 graphique
       ESC ( U               Pas de correspondance - caractères en ROM
       ESC ( K               Correspondance définie par l’utilisateur
                             avec l’utilitaire mapscrn(8).

       ESC )              Début de séquence de définition du jeu G1
                          (suivi de B, 0, U, K, comme ci-dessus).
       ESC >     DECPNM   Mode de pavé numérique.
       ESC =     DECPAM   Mode de pavé alphabétique.
       ESC ]     OSC      (Doit  être :  Operating  system  command)  ESC ] P
                          nrrvvbb: fixe la palette, le paramètre  est  fourni
                          avec  7  chiffres hexadécimaux après le P final.  n
                          est  la  couleur  (0-15),  et  rrvvbb  indique  les
                          valeurs   rouge/verte/bleue   (0-255).   ESC  ]  R:
                          réinitialise la palette.

       Séquences déchappement ECMA-48 CSI

       CSI (ou ESC [) est suivi d’une série de paramètres, au plus NPAR  (16),
       représentés  par  des nombres décimaux séparés par des points-virgules.
       Un paramètre vide ou absent  est  considéré  comme  nul.  La  série  de
       paramètres peut être précédée par un point d’interrogation.

       Toutefois,  après  CSI  [  (ou ESC [ [) un seul caractère est lu, et le
       reste de la séquence est ignoré. L’idée est d’éliminer les  touches  de
       fonctions doublées.

       L’action  déclenchée  par  une séquence CSI est indiquée par le dernier
       caractère.

       @   ICH       Insère le nombre indiqué de caractères blancs.
       A   CUU       Remonter le curseur du nombre de lignes indiqué.
       B   CUD       Descendre le curseur du nombre de lignes indiqué.
       C   CUF       Avancer le curseur du nombre de colonnes indiqué.
       D   CUB       Reculer le curseur du nombre de colonnes indiqué.
       E   CNL       Descendre le curseur du nombre de ligne indiqué, en
                     colonne numéro 1.
       F   CPL       Remonter le curseur du nombre de lignes indiqué,
                     en colonne numéro 1.
       G   CHA       Déplacer le curseur à la ligne indiquée, même colonne.
       H   CUP       Déplacer le curseur à la ligne et à la colonne indiquée
                     (origine en 1, 1).
       J   ED        Effacer l’écran (par défaut depuis la position du curseur
                     jusqu’à la fin de l’écran).
                     ESC [ 1 J: efface du début jusqu’au curseur.
                     ESC [ 2 J: efface tout l’écran.
       K   EL        Efface la ligne (par défaut depuis le curseur jusqu’à
                     la fin de la ligne).
                     ESC [ 1 K: efface du début de ligne jusqu’au curseur.
                     ESC [ 2 K: efface toute la ligne.
       L   IL        Insère le nombre indiqué de lignes blanches.
       M   DL        Supprimer le nombre indiqué de lignes.
       P   DCH       Supprime le nombre indiqué de caractères sur la ligne en
                     cours.
       X   ECH       Efface le nombre indiqué de caractères sur la ligne en
                     cours.
       a   HPR       Avancer le curseur jusqu’à la colonne indiquée.
       c   DA        Répondre ESC [ ? 6 c: "Je suis un VT102".
       d   VPA       Placer le curseur sur la ligne indiquée, même colonne.
       e   VPR       Descendre le curseur du nombre indiqué de lignes.
       f   HVP       Placer le curseur aux lignes et colonnes indiquées.
       g   TBC       Sans paramètre : effacer la tabulation à la position
                     courante.
                     ESC [ 3 g: effacer toutes les tabulations.
       h   SM        Fixe le mode (voir plus bas).
       l   RM        Réinitialise le mode (voir plus bas).
       m   SGR       Fixe les attributs (voir plus bas).
       n   DSR       Indique l’état (voir plus bas).
       q   DECLL     Fixe les LED du clavier.
                     ESC [ 0 q: Effacer toutes les LED

                     ESC [ 1 q: Allumer LED Scroll-Lock (Défilement)
                     ESC [ 2 q: Allumer LED Num-Lock (Pavé numérique)
                     ESC [ 3 q: Allumer LED Caps-Lock (Majuscules)
       r   DECSTBM   Indique une région de défilement,
                     les paramètres correspondent aux lignes haute et basse.
       s   ?         Mémoriser l’emplacement du curseur.
       u   ?         Restituer l’emplacement du curseur.
       `   HPA       Déplacer le curseur à la colonne indiquée, même ligne.

       Affichage graphique ECMA-48

       La séquence ECMA-48 SGR suivante ESC [ paramtres m fixe les paramètres
       d’affichage.  Plusieurs  attributs  peuvent  être indiqués dans la même
       séquence, séparés par des points-virgules. Un attribut vide (entre  les
       points-virgules  ou  en  début  ou  fin de chaîne) est interprété comme
       valant zéro.

       param   résultat.
       0       réinitialiser tous les attributs à leurs valeurs par défaut.
       1       attribut gras.
       2       attribut demi-luminosité (simulé par une couleur sur certains
               écrans couleur).
       4       attribut soulignement (simulé par une  couleur  sur  certains
               écrans  couleur).   (Les  couleurs  utilisées pour simuler la
               demi-luminosité ou le soulignement sont choisies en utilisant
               ESC ] ...).
       5       clignotement.
       7       vidéo inversée.
       10      réinitialise la correspondance des touches, affiche l’état de
               contrôle et modifie l’attribut  « méta »  (ECMA-48  l’appelle
               « fonte principale »).
       11      active  une  correspondance nulle, affiche l’état de contrôle
               et  réinitialise  l’état  de  l’attribut  « méta »   (ECMA-48
               l’appelle « première fonte alternative »).
       12      active  une  correspondance nulle, affiche l’état de contrôle
               et active l’attribut « méta »  (ECMA-48  l’appelle  « seconde
               fonte  alternative »).   Le changement d’attribut méta sert à
               modifier le bit de poids fort avant  la  conversion  avec  la
               table de correspondance).
       21      intensité normale (ECMA-48 l’appelle "doublement souligné")
       22      intensité normale.
       24      pas de soulignement.
       25      pas de clignotement.
       27      pas d’inversion vidéo.
       30      encre noire.
       31      encre rouge.
       32      encre verte.
       33      encre marron.
       34      encre bleue.
       35      encre magenta.
       36      encre cyan.
       37      encre blanche.
       38      soulignement, et couleur d’encre par défaut.
       39      arrêt soulignement et couleur d’encre par défaut.
       40      fond noir.
       41      fond rouge.
       42      fond vert.
       43      fond marron.
       44      fond bleu.
       45      fond magenta.
       46      fond cyan.
       47      fond blanc.
       49      couleur de fond par défaut.

       Modes ECMA-48

       ESC [ 3 h
              DECCRM   (inactif  par  défaut) :  Afficher  les  caractères  de
              contrôle.

       ESC [ 4 h
              DECIM (inactif par défaut) : Mode d’insertion.

       ESC [ 20 h
              LF/NL (inactif par défaut) : faire suivre les LF, VT ou  FF  par
              un CR.

       Demande de rapport détat ECMA-48

       ESC [ 5 n
              Rapport  d’état du périphérique (DSR) : La réponse est ESC [ 0 n
              (Terminal OK).

       ESC [ 6 n
              Rapport de position du curseur (CPR) : La réponse est ESC [  y ;
              x R, où x,y est la position actuelle du curseur.

       Modes privés DEC (DECSET/DECRST)

       Ces  modes  ne  sont  pas  décrits  dans l’ECMA-48. La liste ci-dessous
       présente  les  séquences  d’activation  des  modes,  les  séquences  de
       désactivation  sont obtenues en remplaçant le « h » final par un « l ».

       ESC [ ? 1 h
              DECCKM (inactif par défaut) :  Les  touches  de  déplacement  du
              curseur émettent un préfixe ESC O plutôt que ESC [.

       ESC [ ? 3 h
              DECCOLM  (inactif  par  défaut) :  Bascule de 80 colonnes en 132
              colonnes. Les sources du gestionnaire de console  indiquent  que
              ce  code  n’est  pas  suffisant à lui seul. Certains utilitaires
              comme resizecons(8) modifient également les registres  matériels
              de la carte vidéo.

       ESC [ ? 5 h
              DECSCNM (inactif par défaut) : Mode d’inversion vidéo.

       ESC [ ? 6 h
              DECOM  (inactif  par  défaut) :  Adressage du curseur relatif au
              coin haut gauche de la région de défilement.

       ESC [ ? 7 h
              DECAWM (actif  par  défaut) :  saut  de  ligne  automatique.  Un
              caractère émis après la colonne 80 (ou 132 en mode DECCOLM), est
              affiché au début de la ligne suivante.

       ESC [ ? 8 h
              DECARM (actif par défaut) : Répétition automatique  des  touches
              du clavier.

       ESC [ ? 9 h
              État  de  souris  X10  (inactif  par  défaut) :  Fixe le mode de
              rapport d’état de la souris à 1 (ou le réinitialise à 0) —  voir
              plus bas.

       ESC [ ? 25 h
              DECTECM (actif par défaut) : curseur visible.

       ESC [ ? 1000 h
              État  de  souris  X11  (inactif  par  défaut) :  Fixe le mode de
              rapport d’état de la souris à 2 (ou le réinitialise à 0) —  voir
              plus bas.

       Séquences CSI privées de la console Linux

       Les  séquences suivantes ne sont ni ECMA-48 ni du VT102 original. Elles
       sont spécifiques au gestionnaire de console de Linux. Les couleurs sont
       indiquées  ainsi : 0 = noir, 1 = rouge, 2 = vert, 3 = marron, 4 = bleu,
       5 = magenta, 6 = cyan, 7 = blanc.

       ESC [ 1 ; n ]    Choisit la couleur n pour simuler le soulignement.
       ESC [ 2 ; n ]    Choisit la couleur n pour simuler la demi-brillance.
       ESC [ 8 ]        Utilise la paire de couleurs actuelle par défaut.
       ESC [ 9 ; n ]    Délai d’économiseur d’écran en minutes.
       ESC [ 10 ; n ]   Fréquence du bip en Hz.
       ESC [ 11 ; n ]   Durée du bip en ms.
       ESC [ 12 ; n ]   Bascule sur la console virtuelle indiquée.
       ESC [ 13 ]       Arrête l’économiseur d’écran.
       ESC [ 14 ; n ]   Indique l’intervalle d’arrêt écran VESA en minutes.

   Caractères de contrôle
       Le noyau  connaît  4  types  de  traductions  des  octets  en  symboles
       graphiques pour la console. Les 4 tables sont a) Latin1 -> PC, b) VT100
       graphique -> PC, c) PC -> PC, d) spécifique utilisateur.

       Il existe deux jeux de caractères, appelés G0 et G1,  et  l’un  d’entre
       eux  est sélectionné comme jeu en cours (initialement G0). La frappe de
       ^N sélectionne  le  jeu  G1  comme  jeu  en  cours,  la  frappe  de  ^O
       sélectionne le jeu G0.

       Ces  variables  G0  et  G1  pointent vers des tables de traduction, qui
       peuvent être modifiées par l’utilisateur. Initialement  elles  pointent
       respectivement  vers  les tables a) et b). Les séquences ESC ( B, ESC (
       0, ESC ( U et ESC ( K font pointer G0 respectivement  vers  les  tables
       a), b), c) et d). Les séquences ESC ) B, ESC ) 0, ESC ) U, ESC ) K font
       pointer G1 vers les tables a), b), c) et d) respectivement.

       La séquence ESC c réinitialise le terminal.  C’est  ce  qui  doit  être
       effectué  lorsque  l’écran  est  rempli  de codes incompréhensibles. La
       commande classique « echo ^V^O » sélectionne seulement le jeu G0,  elle
       ne  garantit  pas  que  G0  pointe  sur  la  table  a).  Dans certaines
       distributions, on trouve une commande reset(1) qui effectue  simplement
       « echo  ^[c ».  Si  l’entrée  de  la  base terminfo pour la console est
       correcte, et dispose d’une entrée  rs1=\Ec  alors  la  commande  « tput
       reset » fonctionnera aussi.

       La   table  de  correspondance  définie  par  l’utilisateur  peut  être
       construite en utilisant mapscrn(8). Cette correspondance  agit  ainsi :
       si  le  symbole  c  doit  être imprimé, alors le symbole s = map[c] est
       envoyé à la mémoire vidéo. La représentation graphique correspondant  à
       s  est  placée  par  défaut  en mémoire morte, et peut être modifiée en
       utilisant setfont(8).

   Gestion de souris
       Les possibilités de gestion de souris  sont  prévues  pour  fournir  un
       rapport  d’état  de  la  souris  compatible  avec  xterm(1).  Comme  le
       gestionnaire de console n’a aucun moyen de connaître  le  périphérique,
       ni  le type de souris, ces rapports sont envoyés dans le flux de saisie
       de la console uniquement quand une requête ioctl de mise à jour  de  la
       souris  est  reçue.  Ces  requêtes  doivent  être  déclenchées  par une
       application utilisateur capable de gérer les  souris,  comme  le  démon
       gpm(8).

       Les  séquences  de suivi de souris engendrées par xterm(1) sont encodés
       dans un unique  caractère,  de  code  valeur+040.  Par  exemple,  « ! »
       correspond à 1. Le système de coordonnées d’écran commence à 1.

       En  mode  de  compatibilité X10, une séquence d’échappement est envoyée
       lors de l’appui sur un bouton, encodant la position  et  le  numéro  du
       bouton pressé. Ce mode est activé avec ESC [ ? 9 h et désactivé par ESC
       [ ? 9 l. Lors d’une pression sur un bouton, xterm(1) envoie ESC [ M bxy
       (6  caractères). Dans ce message b correspond au numéro de bouton -1, x
       et y sont les coordonnées de l’emplacement où le bouton a  été  pressé.
       Ce sont les mêmes codes que ceux produits par le noyau.

       En  mode  de  suivi  normal  (non  implémenté  sous  Linux 2.0.24), une
       séquence d’échappement est envoyée lors de l’appui sur un bouton,  mais
       aussi  lors  du  relâchement.  Des  informations  sur  les  touches  de
       modification (SHIFT, CTL...)  sont  également  envoyées.  Le  mode  est
       activé  par  ESC  [  ? 1000 h et désactivé avec ESC [ ? 1000 l. Lors de
       l’appui ou du relâchement d’un bouton, xterm(1) envoie ESC [ M bxy. Les
       deux  bits  de  poids faible de b correspondent à l’état du bouton 0=B1
       pressé, 1=B2 pressé, 2=B3 pressé,  3=relâchement.  Les  bits  de  poids
       forts codent l’éventuelle touche modificatrice enfoncée lors de l’appui
       sur le bouton 4=Shift, 8=Méta, 16=Control. À nouveau x et  y  sont  les
       coordonnées  de  la  souris au moment de l’événement. Le coin en haut à
       gauche de l’écran a pour coordonnées (1,1).

   Comparaison avec dautres terminaux
       Beaucoup d’autres terminaux  sont  dits  compatibles  VT100,  comme  la
       console  Linux.  Nous  allons  voir  ici  les  différences  entre cette
       dernière et les deux types principaux de terminaux : le  DEC  VT102  et
       xterm(1).

       Gestion des caractères de contrôle

       Le  VT102  reconnaissait  les  caractères  de  contrôle supplémentaires
       suivants:

       NUL (0x00) était ignoré.

       ENQ (0x05) renvoyait un message d’identification.

       DC1 (0x11, ^Q, XON) reprenait une transaction.

       DC3 (0x13, ^S, XOFF) demandait au vt100 d’ignorer tous les codes  saufs
              XOFF et XON (et d’arrêter également de transmettre).

       Une  gestion  de  DC1/DC3  compatible  VT100 pouvait être activé par le
       gestionnaire de terminaux.

       Le programme xterm(1) (en  mode  VT100)  reconnaît  les  caractères  de
       contrôle BEL, BS, HT, LF, VT, FF, CR, SO, SI, ESC.

       Séquences déchappement

       Les  séquences  d’échappement  VT100  non  implémentées  sur la console
       Linux :

       ESC N       SS2   Basculement G2 simple. (Sélectionner le jeu G2 pour le
                         caractère suivant uniquement)
       ESC O       SS3   Basculement G3 simple. (Sélectionner le jeu G3 pour le
                         caractère suivant uniquement)
       ESC P       DCS   Chaîne de contrôle de périphérique (terminée par ESC \)
       ESC X       SOS   Début de chaîne.
       ESC ^       PM    Message privé (terminé par ESC \)
       ESC \       ST    Fin de chaîne
       ESC * ...         Désigne le jeu de caractère G2
       ESC + ...         Désigne le jeu de caractère G3

       Le programme xterm(1) (en mode VT100) reconnaît ESC c, ESC # 8, ESC  >,
       ESC =, ESC D, ESC E, ESC H, ESC M, ESC N, ESC O, ESC P ... ESC \, ESC Z
       (il répond ESC [ ? 1 ; 2 c, « Je suis un VT100 avec des  options  vidéo
       avancées ») et ESC ^ ... ESC \ avec les mêmes significations que celles
       indiquées plus haut. Il accepte ESC (, ESC ), ESC *, ESC + suivis de 0,
       A,  B  pour  les caractères spéciaux DEC, les tracés de lignes, l’ASCII
       UK, et l’ASCII US, respectivement.

       L’utilisateur peut configurer xterm(1) pour qu’il réponde aux séquences
       de  contrôle  VT220,  qui  s’identifiera  comme VT52, VT100, et au-delà
       selon la manière dont il est configuré et initialisé.

       Il accepte ESC ] (OSC) pour fixer certaines ressources. En plus  de  la
       fin  de  chaîne  (ST)  ECMA-48,  xterm(1)  accepte qu’une chaîne OSC se
       termine par BEL. Il y a quelques séquences de  contrôle  OSC  reconnues
       par xterm(1) :

       ESC ] 0 ; txt ST        Utiliser txt pour le nom d’icône et le titre de
                               la fenêtre
       ESC ] 1 ; txt ST        Utiliser txt pour le nom d’icône.
       ESC ] 2 ; txt ST        Utiliser txt pour le titre de la fenêtre.
       ESC ] 4 ; num; txt ST   Utiliser txt pour la couleur ANSI num.
       ESC ] 10 ; txt ST       Utiliser txt pour la couleur de texte dynamique.
       ESC ] 4 6 ; nom ST      Modifier en nom le nom du fichier de journalisation
                               (généralement désactivé à la compilation)
       ESC ] 5 0 ; fn ST       Choisir la fonte fn

       Les  codes  suivants  ont  une  signification légèrement différente des
       codes originaux (sauvant plus d’états, avec un comportement plus proche
       de VT100/VT220) :

       ESC 7  DECSC   Mémoriser l’emplacement du curseur.
       ESC 8  DECRC   Restaurer l’emplacement du curseur.

       Il reconnaît également :

       ESC F          Curseur en bas à gauche de l’écran (si activé par la
                      ressource hpLowerleftBugCompat de xterm(1))
       ESC l          Verrouillage mémoire (comme les terminaux HP).
                      Verrouille la mémoire sous le curseur.
       ESC m          Déverrouillage mémoire (comme les terminaux HP);
       ESC n   LS2    Invoque le jeu de caractères G2.
       ESC o   LS3    Invoque le jeu de caractères G3.
       ESC |   LS3R   Choisit le jeu G3 comme GR ([NDT] ??)
                      Pas d’effet visible dans un xterm.
       ESC }   LS2R   Choisit le jeu G2 comme GR
                      Pas d’effet visible dans un xterm.
       ESC ~   LS1R   Choisit le jeu G2 comme GR
                      Pas d’effet visible dans un xterm.

       Il  reconnaît  également  ESC  %  et  fournit  une  implémentation plus
       complète d’UTF-8 que la console Linux.

       Séquences CSI

       Les  anciennes  versions  de  xterm(1),  par  exemple   depuis   X11R5,
       interprètent  un  SGR  clignotant  comme  un  SGR  gras.  Les  versions
       suivantes implémentant les couleurs ANSI, par exemple XFree86 3.1.2A en
       1995,  ont  amélioré  cela  en  autorisant l’attribut clignotant à être
       affiché comme une couleur. Les versions modernes de xterm  implémentent
       le  SGR  clignotant  sous  la  forme  de texte clignotant et autorisent
       encore le texte coloré comme possibilité alternative de rendu des  SGR.
       Les versions de base sous X11R6 ne reconnaissaient pas les SGR de choix
       de couleur avant la publication de X11R6.8, qui a incorporé le xterm de
       XFree86.  Toutes  les séquences ECMA-48 CSI reconnues par Linux le sont
       aussi par xterm(1), bien que xterm(1) implémente plusieurs séquences de
       contrôle ECMA-48 et DEC non reconnues par Linux.

       Le  programme xterm(1) reconnaît également toutes les séquences privées
       DEC citées plus haut, mais aucune séquence privée Linux. Pour  plus  de
       détail sur les séquences privées d’xterm(1) consulter le document Xterm
       Control Sequences d’Edward Moy et Stephen Gildea,  disponible  avec  la
       distribution X. Pour une vue générale chronologique,

           http://invisible-island.net/xterm/xterm.log.html

       indique les changements apportés à xterm.

       Le programme vttest

           http://invisible-island.net/vttest/

       montre  le  fonctionnement de beaucoup de ces séquences de contrôle. La
       distribution  source  de  xterm(1)  contient  également   des   scripts
       d’exemple utilisant d’autres fonctionnalités.

NOTES

       ESC  8  (DECRC)  n’est  pas  capable  de  revenir  au jeu de caractères
       précédant le changement fait avec ESC %.

BOGUES

       Avec le noyau 2.0.23, CSI fonctionne mal, et les caractères NUL ne sont
       pas ignorés dans les séquences d’échappement.

       Certaines  versions  du noyau (après 2.0) interprètent les séquences de
       contrôle sur 8 bits. Ces contrôles « C1 » utilisent des codes entre 128
       et  159  pour remplacer ESC [, ESC ] et d’autres initiateurs similaires
       de séquence de contrôle sur deux octets. Il  en  existe  des  fragments
       dans les noyaux modernes (soit négligés soit cassés par des changements
       à la gestion UTF-8), mais l’implémentation est incomplète et ne devrait
       être considérée comme fiable.

       Les  séquences  « privées » Linux ne suivent pas les règles ECMA-48 des
       séquences de contrôle en mode privé. En particulier,  celles  terminant
       par ] n’utilisent pas un caractère de terminaison standard. La séquence
       OSC (de réglage de la palette) pose un problème plus important, puisque
       xterm(1) peut l’interpréter comme une séquence de contrôle exigeant une
       fin  de  chaîne  (« string  terminator »  ou  ST).  Contrairement   aux
       séquences  setterm(1)  qui  seront  ignorées  (étant  des  séquences de
       contrôle invalides), la séquence de palette  donnera  l’impression  que
       xterm(1)  s’est  figé  (bien  que  presser  la  touche  entrée règle ce
       problème). Pour satisfaire les applications qui ont été codées  en  dur
       pour  utiliser  les  séquences  de  contrôle Linux, réglez la ressource
       brokenLinuxOSC de xterm(1) à vrai.

       Une ancienne version de ce document insinuait que  Linux  reconnaissait
       la  séquence  de contrôle ECMA-48 destinée au texte invisible. Elle est
       ignorée.

VOIR AUSSI

       console(4), console_ioctl(4), charsets(7)

COLOPHON

       Cette page fait partie de  la  publication  3.17  du  projet  man-pages
       Linux.  Une description du projet et des instructions pour signaler des
       anomalies      peuvent      être       trouvées       à       l’adresse
       http://www.kernel.org/doc/man-pages/.

TRADUCTION

       Cette  page  de  manuel  a  été  traduite et mise à jour par Christophe
       Blaess <http://www.blaess.fr/christophe/> entre 1996 et 2003, puis  par
       Alain  Portal  <aportal AT univ-montp2 DOT fr> jusqu’en 2006, et mise à
       disposition sur http://manpagesfr.free.fr/.

       Les mises à jour et corrections de la version présente dans Debian sont
       directement          gérées          par         Simon         Paillard
       <simon.paillard@resel.enst-bretagne.fr>  et  l’équipe  francophone   de
       traduction de Debian.

       Veuillez   signaler   toute   erreur   de   traduction  en  écrivant  à
       <debian-l10n-french@lists.debian.org> ou par un rapport de bogue sur le
       paquet manpages-fr.

       Vous  pouvez  toujours avoir accès à la version anglaise de ce document
       en utilisant la commande « man -L C <section> <page_de_man> ».