at, batch, atq, atrm
Mémoriser, examiner ou supprimer des commandes à exécuter ultérieurement
- Provided by: manpages-fr-extra (Version: 20140201)
- Report a bug
Mémoriser, examiner ou supprimer des commandes à exécuter ultérieurement
at [-V] [-q file] [-f
fichier] [-mMlv] spécification_de_temps...
at [-V] [-q file] [-f fichier]
[-mMkv] [-t heure]
at -c tâche [tâche...]
atq [-V] [-q file]
at [-rd] tâche [tâche...]
atrm [-V] tâche [tâche...]
batch
at -b
at et batch lisent, depuis l'entrée standard ou depuis un fichier, des commandes qu'ils exécuteront ultérieurement, en utilisant /bin/sh.
At permet d'indiquer l'heure de lancement de manière assez complexe, en extension de la norme POSIX.2. Il accepte des spécifications de la forme HH:MM pour exécuter un travail à une heure donnée de la journée en cours (ou du lendemain si l'heure mentionnée est déjà dépassée). On peut aussi lui fournir l'un des arguments suivants : midnight (minuit), noon (midi), ou teatime (l'heure du thé, soit 16 heures). Il est également possible de fournir un suffixe du type AM (matin), ou PM (après-midi) avec une heure sur un cadran de 12 heures. On peut indiquer le jour de lancement, en précisant une date du type nom-du-mois (en anglais) jour et éventuellement année, ou encore une date du type MMJJ[CC]AA ou MM/JJ/[CC]AA ou JJ.MM.[CC]AA ou [CC]AA-MM-JJ. La date doit suivre l'heure. On peut indiquer une heure de la forme now (maintenant) + nombre d'unités, où les unités peuvent être minutes, hours (heures), days (jours), ou weeks (semaines) et on peut également demander à at de déclencher le travail le jour même en ajoutant le suffixe today ou le lendemain en ajoutant tomorrow.
Par exemple, pour lancer une commande à 16 heures, 3 jours plus tard, on peut indiquer at 4pm + 3 days, pour lancer le travail à 10 heures du matin le 31 juillet, il faut invoquer at 10am Jul 31 et pour lancer une commande à 1 heure du matin le lendemain, exécutez at 1am tomorrow.
/usr/share/doc/at/timespec contient les définitions des spécifications horaires.
Aussi bien at que batch lisent les commandes à mémoriser depuis l'entrée standard, ou dans le fichier indiqué par l'option -f. Le répertoire de travail, l'environnement (sauf pour les variables BASH_VERSINFO, DISPLAY, EUID, GROUPS, SHELLOPTS, TERM, UID et _) ainsi que le umask sont mémorisés au moment de l'invocation.
Une commande atest actuellement implémentée comme un programme setuid, d'autres variables d'environnement (par exemple LD_LIBRARY_PATH ou LD_PRELOAD) ne sont également pas exportées. Cela pourrait changer dans le futur. Pour remédier à cela, définissez explicitement ces variables dans vos tâches at.
Une commande at - ou batch - invoquée depuis un shell obtenu par su(1) mémorisera l'UID en cours. L'appelant recevra par courriel les messages écrits sur les flux de sortie standard et d'erreur standard, s'il y en a. Le courriel sera envoyé en utilisant la commande /usr/sbin/sendmail. Si at est invoqué depuis un shell obtenu par su(1), le courriel sera envoyé à l'utilisateur correspondant au login.
Le superutilisateur peut toujours employer ces commandes. Pour les autres utilisateurs, les permissions sont déterminées par les fichiers /etc/at.allow et /etc/at.deny. Consultez at.allow(5) pour plus de précisions.
Si une tâche est soumise à une file désignée par une lettre majuscule, celle-ci est traitée par batch à l'heure prévue. Une fois l'horaire atteint, les règles de traitement par lots s'appliquent selon de la charge moyenne. Si l'on invoque atq avec un nom de file spécifique, il ne montrera que les travaux en attente dans cette file.
Les heures seront affichées avec le format « Thu Feb 20 14:50:00 1997 ».
/var/spool/cron/atjobs
/var/spool/cron/atspool
/proc/loadavg
/var/run/utmp
/etc/at.allow
/etc/at.deny
at.allow(5), at.deny(5), atd(8), cron(1), nice(1), sh(1), umask(2).
Sous Linux, batch est tributaire d'un système de fichiers de type proc monté sur le répertoire /proc.
Si le fichier /var/run/utmp n'est pas disponible, ou est endommagé, ou si l'utilisateur n'est pas connecté lorsque at est invoquée, le courriel est envoyé à l'UID correspondant à la variable d'environnement LOGNAME. Si celle-ci est indéfinie ou vide, l'UID courant est utilisé par défaut.
At et batch, tels qu'ils sont implémentés actuellement, ne sont pas fiables lorsqu'il y a une situation de manque de ressources systèmes. Si c'est régulièrement le cas sur votre site, vous devriez vous orienter vers un autre système de lancements différés, comme nqs.
At a été écrit principalement par Thomas Koenig, ig25@rz.uni-karlsruhe.de.
Cette page de manuel a été traduite et mise à jour par Christophe Blaess entre 1997 et 2003. Les mises à jour suivantes ont été effectuées par Alain Portal <aportal AT univ-montp2 DOT fr> jusqu'en 2005. La version présente dans Debian est dorénavant maintenue par Julien Cristau <julien.cristau@ens-lyon.org> et les membres de la liste <debian-l10n-french AT lists DOT debian DOT org>. Veuillez signaler toute erreur de traduction par un rapport de bogue sur le paquet manpages-fr-extra.