Provided by: manpages-fr-extra_20090906_all bug

NOM

       update-rc.d  -  Installer  ou  supprimer  les  liens  vers  les scripts
       d’initialisation de type Système V.

SYNOPSIS

       update-rc.d [-n] [-f] nom remove

       update-rc.d [-n] nom defaults [NN | SS KK]

       update-rc.d [-n] nom start|stop NN runlevel [runlevel]... .  start|stop
              NN runlevel [runlevel]... .  ...

       update-rc.d [-n] nom disable|enable  [ S|2|3|4|5 ]

DESCRIPTION

       update-rc.d  met  à  jour  automatiquement  les  liens vers les scripts
       d’initialisation   de   type   Système    V    dont    le    nom    est
       /etc/rcrunlevel.d/NNnom  vers  les  scripts  /etc/init.d/name. Ils sont
       lancés par init quand on change de niveau de fonctionnement et ils sont
       généralement  utilisés  pour  démarrer ou arrêter des services tels que
       les démons. runlevel est l’un des niveaux de  fonctionnement  autorisés
       par  init,  0123456789S,  et NN est le code à deux chiffres utilisé par
       init pour décider de l’ordre d’exécution des scripts.

       Cette page de manuel documente seulement le comportement de update-rc.d
       et  son utilisation. Pour une discussion sur la préparation des scripts
       pour l’initialisation de type Système V  voyez  init(8)  et  la  charte
       Debian.

LINSTALLATION DES LIENS DES SCRIPTS DINITIALISATION
       Quand  update-rc.d est lancé avec les options defaults, start, ou stop,
       il crée les liens /etc/rcrunlevel.d/[SK]NNname  qui  pointent  vers  le
       script /etc/init.d/name.

       Quand  des  fichiers /etc/rcniveau_excution.d/[SK]??nom existent déjà,
       update-rc.d ne fait rien. C’est ainsi pour que l’administrateur système
       puisse  réarranger  les liens -- à condition qu’il en reste au moins un
       --  sans  que  sa  configuration  ne  soit   réécrite.   Le   programme
       n’installera  des  liens  que si aucun n’est présent, c’est-à-dire s’il
       semble que le service n’était pas installé auparavant.

       Une erreur courante d’administration d’un système consiste à  supprimer
       les  liens en pensant que ça « désactive » le service, c’est-à-dire que
       ça empêchera le service de démarrer. Cependant, si tous les liens  sont
       supprimés,  alors  la  prochaine  fois que le paquet est mis à jour, le
       script postinst lancera update-rc.d de nouveau, ce qui réinstallera les
       liens  à leur emplacement par défaut. La façon correcte pour désactiver
       des services est de configurer le service comme étant arrêté dans  tous
       les  niveaux  d’exécution  pour  lesquels il serait démarré par défaut.
       Avec le système d’initialisation Système V, cela  signifie  qu’il  faut
       renommer le lien symbolique du service de S vers K.

       Quand  l’option  defaults est utilisée, update-rc.d crée des liens pour
       démarrer un service dans les niveaux d’exécution 2345 et des liens pour
       arrêter un service dans les niveaux 016. Par défaut, tous les liens ont
       un numéro de séquence égal à 20, mais il devrait être modifié s’il y  a
       des  dépendances. Par exemple, si le démon B dépend du démon A, alors A
       doit être démarré avant B et B doit être arrêté avant A. Ceci  se  fait
       en  fournissant  deux  paramètres NN. En général, les démons principaux
       devraient démarrer tôt et être arrêtés tard, alors que les applications
       peuvent  être  démarrée  tard et être arrêtée tôt. Consultez la section
       EXEMPLES ci-dessous.

       Le premier paramètre NN fournit le numéro de séquence de  démarrage  et
       le  second  paramètre  NN  fournit  le  numéro de séquence d’arrêt. Les
       scripts d’arrêt sont appelés en premier, avec  le  paramètre  « stop ».
       Ensuite  les  script  de  démarrage sont appelés en leur fournissant le
       paramètre « start ». Dans les deux cas, les scripts  sont  appelé  dans
       l’ordre ascendant des numéros de séquence.

       Lorsqu’un seul paramètre NN est fourni, le même nombre est utilisé pour
       les liens de démarrage et d’arrêt. Ceci est pris  en  charge  pour  des
       raison  de  compatibilité  ascendant, mais n’est pas conseillé, puisque
       cela peut entraîner une configuration incohérente. Comme règle de base,
       si vous augmenter le numéro de séquence pour le démarrage, vous devriez
       diminuer le numéro de séquence pour l’arrêt, et vice-versa.

       Comme règle empirique, le numéro  de  séquence  du  lien  d’arrêt  doit
       valoir  100  moins  le  numéro  de séquence du lien de démarrage ; ceci
       permet d’arrêter les services dans l’ordre inverse de  leur  démarrage.
       Bien sûr, en conséquence, le numéro de séquence pour l’arrêt est de 80.
       Une valeur par défaut de 20, comme utilisée  par  update-rc.d,  est  un
       vieux  bogue qui ne peut être corriger sans risquer de casser certaines
       choses.

       Au lieu de defaults, on peut indiquer  les  niveaux  de  fonctionnement
       dans  lesquels  lancer  ou  arrêter les services en utilisant une suite
       explicite d’ensembles de paramètres. Chacun de ces  ensembles  commence
       par  un  paramètre  start ou stop de manière à indiquer s’il faut créer
       des liens de démarrage ou d’arrêt, puis un numéro de séquence NN, suivi
       par  un  ou  plusieurs  nombres  indiquant les niveaux d’exécution. Cet
       ensemble de paramètres se termine par un  paramètre  « . »  (un  simple
       point).Quand,   plutôt  que  defaults,  on  utilise  une  détermination
       explicite, il faut habituellement un ensemble de démarrage start et  un
       ensemble  d’arrêt  stop.  Quand  on  veut  différents  codes  dans  les
       différents niveaux de  fonctionnement,  on  peut  spécifier  différents
       ensembles de démarrage start ou différents ensembles d’arrêt stop. Dans
       ce cas, et que le même niveau d’exécution est  utilisé  dans  plusieurs
       ensembles,  seul le dernier compte. Il n’est donc pas possible de créer
       plusieurs liens start ou plusieurs liens stop pour un service  dans  le
       répertoire d’un niveau d’exécution.

       Le script /etc/init.d/nom doit exister avant de lancer update-rc.d pour
       créer les liens.

LA SUPPRESSION DES SCRIPTS

       Quand on appelle update-rc.d avec l’option remove les  liens  dans  les
       répertoires  /etc/rcniveau_excution.d  qui  pointent  vers  le  script
       /etc/init.d/nom sont supprimés. Ce script doit déjà avoir été supprimé.
       Si le script est toujours présent, update-rc.d quittera avec un message
       d’erreur.

       On appelle habituellement update-rc.d dans le  script  « post-removal »
       d’un  paquet  et  quand  ce  script a détecté que son premier paramètre
       était purge. Tout fichier dans les  répertoires  /etc/rcrunlevel.d  qui
       n’est  pas  un  lien  symbolique  vers  le  script /etc/init.d/name est
       préservé.

DÉSACTIVATION DES LIENS DE DÉMARRAGE DES SCRIPTS DINITIALISATION
       Avec l’option disable [  S|2|3|4|5  ],  update-rc.d  modifie  pour  les
       niveaux  d’exécution les liens existants vers le script /etc/init.d/nom
       en renommant les liens de démarrage en liens d’arrêt avec un numéro  de
       séquence égal à 100 moins le numéro de séquence d’origine.

       Avec  l’option  enable  [  S|2|3|4|5  ],  update-rc.d  modifie pour les
       niveaux d’exécution les liens existants vers le script  /etc/init.d/nom
       en  renommant les liens d’arrêt en liens de démarrage avec un numéro de
       séquence égal à 100 moins le numéro de séquence actuel, revenant  ainsi
       au numéro de séquence d’origine du script avant qu’il soit désactivé.

       Ces  deux options ne fonctionnent qu’avec les niveaux d’exécution S, 2,
       3, 4 ou 5. Si aucun niveau d’exécution n’est précisé après le  mot  clé
       disable  ou  enable, le script essaiera de modifier des liens dans tous
       les niveaux d’exécution.

OPTIONS

       -n     Ne fait rien, montre seulement ce qui pourrait être fait.

       -f     Forcer la suppression des liens même si  /etc/init.d/nom  existe
              encore.

EXEMPLES

       Insérer des liens avec l’option « defaults » :
       update-rc.d foobar defaults
       La  même  commande,  avec  une  détermination  explicite  utilisant les
       ensembles de paramètres :
       update-rc.d foobar start 20 2 3 4 5 . stop 20 0 1 6 .
       Une  commande  plus  courante  utilisant  un  ensemble  de   paramètres
       explicites :
       update-rc.d foobar start 30 2 3 4 5 . stop 70 0 1 6 .
       Insérer  des  liens  dans  les  niveaux  d’exécution par défaut quand B
       nécessite A
       update-rc.d script_A defaults 80 20
       update-rc.d script_B defaults 90 10
       Insérer un lien pour un service qui (a priori) ne sera nécessaire  pour
       aucun autre démon
       update-rc.d app_haut_niveau defaults 98 02
       Insérer  des  liens pour un script qui nécessite des services démarrant
       ou s’arrêtant au numéro de séquence 20
       update-rc.d script_dependant_services_20 defaults 21 19
       Retirer tous les liens d’un script (en supposant que foobar a déjà  été
       supprimé) :
       update-rc.d foobar remove
       Exemple de désactivation d’un service :
       update-rc.d -f foobar remove
       update-rc.d foobar stop 20 2 3 4 5 .
       Exemple  de  commande pour installer un script système d’initialisation
       et d’arrêt :
       update-rc.d foobar start 45 S . stop 31 0 6 .
       Exemple de commande pour désactiver un script système  d’initialisation
       et d’arrêt :
       update-rc.d -f foobar remove
       update-rc.d foobar stop 45 S .

BOGUES

       Consultez http://bugs.debian.org/sysv-rc.

FICHIERS

       /etc/init.d/
              Le répertoire qui contient en fait les scripts d’initialisation.

       /etc/rc?.d/
              Le répertoire qui contient les liens utilisés par init et  gérés
              par update-rc.d.

       /etc/init.d/skeleton
              Modèle pour l’écriture des scripts d’init.d.

VOIR AUSSI

       la charte Debian,
       /etc/init.d/skeleton,
       sysv-rc-conf(8), bum(8), init(8).

TRADUCTION

       La  traduction de cette page de manuel est maintenue par les membres de
       la liste <debian-l10n-french AT lists DOT debian  DOT  org>.   Veuillez
       signaler  toute  erreur  de  traduction  par un rapport de bogue sur le
       paquet manpages-fr-extra.