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NOM

       sfdisk - Manipulateur de tables de partitions pour Linux

SYNOPSIS

       sfdisk [options] p'eriph'erique
       sfdisk -s [partition]

DESCRIPTION

       sfdisk  a  quatre  (principales)  utilisations : donner la taille d'une
       partition, afficher les  partitions  d'un  peripherique,  verifier  les
       partitions  d'un peripherique et -- tres dangereux -- repartitionner un
       peripherique.

       sfdisk ne comprend pas les tables de  partitions  GUID  (GPT :  << GUID
       Partition  Table >>)  et n'est pas concu pour les partitions de grandes
       tailles. Pour ces cas particuliers, utilisez  GNU  parted(8),  qui  est
       plus avance.

   Afficher les tailles
       sfdisk -s partition donne la taille de la partition en blocs. Cela peut
       etre utile avec des programmes comme mkswap ou d'autres du meme  genre.
       Ici,  partition  est  en  general  quelque  chose  comme  /dev/hda1  ou
       /dev/sdb12, mais peut egalement etre un disque entier, comme /dev/xda.
              % sfdisk -s /dev/hda9
              81599
              %
       Si l'argument partition est omis, sfdisk affichera la  taille  de  tous
       les disques, et le total :
              % sfdisk -s
              /dev/hda: 208896
              /dev/hdb: 1025136
              /dev/hdc: 1031063
              /dev/sda: 8877895
              /dev/sdb: 1758927
              total : 12901917 blocs
              %

   Afficher les partitions
       Le  deuxieme  type  d'invocation :  sfdisk  -l  [options]  p'eriph'erique
       affichera les partitions de ce peripherique. Si l'argument peripherique
       est omis, les partitions de tous les disques durs sont affichees.
       % sfdisk -l /dev/hdc

       Disque /dev/hdc : 2045 cylindres, 16 tetes, 63 secteurs/piste
       Unites = cylindres de 516096 octets, blocs de 1024 octets, decompte a partir de 0

          Periph Amor Debut     Fin   #cyls    #blocs     Id  Systeme
       /dev/hdc1          0+    406     407-    205096+   83  Linux
       /dev/hdc2        407     813     407     205128    83  Linux
       /dev/hdc3        814    2044    1231     620424    83  Linux
       /dev/hdc4          0      -        0          0     0  Vide
       %
       Les signes - et + finaux indiquent qu'un arrondi a ete effectue, et que
       la valeur reelle est legerement plus petite  (grande).  Pour  voir  les
       valeurs exactes, demandez un affichage avec le secteur comme unite.

   V'erifier les partitions
       Le  troisieme  type  d'invocation :  sfdisk  -V p'eriph'erique effectuera
       differents  tests  de  coherence  sur  la  table   de   partitions   du
       p'eriph'erique.  Il  affichera  << OK >> ou se plaindra. L'option -V peut
       etre utilisee avec -l. Dans un script shell, on peut utiliser sfdisk -V
       -q p'eriph'erique qui ne renvoie qu'une valeur de retour (d'etat).

   Cr'eer des partitions
       Le  quatrieme  type  d'invocation :  sfdisk  p'eriph'erique fera lire par
       sfdisk les specifications du partitionnement desire de  p'eriph'erique  a
       partir de son entree standard, et lui fera ensuite modifier la table de
       partitions sur ce disque. Ainsi, il est possible  d'utiliser  sfdisk  a
       partir  d'un  script  shell.  Quand  sfdisk  determine  que  son entree
       standard est un terminal, il sera interactif ; sinon, il  s'arretera  a
       la premiere erreur.

       Soyez  extr^emement  prudent.  Une faute de frappe et toutes vos donn'ees
       peuvent ^etre perdues !

       Comme mesure  de  precaution,  vous  pouvez  sauvegarder  les  secteurs
       modifies par sfdisk :
              % sfdisk /dev/hdd -O hdd-partition-sectors.save
              ...
              %

       Ensuite,  si vous decouvrez que vous avez fait quelque chose de stupide
       (avant d'avoir ecrit quoi que ce soit d'autre sur le disque),  il  peut
       etre possible de retrouver l'ancienne situation avec
              % sfdisk /dev/hdd -I hdd-partition-sectors.save
              %

       Ce  n'est  pas  la  meme  chose  que de sauvegarder l'ancienne table de
       partitions : une version lisible de l'ancienne table de partitions peut
       etre  sauvee  avec l'option -d. Neanmoins, si vous creez des partitions
       logiques, les secteurs les decrivant sont situes quelque  part  sur  le
       disque,  eventuellement sur des secteurs qui ne faisaient pas partie de
       l'ancienne  table  de  partitions.  Par  consequent,  les  informations
       sauvees par l'option -O ne sont pas une version binaire de la sortie de
       -d.

       Il y a beaucoup d'options.

OPTIONS

       -v ou --version
              Afficher  le  numero  de  version  de  sfdisk  et  se   terminer
              immediatement.

       -? ou --help
              Afficher un message d'utilisation et se terminer immediatement.

       -T ou --list-types
              Afficher  les  types  de  systemes  de  fichiers  reconnus  (les
              identifiants).

       -s ou --show-size
              Afficher la taille d'une partition.

       -g ou --show-geometry
              Afficher la facon dont le noyau concoit la geometrie des disques
              indiques.

       -G ou --show-pt-geometry
              Afficher   la   geometrie   des  disques  indiques  devinee  par
              l'observation de la table de partitions

       -l ou --list
              Afficher les partitions d'un peripherique.

       -d     Produire  les  partitions  d'un  peripherique  dans  un   format
              utilisable comme entree pour sfdisk. Par exemple :
                  % sfdisk -d /dev/hda > hda.out
                  % sfdisk /dev/hda < hda.out
              corrigera  la  derniere  mauvaise partition etendue que le fdisk
              OS/2 a cree.

       -V ou --verify
              Tester si les partitions semblent correctes (voyez ci-dessus).

       -i ou --increment
              Numeroter les cylindres, etc. en commencant a  partir  de  1  au
              lieu de 0.

       -N num'ero
              Ne  modifier  que  l'unique  partition  indiquee par num'ero. Par
              exemple :
                  % sfdisk /dev/hdb -N5
                  ,,,*
                  %
              rendra   la   cinquieme   partition   de   /dev/hdb    amorcable
              (<< active >>)  et  ne  changera  rien  d'autre  (celle-ci  sera
              probablement  appelee  /dev/hdb5,  mais  vous  etes   libre   de
              l'appeler        autrement,        comme       par       exemple
              << /mon_equipement/disques/2/5 >> ou quelque chose du genre).

       -A num'ero
              Rendre les partitions indiquees actives, et  toutes  les  autres
              inactives.

       -c ou --id num'ero [Id]
              Si  aucun  parametre  Id n'est fourni, afficher l'identifiant de
              partition de la partition indiquee. S'il est present,  remplacer
              le  type  (Id)  de  la partition indiquee par la valeur fournie.
              Cette option a egalement les deux formes longues  --print-id  et
              --change-id. Par exemple :
                  % sfdisk --print-id /dev/hdb 5
                  6
                  % sfdisk --change-id /dev/hdb 5 83
                  OK
              indique  d'abord  que  /dev/hdb5  possede l'Id 6, et le remplace
              ensuite par 83.

       -uS ou -uB ou -uC ou -uM
              Choisir l'unite : respectivement  secteur,  bloc,  cylindre,  ou
              megaoctet. L'unite par defaut est le cylindre, du moins quand la
              geometrie est connue.

       -x ou --show-extended
              Afficher egalement les  partitions  etendues  non  primaires  en
              sortie, ou en attendre des descripteurs en entree.

       -C cylindres
              Indiquer  le  nombre de cylindres, en le substituant a l'avis du
              noyau.

       -H t^etes
              Indiquer le nombre de tetes,  en  le  substituant  a  l'avis  du
              noyau.

       -S secteurs
              Indiquer  le  nombre  de secteurs, en le substituant a l'avis du
              noyau.

       -f ou --force
              Faire ce qui est demande, meme si c'est stupide.

       -q ou --quiet
              Supprimer les messages d'avertissement.

       -L ou --Linux
              Ne pas se plaindre de choses non pertinentes pour Linux.

       -D ou --DOS
              Pour la compatibilite DOS :  gaspiller  un  petit  espace.  Plus
              precisement :  si  une  partition ne peut contenir le secteur 0,
              par exemple parce qu'il est occupe  par  le  secteur  d'amorcage
              principal  (MBR  pour << Master Boot Record >>) du peripherique,
              ou si elle contient  la  table  de  partitions  d'une  partition
              etendue,  alors  sfdisk  la  fera  debuter  au  secteur suivant.
              Neanmoins, quand cette option est fournie,  il  passe  toute  la
              piste  courante  pour debuter a la piste suivante, en gaspillant
              par exemple 33 secteurs (s'il y a 34 secteurs/piste),  comme  le
              font certaines versions de DOS. Certains gestionnaires de disque
              et chargeurs de demarrage (comme OSBS, mais pas comme LILO ou le
              gestionnaire  d'amorcage  OS/2) vivent egalement dans cet espace
              vide, et vous pourriez donc avoir besoin d'utiliser cette option
              si vous utilisez l'un d'entre eux.

       -E ou --DOS-extended
              Considerer  que  les  numeros  des  secteurs  de  demarrage  des
              partitions etendues << internes >> sont relatifs a la limite  du
              cylindre debutant la partition externe, (comme le font certaines
              versions du DOS), plutot que relatifs au  secteur  de  demarrage
              (comme  le  fait  Linux). Le fait qu'il y ait ici une difference
              signifie qu'il faudrait toujours laisser les partitions etendues
              debuter  sur  une  limite  de  cylindre  si DOS et Linux doivent
              interpreter la table de partitions de la meme maniere. Bien sur,
              les emplacements des limites de cylindres ne peuvent etre connus
              que lorsque la geometrie DOS qui sera utilisee  pour  ce  disque
              est connue.

       --IBM ou --leave-last
              Certains  programmes  IBM de diagnostic supposent qu'ils peuvent
              utiliser le dernier cylindre d'un disque a des fins de tests  de
              disque.  Si  vous  pensez  devoir  utiliser  de tels programmes,
              utilisez cette option pour dire a sfdisk qu'il  ne  devrait  pas
              allouer  le  dernier  cylindre.  Parfois,  le  dernier  cylindre
              contient une table des secteurs defectueux.

       -n     Effectuer tout ce qu'il y a a  faire,  mais  ne  pas  reellement
              ecrire sur le disque.

       -R     Executer  uniquement  l'ioctl  BLKRRPART  (pour  faire relire au
              noyau la  table  de  partitions).  Cela  peut  etre  utile  pour
              verifier  a  l'avance  que  le BLKRRPART final se terminera avec
              succes, et egalement quand vous modifiez la table de  partitions
              << a  la  main >>  (par  exemple  en utilisant dd a partir d'une
              sauvegarde).  Si  le  noyau  se  plaint  (<< device   busy   for
              revalidation (usage = 2) >>, c'est-a-dire << peripherique occupe
              pour la revalidation (utilisation = 2) >>), alors quelque  chose
              utilise encore ce peripherique, et vous devrez demonter certains
              systemes  de  fichiers,  ou  desactiver   certaines   partitions
              d'echange avec swapoff.

       --no-reread
              Au debut du repartitionnement d'un disque, sfdisk verifie que ce
              disque n'est pas  monte,  ou  n'est  pas  utilise  en  tant  que
              peripherique  d'echange, et refuse de continuer si c'est le cas.
              Cette option supprime le test  (d'un  autre  cote,  l'option  -f
              forcerait sfdisk a continuer meme si ce test echouait).

       -O fichier
              Juste  avant  d'ecrire  la  nouvelle  partition, sauvegarder les
              secteurs qui vont etre ecrases dans fichier (il vaut  mieux  que
              fichier reside sur un autre disque, ou sur une disquette).

       -I fichier
              Apres  avoir  detruit  vos systemes de fichiers par une commande
              sfdisk  malheureuse,  vous  ne  pourrez   restaurer   l'ancienne
              situation que si vous l'avez preservee au prealable en utilisant
              l'option -O.

TH'EORIE

       Le bloc 0 d'un disque (le secteur d'amorcage principal) contient  entre
       autres choses quatre descripteurs de partition. Les partitions decrites
       ici sont appelees partitions primaires.

       Un descripteur de partition comporte 6 champs :
              struct partition {
                  unsigned char bootable;        /* 0 ou 0x80 */
                  hsc begin_hsc;
                  unsigned char id;
                  hsc end_hsc;
                  unsigned int starting_sector;
                  unsigned int nr_of_sectors;
              }

       Les deux champs hsc indiquent la tete (<< head >>), le  secteur  et  le
       cylindre  du  debut  et de la fin de la partition. Puisque chaque champ
       hsc ne prend que 3 octets, seuls 24 bits sont disponibles,  ce  qui  ne
       suffit pas pour les gros disques (par exemple > 8 Go). En fait, a cause
       du gaspillage dans la representation (qui  utilise  un  octet  pour  le
       nombre  de  tetes,  alors  qu'il  est typiquement de 16), les problemes
       commencent deja a partir de 0,5 Go. Neanmoins, Linux n'utilise pas  ces
       champs,   et   les  problemes  ne  peuvent  survenir  qu'au  moment  de
       l'amorcage, avant que Linux ait ete  demarre.  Pour  plus  de  details,
       consultez la documentation de lilo.

       Chaque  partition  a  un  type,  son << Id >>, et si ce type est 5 ou f
       (<< partition  'etendue >>),  le  secteur  de  debut  de  la   partition
       contiendra  egalement  4 descripteurs de partition. MSDOS n'utilise que
       les deux premiers : le premier comme partition des donnees reelles,  et
       le second comme partition etendue (ou vide). De cette facon, on obtient
       une chaine de partitions  etendues.  D'autres  systemes  d'exploitation
       obeissent  a  des  conventions  legerement  differentes.  Linux accepte
       egalement le type 85 comme etant equivalent a 5 -- cela peut etre utile
       si vous voulez avoir des partitions etendues sous Linux apres la limite
       des 1024 cylindres, sans plantage du FDISK de DOS (a moins d'avoir  une
       bonne  raison,  vous devriez utiliser 5, qui est compris par les autres
       systemes).

       Les partitions qui ne sont  ni  primaires  ni  etendues  sont  appelees
       logiques.  Souvent,  on ne peut amorcer a partir de partitions logiques
       (car leur processus de recherche est plus complique que  de  simplement
       regarder  le secteur d'amorcage principal). Notez que sur une partition
       etendue, seuls  l'identifiant  et  le  debut  sont  utilises.  Il  y  a
       differentes  conventions concernant ce qu'il y a lieu d'ecrire dans les
       autres champs. Les partitions etendues ne devrait  pas  etre  utilisees
       pour le stockage de donnees ou pour une partition d'echange.

FORMAT D'ENTR'EE

       sfdisk lit des lignes de la forme
              <debut> <taille> <id> <amorcable> <c,t,s> <c,t,s>
       ou chaque ligne remplit un descripteur de partition.

       Les  champs  sont separes par des caracteres d'espacement, des virgules
       ou  des  points-virgules  eventuellement  suivis  par  des   caracteres
       d'espacement ;  les  caracteres  d'espacement  initiaux  et finaux sont
       ignores. Les nombres peuvent  etre  octaux,  decimaux  ou  hexadecimaux
       (representation  decimale  par  defaut).  Quand  un champ est absent ou
       vide, une valeur par defaut est utilisee.

       Les parties <c,t,s> peuvent (et probablement devraient) etre omises car
       sfdisk  les calcule a partir de <debut> et <taille>, et la geometrie du
       disque est donnee par le noyau ou est indiquee par les options  -H,  -S
       et -C.

       Amorcable  (<< bootable >>)  est  indique  par [*|-] (non amorcable par
       defaut). La valeur de ce champ n'a pas d'importance pour Linux -- quand
       Linux  fonctionne,  il a deja ete amorce -- mais pourrait jouer un role
       pour certains gestionnaires de  demarrage  ou  pour  d'autres  systemes
       d'exploitation.  Par  exemple,  quand  il  y a plusieurs partitions DOS
       primaires,  DOS  affecte  C:  a  la  premiere  d'entre  elles  qui  est
       amorcable.

       Id  est  donne  en  hexadecimal,  sans  le prefixe 0x, ou sous la forme
       [E|S|L|X], ou L (LINUX_NATIVE (83))  est  utilise  par  defaut,  S  est
       LINUX_SWAP  (82)  (partition d'echange Linux), E est EXTENDED_PARTITION
       (5) (partition etendue), et X est LINUX_EXTENDED (85).

       La valeur par defaut de debut est le premier  secteur/cylindre/...  non
       affecte.

       La  valeur  par defaut de taille est aussi grande que possible (jusqu'a
       la partition suivante ou la fin du disque).

       Neanmoins, pour les quatre partitions  a  l'exterieur  d'une  partition
       etendue,  l'occupation  par  defaut  est :  partition  Linux, partition
       etendue, vide, vide.

       Mais quand l'option -N est fournie (modifier uniquement une partition),
       la valeur par defaut pour chaque champ est sa valeur precedente.

       Un  +  peut  etre indique a la place d'un nombre pour la taille, ce qui
       signifie autant que possible. C'est pratique avec l'option -N.

EXEMPLE

       La commande
              sfdisk /dev/hdc << EOF
              0,407
              ,407
              ;
              ;
              EOF
       partitionnera /dev/hdc comme indique ci-dessus.

       La commande
              sfdisk /dev/hdb << EOF
              ,3,L
              ,60,L
              ,19,S
              ,,E
              ,130,L
              ,130,L
              ,130,L
              ,,L
              EOF
       partitionnera /dev/hdb en deux partitions Linux de 3  et 60  cylindres,
       un  espace d'echange de 19 cylindres, et une partition etendue sur tout
       le reste de l'espace. A l'interieur de la  partition  etendue  il  y  a
       quatre  partitions  logique  Linux,  trois  de 130 cylindres et une sur
       l'espace restant.

       Avec l'option -x, le nombre de lignes d'entree doit etre un multiple de
       quatre :  vous  devez  afficher  les  deux partitions vides que vous ne
       voulez pas en utilisant deux  lignes  vides.  Sans  l'option  -x,  vous
       donnez  une  ligne  pour  les  partitions a l'interieur d'une partition
       etendue, au lieu de quatre, et vous terminez par un caractere de fin de
       fichier   (Ctrl-D)  (et  sfdisk  supposera  que  votre  ligne  d'entree
       represente la premiere des quatre, que la deuxieme est etendue, et  que
       les troisieme et quatrieme sont vides).

AVERTISSEMENT CONCERNANT DOS 6.x

       La  commande FORMAT de DOS 6.x recherche certaines informations dans le
       premier secteur  de  la  section  de  donnees  de  la  partition.  Elle
       considere  ces  informations  comme etant plus fiables que celles de la
       table de partitions. La commande FORMAT de DOS s'attend a ce que  FDISK
       de  DOS  efface  les 512 premiers octets de la section de donnees d'une
       partition chaque fois qu'il y a  une  modification  de  sa  taille.  La
       commande  FORMAT  de  DOS  recherchera cette information supplementaire
       meme si l'indicateur /U est indique -- nous considerons  que  c'est  un
       bogue des commandes FORMAT et FDISK de DOS.

       Par  consequent,  si vous utilisez sfdisk pour modifier la taille d'une
       partition DOS, vous devez aussi utiliser dd pour mettre a zero les  512
       premiers  octets de cette partition avant d'utiliser la commande FORMAT
       de DOS pour formater cette partition. Par exemple, si vous avez utilise
       sfdisk  pour  creer  une  entree de table de partitions pour /dev/hda1,
       vous devriez alors (apres la sortie de sfdisk et apres avoir  redemarre
       Linux  afin  que  les  informations  sur  la table de partitions soient
       correctes) utiliser la commande << dd if=/dev/zero of=/dev/hda1  bs=512
       count=1 >>  pour mettre a zero les 512 premiers octets de la partition.
       Soyez tr`es vigilant si vous utilisez la commande  dd,  car  une  simple
       faute  de  frappe  dans  la  ligne de commande peut detruire toutes les
       donnees de votre disque.

       Pour obtenir les meilleurs resultats, vous devriez toujours utiliser un
       programme  de partitionnement specifique au systeme d'exploitation. Par
       exemple, vous devriez creer des partitions DOS avec le programme  FDISK
       de DOS, et des partitions Linux avec le programme sfdisk de Linux.

AVERTISSEMENTS DRDOS

       Stephen   Tweedie   a   signale   (15/05/1993) :   << La   plupart  des
       comptes-rendus de corruption de  superbloc  s'averent  etre  dus  a  un
       mauvais  partitionnement,  ou un systeme de fichiers ecrase le debut du
       suivant et corrompt son superbloc. J'ai meme eu  ce  probleme  avec  le
       pretendument  fiable DRDOS. C'etait probablement du a la commande FDISK
       du DRDOS-6.0. A moins de creer une piste ou un cylindre vide  entre  la
       partition  DRDOS  et  celle  la  suivant  immediatement,  DRDOS  ecrase
       joyeusement le debut  de  la  partition  suivante.  Remarquez  qu'aussi
       longtemps  que  je  garde  un  petit  espace  disque  vide  apres toute
       partition DRDOS, je n'ai aucun autre probleme de coexistence entre  les
       deux partitions sur le meme disque. >>

       A.  V.  Le  Blanc  a  ecrit  dans  README.efdisk :  << Des problemes de
       cooperation ont ete signales entre Dr. DOS 5.0 et 6.0 et Linux, et avec
       cette  version  de  efdisk  en  particulier.  Ce efdisk fixe le type de
       systeme de fichiers a 81 (hexadecimal).  Dr. DOS  semble  le  confondre
       avec  le 1 hexadecimal, un code DOS. Si vous utilisez Dr. DOS, utilisez
       la commande << t >> de efdisk pour remplacer  le  code  de  systeme  de
       fichiers  de  toute  partition  Linux en un nombre plus petit que 80 en
       hexadecimal. Je suggere 41 et 42 pour le moment. >>

       A. V. Le Blanc a ecrit dans README.fdisk : << DR-DOS  5.0  et  6.0  ont
       certaines  difficultes  avec les codes d'identifiant de partition de 80
       ou plus. Le fdisk de Linux fixe habituellement le  type  des  nouvelles
       partitions  a  81  en hexadecimal. DR-DOS semble le confondre avec le 1
       hexadecimal, un code DOS. Les valeurs 82 pour la partition d'echange et
       83  pour  les systemes de fichiers ne devraient pas causer de problemes
       avec DR-DOS. S'il y en a, vous pouvez utiliser la commande  << t >>  du
       fdisk  Linux  pour  modifier  le  code  du systeme de fichiers de toute
       partition Linux en un nombre plus  petit  que  80  en  hexadecimal.  Je
       suggere 42 et 43 pour le moment. >>

       En  fait, il semble que seuls 4 bits soient significatifs pour le FDISK
       de DRDOS. Ainsi, par exemple, 11 et  21  sont  consideres  comme  etant
       DOS 2.0.  Neanmoins, DRDOS lui-meme semble utiliser l'octet complet. Je
       n'ai pas ete capable de reproduire une corruption avec  DRDOS  ou  avec
       son fdisk.

BOGUES

       Il y a trop d'options.

       Il n'y a pas de prise en charge des types de partitions non DOS.

VOIR AUSSI

       cfdisk(8), fdisk(8), mkfs(8), parted(8), partprobe(8), kpartx(8)

DISPONIBILIT'E

       La   commande  sfdisk  fait  partie  du  paquet  util-linux,  elle  est
       disponible sur <URL:ftp://ftp.kernel.org/pub/linux/utils/util-linux/>.

TRADUCTION

       Cette page de manuel a ete traduite par Frederic Delanoy en  2000.   La
       version  presente dans Debian est maintenue par les membres de la liste
       <debian-l10n-french AT lists DOT debian DOT  org>.   Veuillez  signaler
       toute  erreur  de  traduction  par  un  rapport  de bogue sur le paquet
       manpages-fr-extra.